Thomas Dietrich

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Naissance (35 ans)
Altkirch
Activité principale
Distinctions
Prix Folire, Prix du jeune romancier
Langue d’écriture français
Thomas Dietrich
Naissance (35 ans)
Altkirch
Activité principale
Distinctions
Prix Folire, Prix du jeune romancier
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

  • Là où la terre est rouge
  • Les Enfants de Toumaï

Thomas Dietrich, né le à Altkirch (Haut-Rhin), est un romancier, journaliste et haut fonctionnaire français.

Thomas Dietrich obtient un master en affaires publiques à l'Institut d'études politiques de Paris en 2014[1].

Fils d'un médecin humanitaire ayant travaillé au Togo, Thomas Dietrich passe plusieurs années en Centrafrique de 2008 à 2011[2], expérience dont il tire un premier roman publié à 23 ans, Là où la terre est rouge.

Il devient délégué général du prix littéraire Folire en 2015[3].

Il s'engage contre la Françafrique, d'abord comme écrivain et militant puis comme journaliste. Le , alors qu'il était venu apporter son soutien à l'opposition et à la société civile tchadiennes à l'occasion des élections présidentielles, Thomas Dietrich est arrêté à N'Djaména (capitale du Tchad) par la police politique du régime, l'Agence nationale de sécurité (ANS)[4]. Il est expulsé le lendemain vers le Cameroun sur décision du ministre de la Sécurité publique, non sans avoir été physiquement maltraité[5]. En , il est à nouveau arrêté mais cette fois au nord du Niger, à Agadez. Les autorités nigériennes, en bons termes avec Idriss Deby, disent vouloir l'empêcher de « déstabiliser le Tchad »[6]. L'auteur accuse quant à lui le président tchadien d'être le commanditaire de son arrestation, tout en réitérant son engagement pacifique aux côtés de l'opposition[7]. Il est expulsé vers la France le .

En 2016, Thomas Dietrich est élu président d'honneur de l'association des écrivains tchadiens d’expression française[8]. Il crée et parraine le Prix de la nouvelle « Les enfants de Toumaï », un concours littéraire à destination de la jeunesse tchadienne. La première édition de ce prix se tient en , à N'Djaména[9].

Thomas Dietrich travaille de à au Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes à Paris. Il est responsable du secrétariat général de la Conférence nationale de santé, une instance consultative composée de l'ensemble des acteurs du champ de la santé et chargée d'orienter les politiques publiques dans ce domaine. Il démissionne de son poste le en publiant une contribution à un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales de 28 pages[10]. Il y dénonce notamment « la vaste mascarade »[11] qu'est devenue selon lui la démocratie en santé (à savoir la participation des citoyens à la décision publique en matière de santé). Plusieurs associations de patients et des syndicats de professionnels de santé le qualifient alors de lanceur d'alerte[12].

En 2018, il annonce être fiché S[13],[14], en raison selui lui de son opposition à la Françafrique et à certains présidents africains alliés de la France. En 2020, il annonce la suppression de sa fiche S [15], après qu'il eut introduit un recours devant la Cour européenne des Droits de l'Homme.

A compter de 2018, Thomas Dietrich se reconvertit comme journaliste. Il publie des reportages sur la situation au Togo[16] ou au Gabon [17]. Il publie également une enquête le 21 janvier 2019 dans Libération, faisant des révélations sur le voyage d'Alexandre Benalla, ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron, au Tchad[18].

En 2020, il commence à travailler pour Le Média. En reportage pour ce média en Guinée en mars 2020, il est arrêté et expulsé par les autorités guinéennes le 6 mars 2020, après avoir été victime d'intimidation et de menaces de mort alors qu'il couvrait une manifestation réprimée par le régime d'Alpha Condé[19]. De retour en France, il publie une enquête sur le secteur minier en Guinée, qui incrimine plusieurs personnalités françaises dont l'ex-directrice d'Areva, Anne Lauvergeon ou l'ancien ministre Arnaud Montebourg [20]. Cette enquête déclenchera l'ouverte d'une procédure judiciaire du Parquet national financier [21].

En septembre 2021, Thomas Dietrich révèle la présence sur le sol français de l'ancien chef des services secrets tchadiens, Mahamat Ismaël Chaibo, alors recherché par la justice française pour son rôle présumé dans la disparition d'un opposant [22]. Visé par une plainte de Mahamat Ismaël Chaïbo, Thomas Dietrich est convoqué par la police judiciaire française. La Fédération internationale des journalistes et la Fédération européenne des journalistes lui apporte alors leur soutien, dénonçant une « tentative d'intimidation »[23].

En janvier 2024, il est à nouveau expulsé de Guinée par la junte au pouvoir, après avoir révélé un scandale de corruption dans le secteur du carburant impliquant des proches du président Mamadi Doumbouya [24].

En avril 2024, alors qu'il vient d'arriver au Togo pour notamment couvrir la campagne des élections législatives pour le compte de Afrique XXI, il est arrêté par les autorités du pays qui l’accusent de s’être « introduit illégalement sur le territoire togolais », et il est condamné à 6 mois de prison avec sursis puis d'une interdiction d'entrée au Togo et est alors expulsé vers le Bénin[25]. Reporters sans frontières dénonce les mauvais traitements qui auraient été infligés au journaliste ainsi que son « expulsion arbitraire », affirmant que Thomas Dietrich aurait disposé d'un visa en règle[26].

En juin 2024, Thomas Dietrich subit de nouvelles menaces alors qu'il s'apprête à publier une enquête sur un des financiers de Marine Le Pen, Laurent Foucher, et ses liens avec la République centrafricaine[27]. En août 2024, il révèle dans l'hebdomadaire Marianne la présence secrète de militaires français en Guinée[28].

En juin 2024, Thomas Dietrich crée son média d'investigation spécialisé dans les relations entre la France et l'Afrique, et baptisé « Chroniques de Françafrique »[29]. À la suite d'une enquête sur l'importation de carburant toxique en Guinée, il est attaqué en justice en Suisse par le trader pétrolier Addax & Oryx Group et son dirigeant, le milliardaire Jean-Claude Gandur. La justice genevoise prononce à l'encontre de Thomas Dietrich des mesures de censure provisoires, qui sont dénoncées par la Fédération européenne des journalistes[30]. Le géant américain Google, lui aussi partie prenante dans la procédure judiciaire en Suisse, prend alors la défense de Thomas Dietrich, le qualifiant de « journaliste reconnu » [31].

Œuvre

Notes et références

Liens externes

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