Titi parisien
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type |
|---|
« Titi parisien » est une expression familière d’argot parisien pour désigner un « enfant de Paris », déluré, dégourdi, farceur avec une connaissance approfondie de Paris et de ses rues[1], dont l'archétype est le personnage de Gavroche dans le roman Les Misérables de Victor Hugo.
Par extension, le titi est un adulte issu des classes populaires parisiennes[2].
Il est aussi associé à un accent particulier, celui du parler parisien d’Arletty ou de Raymond Bussières, mais qui a tendance à se perdre, sauf chez certaines classes populaires de la banlieue parisienne.
Dans ses Mémoires en 1854, Alexandre Dumas décrit le « titi parisien » comme une figure populaire dont « la renommée […] s’est étendue jusqu’au bout du monde », au même titre que la figure du « gendarme français », grâce aux Scènes populaires dessinées par Henry Monnier[3].
Présent dans les Études de philologie comparée sur l'argot et sur les idiomes analogues en 1856, le terme désignait alors une « espèce de personnage de mascarade »[4].
Bescherelle dans Le Dictionnaire national indique, en 1856, que le titi est le « nom populaire donné à Paris aux jeunes ouvriers des faubourgs[5] ». En 1925, Éman Martin théorise, dans les Deux Cents Locutions et proverbes, à partir du Glossaire de l’abbé Corblet (pcd), que le terme serait originaire du picard didi (les d se transformant en t à Paris) au sens d'enfant de la rue déluré et débrouillard[6]. Son usage a commencé à se perdre entre les années 1950 et 1960[7].