Tigeaux

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Tigeaux
Tigeaux
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité CA Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Francis Poisson
2020-2026
Code postal 77163
Code commune 77466
Démographie
Gentilé Tigéens, Tigéennes
Population
municipale
421 hab. (2023 en évolution de +10,5 % par rapport à 2017)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 39″ nord, 2° 54′ 04″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 130 m
Superficie 6,12 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Serris
Législatives 4e circonscription de Seine-et-Marne
Localisation
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Liens
Site web tigeaux.fr

Tigeaux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Localisation

Localisation de la commune de Tigeaux dans le département de Seine-et-Marne.

La commune est située à environ 4 kilomètres au sud de Crécy-la-Chapelle[Carte 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont : Dammartin-sur-Tigeaux, Guérard, Crécy-la-Chapelle, Voulangis et Villeneuve-le-Comte.

Géologie et relief

L'altitude de la commune varie de 50 mètres à 130 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 68 mètres d'altitude (mairie)[1]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Tigeaux.
Le Grand Morin, à hauteur du pont de Rezy

Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

  • la rivière le Grand Morin, longue de 118,16 km[3], affluent en rive gauche de la Marne ;
    • le ru de Binel, 2,97 km[4], affluent du Grand Morin ;
    • le ru du Cul d'eau, 1,56 km[5], au point de confluence rive gauche : km 103.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 3,96 km[6].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7].

La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[8]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 725 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouroux à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,3 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Tigeaux comprend une ZNIEFF de type 2[Note 2],[19],[Carte 2], la « Forêt de Crécy » (6 897,74 ha), couvrant 17 communes du département[20].

Urbanisme

Typologie

Au , Tigeaux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[22]. Cette aire regroupe 1 929 communes[23],[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,1% ), terres arables (42,5% ), zones urbanisées (4,4 %)[25].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[26],[27],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

Planification

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Pays créçois, décision entérinée le [28].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[29].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 187 dont 97,3 % de maisons et 2,2 % d'appartements[Note 4].

Parmi ces logements, 84,4 % étaient des résidences principales, 4,6 % des résidences secondaires et 1,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 89,9 % contre 6,9 % de locataires et 3,1 % logés gratuitement[30].

Voies de communication et transports

La commune est desservie par les lignes 2, 8, 31 et 38 du réseau de bus Brie et 2 Morin.

Le sentier de grande randonnée GR1 passe sur le territoire de la commune et se prolonge vers Crécy-la-Chapelle au nord et Guérard à l'est.

Toponymie

Mentionné au XIVe siècle, Tigiaut[31] (autres graphies : Tigeault, Tigeaut, Tijost)[32].

Selon une étymologie populaire, le nom du village viendrait de tigellæ, « Les tiges dans l'eau », qui étaient des tiges de lin immergées dans le Grand Morin que le courant rouissait et durcissait pour faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse avec la tige[33]. Mais cela semble improbable.

Histoire

L'église était à la collation de l'évêque de Meaux[réf. nécessaire]. On y honore Saint Loup de Sens (1er septembre).

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans le département de Seine-et-Marne.

Initialement rattachée à l'arrondissement de Coulommiers, elle intègre en 1926 celui de Melun[34], puis en 2006 l'arrondissement de Provins[22]. Afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités, elle intègre le l'arrondissement de Meaux[35].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la quatrième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rozay-en-Brie[34]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Serris.

Intercommunalité

La commune a adhéré en 1993 au district rural de Crécy-la-Chapelle-Vallée du Grand Morin, qui s'est transformé en 1994 pour devenir la communauté de communes du Pays Créçois, dont la commune est toujours membre.

Liste des maires

Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2005[37] Alain Le Stang   Démissionnaire
décembre 2005 mai 2020 Danielle Poirson    
mai 2020[38] en cours
(au août 2020)
Francis Poisson    

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [39],[40].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la commune de Tigeaux ne dispose pas d'assainissement collectif[41],[42].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[43]. La communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB)La commune assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[41],[44].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SMAAEP de Crécy_Boutigny et Environs qui en a délégué la gestion à l'entreprise Veolia, dont le contrat expire le [41],[45],[46].

Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. À cette fin a été préparé et publié en décembre 2020 un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Meaux[47].

Population et société

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

En 2023, la commune comptait 421 habitants[Note 5], en évolution de +10,5 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
191250216257279258251262283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
288270273248220185204177187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
209215185165154155158212136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
111115140214343366373375378
2018 2023 - - - - - - -
383421-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 158, représentant 385 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 27 580 euros[51].

Emploi

En 2018 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 31, occupant 191 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 74,8 % contre un taux de chômage de 7,1 %. Les 18,1 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 7,1 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 5,5 % de retraités ou préretraités et 5,5 % pour les autres inactifs[52].

Secteurs d'activité

Entreprises et commerces

En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 26 dont 1 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 6 dans la construction, 6 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 1 dans les activités financières et d'assurance, 1 dans les activités immobilières, 9 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien et 2 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale[53].

En 2020, 6 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 5 individuelles.

Au , la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[54].

Agriculture

Tigeaux est dans la petite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de la Brie[Carte 5]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[55].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[56]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 3 en 1988 à 1 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 89 ha en 1988 à 229 ha en 2010[55]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Tigeaux, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Tigeaux entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[55],[Note 7]
Nombre d’exploitations (u) 3 2 1
Travail (UTA) 6 3 1
Surface agricole utilisée (ha) 267 174 229
Cultures[57]
Terres labourables (ha) 253 s s
Céréales (ha) s s s
dont blé tendre (ha) s s s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) s s s
Tournesol (ha) s
Colza et navette (ha) s s s
Élevage[55]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 28 56 2

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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