Soit
un espace de Hilbert continûment et injectivement plongé dans un espace localement convexe
, via une application
. Par le théorème de Fréchet–Riesz, on identifie
via l’isomorphisme de Riesz
. Pour
, on définit la restriction
. Comme
, on peut définir l’application adjointe
par
, qui est également continue. La composition
est une application
, appelée opérateur reproduisant, car elle satisfait la propriété
.
L’opérateur
est symétrique et positif, et il induit un noyau reproduisant sur
définie par
. L’opérateur de covariance
associé au mesure gaussienne
est défini par
![{\displaystyle R_{\gamma }(f)(g)=\langle f-\mathbb {E} _{\gamma }[f],g-\mathbb {E} _{\gamma }[g]\rangle _{L^{2}(\gamma )}.}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/9458d835ae94789e9cb55c95c1f54ddcf3bd7f6e)
Pour
, on définit

L’espace de Cameron-Martin est
. On définit
![{\displaystyle E_{a}^{\gamma }={\overline {\{f-E_{\gamma }[f]:f\in E'\}}}^{L^{2}(\gamma )}={\overline {E'/\ker R_{\gamma }}}^{L^{2}(\gamma )}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/29ca7353722b8af3b0fa058f76b2de6aa9a44a3f)
et où ce quotient est canoniquement identifié à l’adhérence dans
des variables centrées. On prolonge l’opérateur de covariance en
défini par
.
Alors
si et seulement s’il existe
tel que
, et dans ce cas
[1].
Le théorème de Cameron-Martin s’énonce comme suit :
- Soit
un espace vectoriel localement convexe,
une mesure gaussienne sur
et
son espace de Cameron-Martin. S’il existe
tel que
, alors
. Dans ce cas, on a
,
,
et la dérivée de Radon-Nikodým est donnée par

- Si
, alors les mesures
et
sont singulières[1],[2],[3].