Tobias Cohn
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Tobias Cohn ou Tobias Kohn (en hébreu : Toviyyah ben Moshe ha-Kohen ; en polonais : Tobiasz Kohn) (aussi nommé Toviyah Kats), né en 1652 à Metz et mort en 1729 à Jérusalem, est un médecin juif polonais du XVIIe et XVIIIe siècles.
Tobias Cohn naît en 1652, à Metz, siège du parlement des Trois-Évêchés. Encouragée par les autorités françaises, une communauté juive s'était installée dans la cité, autour d'une nouvelle synagogue, proche de Saint-Ferroy[1], probablement avant son institution officielle par le duc d'Epernon en 1614[2]. La communauté judaïque, majoritairement issue d'Europe centrale et orientale, était placée sous la protection des autorités françaises, qui y voyaient une nouvelle source d'approvisionnement pour les troupes royales, en chevaux, blé et fourrage[2]. En 1673, après la mort de leur père, Tobias Cohn et son frère aîné quittent Metz pour retourner en Pologne.
Là, Tobias Cohn étudie à Cracovie, puis à l'université de Francfort-sur-l'Oder, au frais du grand électeur de Brandebourg, et enfin à celle de Padoue, obtenant de cette dernière, un doctorat en médecine. Il exerce la médecine comme son père, pendant un certain temps, en Pologne, puis il s'installe à Andrinople, maintenant Edirne) en Turquie, où il devient le médecin attitré de cinq sultans ottomans successifs: Mehmed IV, Suleiman II, Ahmet II, Mustafa II, et Ahmet III. Il se déplace alors avec la cour à Constantinople.
À la fin de sa vie, en 1724, Tobias Cohn s'installe à Jérusalem, où il est mort en 1729.
Parenté
Le grand-père de Tobias Cohn, Eléazar Kohn, de son état médecin, avait quitté la Terre sainte pour s'établir en Pologne à Kamieniec Podolski[3], où il exerça la médecine jusqu'à sa mort. Son père, Kohn de Narol, lui aussi médecin, mais dans le district de Bielsk, s'installa ensuite à Metz, en 1648. Il souhaitait fuir des persécutions antisémites, survenues lors de la révolte de Bogdan Khmelnitski.

