La démonstration est une récurrence sur la dimension du convexe. Le résultat est évident pour un singleton ; supposons désormais le résultat vrai pour tous les convexes de dimension strictement inférieure à un entier fixé
, et soit
un convexe de dimension
.
Quitte à remplacer l'espace ambiant par l'enveloppe affine de
, on peut supposer que c'est un espace affine dont la dimension est également
.
Prenons maintenant un point
de
et montrons qu'il est dans l'enveloppe convexe des points extrémaux. Pour ce faire, on trace une droite
passant par
. L'ensemble
est alors un convexe de
, compact par l'hypothèse de compacité faite sur
. Il est donc de la forme
, où
.
Maintenant
comme
sont adhérents au complémentaire de
, ce sont donc des points frontières de ce convexe. Il existe donc des hyperplans d'appui
et
en ces points. Introduisons les convexes
et
.
On remarque alors que tout point extrémal de
(rep.
) est encore un point extrémal de
. Soit en effet
un tel point extrémal de
, puis
et
deux points de
. Si l'un au moins des deux points
et
n'est pas dans
, vu le caractère séparant de cet hyperplan, tout le segment ouvert
reste dans un seul demi-espace ouvert délimité par
et évite donc
; si
et
sont tous les deux sur
, c'est la convexité de
qui assure que
évite
. Dans tous les cas le segment
est donc bien tout entier dans
et
est donc extrémal dans 
Par ailleurs, comme
et
sont de dimension
, les deux convexes
et
sont de dimension strictement inférieure à
. On peut donc leur appliquer l'hypothèse de récurrence. Ceci montre que
(resp.
) est combinaison linéaire de points extrémaux de
(resp.
), donc de points extrémaux de
. Tant
que
appartient donc à l'enveloppe convexe de ces points extrémaux, puis à son tour
puisqu'il est sur le segment
.