Le monument est situé sur les pentes du Monte Ladu. La tombe a été construite avec deux types de roche différents : le calcaire pour la « stèle cintrée », la façade antérieure de l’exèdre et les blocs du corps tumulaire, le basalte pour le profil postérieur de l’aile droite de l’hémicycle[1].
En l’état actuel, il est possible d’observer une partie de l’aile droite de l’exèdre, deux orthostates de l’aile gauche, la « stèle cintrée » brisée, ainsi que quelques blocs du corps tumulaire, aujourd’hui enterré et coupé, à son extrémité, par un mur en pierres sèches. Le couloir funéraire, comblé de terre et de pierrailles, a été profondément bouleversé par des fouilles clandestines[1].
À l’origine, la tombe devait être constituée d’un corps tumulaire orienté selon un axe sud-est/nord-ouest, dont cinq blocs calcaires, appartenant à la paroi nord‑orientale (droite), sont encore à peine visibles. L’aile droite de l’« exèdre » est constituée d'un alignement curviligne de six orthostates en calcaire et un en basalte, à peine émergents du sol (à l’exception du quatrième) et assez érodés. Le profil postérieur est constitué, quant à lui, de cinq blocs de basalte. De l’aile gauche subsistent deux orthostates calcaires appartenant à la façade, tandis que d’autres sont intégrés dans les murs de clôture en pierres sèches[1].
La « stèle cintrée » en calcaire, fichée au centre de l’exèdre, s’est brisée en plusieurs fragments. La partie inférieure (longueur 2 m, hauteur 2,10 m, épaisseur 0,50 m) est encore enfoncée dans le sol et cassée obliquement. Elle comporte une bordure droite en relief (largeur 0,45 m), une partie du panneau en retrait (hauteur 1,70 m, largeur conservée 1,50 m) et du listel horizontal. Au centre du panneau s’ouvre le portillon rectangulaire (largeur 0,60 m, hauteur 0,40 m), assez érodé. Un second fragment (largeur 1,25 m, hauteur 1,75 m), en partie dissimulé par la végétation, est renversé derrière le premier : il conserve la bordure gauche, une partie du panneau et du listel. Il est probable que la partie supérieure de la stèle, avec la lunette, soit cachée par la végétation[1].
L’usage de pierres de types et de couleurs différents (calcaire et basalte), notamment dans la construction de l’exèdre, est également attesté dans la tombe voisine de Su Crastu Covaccadu, située à moins de 2 km au nord-ouest.