Théophile Mally

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Théophile Mally
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Théophile Mally, (né vers mort le à Lomé) est un homme politique togolais. Figure du mouvement pour l’indépendance du Togo, il fut ministre de l’Intérieur sous la présidence de Sylvanus Olympio jusqu’à l’assassinat de ce dernier le .

Engagement pour l’indépendance

Avant son entrée en politique, Théophile Mally exerce comme agriculteur. Initialement destiné à une carrière religieuse, il abandonne cette voie pour s’engager dans la lutte pour l’autodétermination du Togo. Il fait partie des militants qui entourent Sylvanus Olympio durant la période précédant l’indépendance, proclamée en 1960[1],[2].

Ministre de l’Intérieur (1960–1963)

Après l’indépendance, Théophile Mally est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Sylvanus Olympio. Il occupe ce poste jusqu’au coup d’État du 13 janvier 1963, au cours duquel le président Olympio est assassiné[1]. À la suite de cet événement, Théophile Mally diffuse une déclaration lors de la conférence du groupe de Monrovia tenue à Lagos. Dans ce document, reproduit notamment par l’Agence France-Presse et relayé par Le Monde, il accuse l’ambassadeur de France à Lomé, ainsi que deux officiers français servant dans les forces armées togolaises, d’avoir joué un rôle dans le coup d’État. Il accuse également le président ghanéen Kwame Nkrumah d’avoir soutenu des mouvements subversifs au Togo. Ces accusations sont officiellement rejetées par les autorités françaises, qui les qualifient « d’allégations fantaisistes et calomnieuses »[2],[3],[4].

Exil et retour au Togo

Après le coup d’État, Théophile Mally s’exile successivement au Dahomey (actuel Bénin) puis au Nigeria, notamment après une tentative avortée de renversement du président Nicolas Grunitzky. En 1967, à la suite d’une amnistie générale décrétée après la prise de pouvoir de Gnassingbé Eyadéma, il rentre au Togo. Il devient alors conseiller du chef de l’État et membre du Comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT), parti unique à l’époque[2].

Arrestation et décès

En 1973, Théophile Mally est arrêté dans une affaire d’escroquerie et d’abus de confiance, selon les autorités. Il est détenu d’abord à la gendarmerie nationale, puis transféré à la prison civile de Lomé. Il est retrouvé mort dans sa cellule le , à l’âge de 59 ans. Un communiqué officiel, publié dans le Journal officiel du Togo le , annonce qu’une autopsie a été pratiquée. Les résultats n’ont toutefois jamais été rendus publics à la famille[1],[2].

Mémoire et postérité

Le nom de Théophile Mally est cité parmi les figures de la lutte pour l’indépendance du Togo[2]. À l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, en , le président Faure Gnassingbé mentionne son nom parmi les personnalités ayant œuvré aux côtés de Sylvanus Olympio. En , une cérémonie religieuse est organisée à Lomé pour marquer le 50ᵉ anniversaire de son décès[1].

Vie privée

Il est l’oncle de Komlan Mally, Premier ministre du Togo de 2007 à 2008[5].

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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