Jean Magrou
sculpteur français
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Jean Marie Joseph Magrou, né à Béziers le [1] et mort à Paris (14e arrondissement) le [2], est un sculpteur français.
Biographie
Né dans une famille d'artistes — son père est lithographe —, Jean Magrou fait ses études au lycée Henri-IV à Béziers où il se distingue dans l'étude du grec et du latin, et se passionne pour la mythologie[3].
Désirant devenir sculpteur, il s'inscrit à l'École des beaux-arts de Paris où il est admis dans les ateliers de Gabriel Thomas (1824-1905) et de Jean-Antoine Injalbert (1845-1933). Il expose au Salon des artistes français à partir de 1893 et obtient une médaille de 3e classe en 1895. Il obtient un second prix de Rome en 1897[4] mais, ayant épousé en 1898 sa cousine Jeanne Rixens, nièce du peintre Jean-André Rixens (1846-1925)[3], il renonce à son séjour à la villa Médicis.
De son mariage, il aura quatre fils[5] : Paul Magrou, ingénieur ; Émile Magrou, médecin de la Marine ; André Magrou, architecte et Pierre Magrou, officier des affaires indigènes.
Son frère est le médecin, biologiste et botaniste Joseph Magrou (1883-1951)[6].
Professeur de modelage et de dessin à la Sorbonne à Paris, il participe en 1907 à la coopérative d'enseignement créée par Marie Curie.
Jean Magrou meurt le des suites d'une crise d'angine de poitrine[7] et est inhumé au cimetière Vieux de Béziers.
Œuvres
Collections publiques

- Béziers :
- musée des Beaux-Arts :
- Buste de fillette, Suzanne Belleudy, 1895, terre cuite ;
- Faune réveillé par les Nymphes, haut-relief ;
- Orphée, bas-relief ;
- Prométhée, bronze ;
- Portrait de Pierre Magrou, fils de l'artiste, 1932 ;
- Lionne portant trois enfants sur le dos, groupe en terre cuite.
- Pietà, groupe en terre cuite.
- Villa Guy : plusieurs œuvres dans le parc de la villa dont :
- musée des Beaux-Arts :
- Blérancourt :
- musée franco-américain du château de Blérancourt :
- Granville, musée d'Art et d'Histoire : Monument à l'amiral Pléville Le Pelley, 1905, esquisse en bronze, fonte Barbedienne. Monument inauguré le .
Espace public
Monuments aux morts
Jean Magrou a contribué à de nombreux monuments aux morts après la Première Guerre mondiale, principalement pour des communes du sud de la France.

- Allier : Saint-Gérand-le-Puy.
- Aude :
- Eure-et-Loir : Sorel-Moussel.
- Hérault :
- Autignac[15] ;
- Béziers :
- cathédrale Saint-Nazaire[16] ;
- chemin de Saint-Jude[17].
- Capestang[18].
- Castelnau-de-Guers[19].
- Colombiers, 1921[20].
- Hérépian[21].
- Lignan-sur-Orb[22].
- La Livinière[23].
- Magalas, 1920[24].
- Maureilhan[25].
- Montpellier[26].
- Nézignan-l'Évêque[27].
- Nizas[28].
- Poussan[29].
- Pouzolles[30].
- Saint-Chinian[31].
- Saint-Geniès-de-Fontedit[32].
- Saint-Pargoire[33].
- Sauvian[34].
- Servian, 1924, statue en marbre[35].
- Thézan-lès-Béziers[36].
- Valros[37].
- Lot-et-Garonne : Fumel, 1922[38].
- Seine-et-Marne : Tigeaux, 1920, bronze, un coq gaulois est dressé sur une couronne mortuaire.
Monuments et statues

- Petrópolis : cathédrale ;
- Saint Pierre d'Alcántara ;
- Monument funéraire de Pedro II du Brésil, vers 1925, provenant de la cathédrale de Rio de Janeiro.
- São Luís : Monument à João Francisco Lisboa (pt), 1918, bronze.
- Béziers :
- cimetière Vieux, plusieurs monuments funéraires :
- A. Gaillard et J. Buron[39] ;
- Antonin Cadelard[40] ;
- Auguste Chabaud, portrait en médaillon du négociant en vin[41] ()
- E. Granaud[42]
- Famille Assémat Cadenat[43] ;
- Famille Fulcrand Coste[44] ;
- Famille Meyer Rouville[45] ;
- Famille Pangol Boussière[46] ;
- Fernande Serrier[47] ;
- H. Bresson[48] ;
- Maurice Alba[49] ;
- Paul Ollie[50] ;
- Pierre Giudicelli[51] ;
- René Coulombie[52].
- Jardin des poètes : buste de Victor Hugo[53],[54] ;
- lycée Henri-IV : Monument de l'amicale des anciens élèves[55].
- rond-point Maurice Noguères : Le Génie Latin, statue en marbre, provient du jardin du Palais-Royal à Paris, dépôt de la ville de Montpellier.
- cimetière Vieux, plusieurs monuments funéraires :
- Bry-sur-Marne : Monument au sergent Hoff, 1903[56],[57].
- Cachan, église Sainte-Germaine :
- Castres : porte de bronze bas-relief de la sépulture Testasecca du cimetière Saint-Roch[60].
- Clermont-l'Hérault : Monument à Jules Boissière[61].
- Gignac : Monument au général Claparède[62].
- Granville, place Pléville : Monument à l'amiral Georges-René Pléville Le Pelley, 1907, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, remplacé par une statue de Serge Santucci.
- La Palme : Monument à Marius Pélissier[63].
- Montpellier :
- cimetière Saint-Lazare : Monument funéraire de la famille Laissac Thouret[64].
- église Saint-François de la Pierre-Rouge, tympan : Le Couronnement de la Vierge[65].
- Jardin des plantes : Monument à Flahault, 1936, marbre[66].
- cathédrale Saint-Pierre : Mausolée d'Anatole de Cabrières, 1926[67].
- Olargues : Monument à Alexandre Laissac, 1920[68].
- Vaucresson : Monument funéraire de la famille Cornuel[69].
- Villefranche-de-Rouergue : Monument à Jean-François Bories, 1904[70].
- Viviers, cathédrale Saint-Vincent : Monument funéraire de Mgr Bonnet, 1928, marbre, classé monument historique[71].
- Œuvres de Jean Magrou
- Buste de fillette, Suzanne Belleudy (1895), musée des Beaux-Arts de Béziers.
- Monument au sergent Hoff (1903), Bry-sur-Marne.
- Monument à Jean-François Bories (1904, détail), Villefranche-de-Rouergue.
- Monument à l'amiral Pléville Le Pelley (1907), Granville (œuvre détruite).
- Monument à João Francisco Lisboa (1918), São Luís.
- Monument à Alexandre Laissac (1920, détail), Olargues.
- Lionne portant trois enfants sur le dos, musée des Beaux-Arts de Béziers.
- Pietà, musée des Beaux-Arts de Béziers.
Salons
- Salon des artistes français :
- 1895 : Faune réveillé par les Nymphes, haut-relief en plâtre ; Orphée, bas-relief[72] ;
- 1897 : Silène et les bacchantes.
- Salon de l'Union artistique de Toulouse de 1903 : La Chanson de Silène, haut-relief en terre-cuite, no 288 ; Buste de Mme B… et ses enfants, médaillon en plâtre[73].
Publication
- La sculpture et la beauté dans la Grèce antique, Paris, Imp. Moulin, 1931. — Conférence prononcée à Béziers le .