Time Out (film, 2011)

film d'Andrew Niccol, sorti en 2011 From Wikipedia, the free encyclopedia

Time Out ou En temps au Québec (In Time) est un film de science-fiction dystopique américain écrit et réalisé par Andrew Niccol, sorti en 2011.

Titre québécois En temps
Titre original In Time
Réalisation Andrew Niccol
Scénario Andrew Niccol
Faits en bref Titre québécois, Titre original ...
Time Out
Titre québécois En temps
Titre original In Time
Réalisation Andrew Niccol
Scénario Andrew Niccol
Musique Craig Armstrong
Acteurs principaux Justin Timberlake
Amanda Seyfried
Olivia Wilde
Cillian Murphy
Matthew Bomer
Sociétés de production Regency Entreprise
Regency Pictures
Strike Entertainment
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 109 minutes
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Dans un futur dystopique, le temps a remplacé l’argent et détermine la durée de vie de chacun. Dès 25 ans, un compteur s’active sur le bras, affichant le temps restant. Will Salas, jeune homme d’un quartier pauvre, lutte chaque jour pour gagner quelques heures et survivre, tandis que les plus riches accumulent des siècles et restent éternellement jeunes.

Synopsis

En 2169, les humains sont génétiquement modifiés pour arrêter de vieillir à 25 ans. À partir de cet âge, un compte à rebours d’un an s’active sur leur avant-bras. Lorsqu’il atteint zéro, la personne meurt instantanément d'une crise cardiaque foudroyante. Le temps est ainsi devenu la seule monnaie d’échange, transférable entre individus ou stockable dans des capsules. Los Angeles est divisée en douze « zones temporelles » : Dayton, ghetto industriel, est la plus pauvre, où la plupart des habitants survivent avec moins de 24 heures, tandis que New Greenwich regroupe l’élite, riche d’une quasi-immortalité.

Will Salas, 28 ans, travaille dans une usine de Dayton et vit avec sa mère Rachel. Leur existence est précaire : chaque journée est une lutte pour obtenir suffisamment de temps afin de survivre au lendemain. Une nuit, au bar, Will intervient pour sauver Henry Hamilton, un homme de 105 ans riche de plus d’un siècle sur son compteur. Ce dernier, ivre et désabusé, est menacé par Fortis et ses « Minutemen », des brigands qui dépouillent les habitants de leur temps jusqu’à les tuer. Will met Hamilton à l’abri.

Hamilton, résigné à l’idée d’avoir trop vécu, lui explique que le système est volontairement inégal : les riches de New Greenwich accumulent le temps qu'ils ne pourront jamais dépenser et contrôlent le coût de la vie, provoquant la mort régulière des habitants des zones pauvres, notamment par l'inflation, les coûts de services élémentaires qu'ils possèdent étant augmentés régulièrement. Il affirme que cette organisation permet de maintenir l’équilibre démographique en empêchant une croissance illimitée de la population. Le lendemain, Hamilton profite du sommeil de Will pour lui transférer quasiment tout son compteur, plus de 116 ans, ne gardant que cinq minutes pour lui-même. Alors que Will tente de l’arrêter, Hamilton, assis sur un pont, et s’effondre alors que son compteur arrive à zéro.

Lorsque le corps est retrouvé, Raymond Leon, chef des « Gardiens du Temps », une force de police chargée de réguler et de surveiller les transferts, conclut que Will a volé et assassiné Hamilton. Will, conscient du danger que représente une telle richesse dans sa zone d’origine, offre dix années à son ami Borel, équivalentes à la durée de leur amitié, puis décide de quitter Dayton avec sa mère pour recommencer une vie meilleure. Mais Rachel, surprise par l’augmentation du coût de son bus (faisant echo aux propos de Will Salas le prix du trajet est brusquement passé d'une à deux heures), se retrouve à court de temps et incapable de payer son trajet de bus. Forcée de rentrer à pied, elle court à la rencontre de son fils mais meurt dans ses bras juste avant qu'il ait pu lui transférer du temps. Cette perte brutale convainc Will de de se venger de ce système qu’il juge injuste.

Il se rend à New Greenwich (les zones sont soumises à péage et il a dû pur ce faire dépenser un an) et dans un casino rencontre Philippe Weis, puissant homme d’affaires de 110 ans, et sa fille Sylvia, âgée de 27 ans. Lors d’une partie de poker risquée, Will mise tout son temps et, au dernier instant, remporte plus de mille ans. Intriguée, Sylvia l’invite à une réception organisée par son père. Mais Raymond Leon le retrouve, l’accuse d’avoir tué Hamilton et lui confisque tout son temps sauf deux heures, expliquant qu’il n’appartient pas à un homme de Dayton de détenir une telle richesse. Mais Will s’évade en prenant Sylvia en otage et la conduit à Dayton. D’abord terrorisée, la jeune femme se rapproche peu à peu de lui et finit par partager sa révolte contre l’ordre établi. Ensemble, ils commencent à braquer les banques de temps appartenant à Weis pour redistribuer des capsules aux plus pauvres. Cependant, ils constatent rapidement que le système s’autorégule : les capsules ne contiennent que quelques semaines et comme prédit par Will Salas les prix et les taxes augmentent aussitôt, annulant l’effet de leur redistribution et créant même de difficultés pour ceux n'en n'ayant pas profité.

