Cette roche sédimentaire stratifiée de façon rythmique enregistre ainsi les cycles de dépôt des marées, plusieurs lamines pouvant être créées à chaque marée. Si l'épaisseur des séquences varie régulièrement toutes les 28 à 30 séquences élémentaires, cela correspond au nombre de cycles de marées mensuel entre deux épisodes de marées de vives eaux[3].
En l'absence de fossiles, ces structures sédimentaires témoignent de manière non équivoque d'incursions marines dans les bassins sédimentaires[4].
Ces rythmites ont été utilisés pour interpréter le paléoclimat[5] et les seiches paléo-océaniques[6].
L'étude des tidalites permet d'estimer les distances absolues Terre-Lune et les paramètres paléorotatifs de ces corps célestes (paléorotation et paléoorbite) dans un passé géologique lointain mais leur estimation reste ambiguë en raison des difficultés pour déterminer la durée absolue de l'ancien mois sidéral lunaire[7],[8].