Après des études dans sa ville natale, Thomas Henry, alors qu’il se rendait dans le Levant pour commercer, fut contraint, en raison d'une tempête de relâcher à Bordeaux, où il se fixa et devint l’associé d’un négociant qui l’envoya à Saint-Domingue.
S’étant constitué une collection personnelle de tableaux de maîtres et sentant sa mort proche, il entreprend, à partir de 1831, d’«allumer le flambeau des arts» dans sa ville natale en envoyant anonymement des colis à la municipalité afin de la doter d’une collection digne de ce nom, à visée encyclopédique, et comprenant notamment des œuvres de l'école espagnole et des primitifs flamands. Le , la Ville de Cherbourg est en mesure d’inaugurer un musée contenant 163 tableaux, estimés à 120 000francs, donnés par Henry.
Le but que s’était fixé Henry a largement été atteint puisque c’est en copiant les œuvres de cette collection que Jean-François Millet a commencé son apprentissage.