Leur idéal attire l’attention de Fortis, qui retrouve le couple dans un hôtel. Will affronte le chef des Minutemen en duel de bras, méthode consistant à transférer du temps par la force, et le tue en utilisant la technique de son père, autrefois célèbre dans ce type d’épreuve. Will et Sylvia décident alors de frapper un coup décisif en volant une capsule contenant un million d’années dans le coffre-fort de Weis.

Raymond Leon les poursuit jusque dans Dayton. Issu lui-même de cette zone pauvre, il est parvenu à s’élever en rejoignant les Gardiens du Temps. Obsédé par sa mission, il ne parvient pas à empêcher le couple de redistribuer la capsule. Ayant oublié de se ravitailler, Leon meurt subitement, son compteur à zéro. Will et Sylvia survivent quant à eux in extremis en récupérant le salaire du Gardien.

La diffusion massive de temps bouleverse enfin l’ordre établi. Les habitants de Dayton, désormais tous riches de dizaines d'années voire de siècles, abandonnent leurs emplois dans les usines et convergent vers New Greenwich. L’économie locale s’effondre et l’équilibre artificiel maintenu par les élites s’écroule. Devant l’ampleur du chaos et la mort de Leon, Jaeger, son second, ordonne le retrait des Gardiens du Temps.

Will et Sylvia poursuivent leur croisade. Désormais partenaires et amants, ils visent des banques de plus en plus grandes, espérant redistribuer assez de temps pour mettre fin à l'injustice du système.

Fiche technique

Distribution

Sources et légendes : RS Doublage[2] ; Version québécoise (V. Q.) sur Doublage.qc.ca[3]

Production

Accueil

Critique

Time Out reçoit en majorité des critiques moyennes. L'agrégateur Rotten Tomatoes rapporte que seulement 38 % des 138 critiques ont donné un avis positif sur le film, avec une moyenne de 5,2/10[4]. La critique qui fait le plus consensus est « le pitch fascinant et le casting intéressant de Time Out ne résistent pas à une narration maladroite »[4]. L'agrégateur Metacritic donne une note de 53 sur 100 indiquant des « critiques mitigées »[5].

Box-office

Selon Box Office Mojo, Time Out, budgété à environ 40 000 000 $[6], a couvert ses coûts après une semaine d'exploitation, en rapportant au total environ 174 000 000 $, essentiellement hors États-Unis[7].

Davantage d’informations Pays ou région, Box-office ...
Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis / Drapeau du Canada Canada 37 520 095 $ 2
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Commentaires

Le temps, c’est de l'argent

L'idée du temps qui s'achète et se vend se trouve notamment dans la nouvelle fantastique de Marcel Aymé La Carte, dans le recueil Le Passe-muraille (bien que dans ce cas, les personnages ne bénéficient pas d'une potentielle vie éternelle, mais s'échangent plutôt des rations de mois pris sur leur espérance de vie, ce qui les « téléporte » d'autant dans le futur à épuisement de leurs tickets).

L'idée était considérée comme étant par ailleurs suffisamment « dans l'air » pour qu'une demande de dommages et intérêts pour plagiat déposée par un scénariste suisse soit déboutée[8].

L'expression time is money avait été popularisée par Benjamin Franklin.

Accusation de plagiat

En , un mois avant la sortie américaine, The Hollywood Reporter révèle que des poursuites vont être menées par les avocats de l'auteur Harlan Ellison, pour des similitudes avec l'intrigue de sa nouvelle « Repens-toi, Arlequin » dit Monsieur Tic-Tac publiée en 1965. Une injonction est initialement demandée pour interdire la sortie du film[9]. Cependant, Harlan Ellison décide ensuite de seulement demander à être crédité au générique[10]. Finalement, les poursuites judiciaires seront abandonnées. Après avoir vu le film, Harlan Ellison décide de lui-même d'arrêter la procédure[11].

Clin d’œil

Chez le concessionnaire automobile de New Greenwich, on remarque la présence d'une Citroën DS[12] ; Andrew Niccol place toujours cette voiture dans ses films. D'autres voitures anciennes peuvent être aperçues durant le film[13],[14].

Notes et références

Voir aussi

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