Titia Brongersma
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Dokkum
Groningue
frison
néerlandais
publiée dans la Schatkamer der Nederlandse Oudheden
(le Trésor des antiquités néerlandaises)
de Ludolph Smids en 1711
| Naissance |
vers 1650 Dokkum |
|---|---|
| Décès |
vers 1700 Groningue |
| Activité principale |
| Langue d’écriture |
français frison néerlandais |
|---|---|
| Mouvement | Baroque |
| Genres |
Titia Brongersma, née à Dokkum en Frise vers 1650 et morte à Groningue vers 1700, est une poétesse d'origine frisonne de la fin du XVIIe siècle, qui s'intéressait à l'archéologie. En 1686 parut son recueil intitulé De bron-swaan, quasiment l'unique trace de son activité littéraire[1].
Sur Titia Brongersma, nous ne savons pas grand-chose. On sait qu'elle naquit vers 1650 en Frise, à Dokkum, et que, plus tard, elle alla habiter à Groningue[1]. Elle était la fille de Bronger Wijtses, chirurgien, et d'Aeltien Koertsdochter[2]. Selon toute vraisemblance, Titia Brongersma ne se maria jamais[3].
Sans doute, elle était issue de la bonne bourgeoisie, où les enfants recevaient une éducation multidisciplinaire. Selon ses amis, Brongersma savait écrire, dessiner, modeler, peindre, jouer des instruments et chanter[4], ce qui indique qu'elle avait reçu l'enseignement privé, grâce auquel elle aurait acquis sa connaissance des littératures néerlandaise et française, ainsi que celle de l'Antiquité classique, à moins qu'elle ne soit autodidacte pour une bonne part, ce qui est plutôt vraisemblable. Sinon, il est difficile d'expliquer les nombreuses erreurs dans son travail[1].
Elle était probablement membre d'une famille considérable de Frise. Peut-être, sa grand-mère était-elle la fille de Brongers Brongersma (1559-1626), secrétaire de Kollumerland, ce qui implique qu'elle avait sans doute de proches parents dans les milieux les plus en vue à Leeuwarden ; parmi eux : l'avocat Julius Brongersma, le bourgmestre Hillebrandt Brongersma et Geesje Brongersma, mari de Tobias Gutberleth, le recteur de l'école latine[4]. Ces liens familiaux pourraient expliquer les rapports qu'entretenaient Brongersma et des personnalités issues des élites sociales et culturelles de la Frise et de Groningue. À Groningue, elle aurait vécu dans la richesse : dans l'un de ses poèmes, on trouve l'indication qu'elle disposait de son propre cabinet d'écriture, où elle pouvait se retirer pour travailler[3].
Tout indique que Brongersma était une jolie femme indépendante. Célibataire toute sa vie, elle était en mesure de consacrer tout son temps à l'écriture. On ne sait pas comment elle s'en sortait dans la vie, mais, apparemment, elle avait assez d'argent pour financer la publication d'un recueil de poésie de 240 pages. Aux XVIe et XVIIe siècles, les écrivains ne se faisaient pas payer, mais ils finançaient en général eux-mêmes leurs publications, payant des éditeurs pour le travail d'imprimerie et de distribution. Comme les droits d'auteur n'existaient pas à l'époque, la vente ne rapportait guère[1].
