Theobald de Dillon

officier général au service de la France From Wikipedia, the free encyclopedia

Theobald Hyacinthe, né le à Dublin (Irlande), mort le à Lille, est un général de brigade de la Révolution française.

Décès
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LilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Theobald de Dillon
Biographie
Naissance
Décès
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LilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Biographie

Issu d'une famille noble irlandaise, il est le fils de Thomas Dillon Hussey (Château de Chevaux à La Ferté-Saint-Aubin) et Marie Hussey de comté Meath. Theobald était un cousin éloigné de l'évêque Arthur Richard Dillon et du général Arthur Dillon (qui avait aussi un frère nommé Theobald avec qui il est souvent confondu). Le père de Theobald de Dillon s'établit dans la Sologne aux environs d'Orléans alors que son oncle, Robert Dillon, s'installa à Bordeaux[1].

Avant la Révolution

Cadet au régiment de Dillon à partir de 1762, puis lieutenant et capitaine au régiment de Dillon-Infanterie, il participe à la guerre d'Indépendance des États-Unis. Il est notamment à l'attaque de la Grenade le et au siège de Savannah en septembre. Colonel commandant du régiment Dillon en 1788[1].

Sous la Révolution

Maréchal de camp le , il est affecté à l'armée du Nord en 1792 sur la frontière de Flandre, sous les ordres de Rochambeau.

Il est victime de la défiance et de l'indiscipline de ses troupes. Ayant, d'après ses instructions, évité le combat que lui offrait une division ennemie à Marquain, ses soldats croient qu'il trahit et le massacrent[2],[3], le , lui ainsi que son aide de camp et le directeur des fortifications, Pierre-François Berthois, qui est pendu aux créneaux de la ville de Lille[1].

La Convention punit de mort ses assassins et lui décerne les honneurs du Panthéon de Paris[4].

Theobald de Dillon vécut maritalement avec sa maîtresse Joséphine Viefville, pendant neuf ans. La veille de sa mort le , il rédige son testament, où figurent les lignes suivantes : « Je n'ai pas eu le temps d'épouser Joséphine […]. Elle est mère de mes trois enfants et de celui qui vient de naître aujourd'hui. Je leur laisse tout ce que je possède […]. J'espère que ma famille voudra bien les reconnaître. » L'Assemblée nationale accorde une pension à sa maîtresse. La décision de pensionner une concubine fait scandale[5].

Notes et références

Sources

Annexes

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