Tommaso Giacomel
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Tommaso Giacomel en 2023. | |||||||||||||||||
| Contexte général | |||||||||||||||||
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| Sport | Biathlon | ||||||||||||||||
| Période active | 2017- | ||||||||||||||||
| Biographie | |||||||||||||||||
| Nom dans la langue maternelle | Tommaso Giacomel | ||||||||||||||||
| Nationalité sportive | |||||||||||||||||
| Nationalité | Italie | ||||||||||||||||
| Naissance | |||||||||||||||||
| Lieu de naissance | Vipiteno | ||||||||||||||||
| Taille | 1,83 m (6′ 0″) | ||||||||||||||||
| Poids de forme | 78 kg (172 lb) | ||||||||||||||||
| Club | Fiamme Gialle | ||||||||||||||||
| Palmarès | |||||||||||||||||
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Tommaso Giacomel, né le à Vipiteno, est un biathlète italien, vice-champion du monde de l'individuel en 2025.
Début de carrière
Membre des Fiamme Gialle, Tommaso Giacomel fait ses débuts internationaux en catégories jeunes et juniors au cours de la saison 2017-2018. Il se classe notamment cinquième sur le sprint d'Obertilliach en IBU Cup junior[1]. Plus tard, il remporte la médaille d'argent aux Championnats du monde des moins de 19 ans sur l'épreuve du sprint à Otepää. En 2019, il est médaillé de bronze du relais aux mondiaux jeunes. Peu après il signe un podium en IBU Cup junior à Sjusjøen, puis décroche la médaille de bronze du sprint aux Championnats d'Europe junior disputés sur le même site, grâce à un dix sur dix au tir[1]. En décembre 2019, il gagne sa première épreuve d'IBU Cup junior en s'imposant sur la poursuite à Martell-Val Martello.
Progression en Coupe du monde (2020-2024)
Il fait ses débuts en sénior lors de la saison 2019-2020. Il dispute ainsi l'étape d'IBU Cup de Martell en février où il se classe 73e du super sprint, 41e du sprint et 29e de la poursuite[2].Puis au début du mois de mars 2020, il fait sa première apparition en Coupe du monde à Nove Mesto, où il participe au sprint, qu'il finit à la 27e place (synonyme de premiers points), et au relais avec l'Italie qui termine 6e. Il termine ensuite la saison en Coupe du monde, écourtée en raison de la pandémie de covid-19, à Kontiolahti où il se classe 59e du sprint et 39e de la poursuite.
Il commence sa saison 2020-2021 de Coupe du monde en janvier à Oberhof, où il se classe 43e du sprint puis 34e de la poursuite. La semaine suivante, il participe au deuxième sprint à Oberhof (initialement prévu à Ruhpolding) qu'il conclut à la 38e place puis monte sur le podium du relais avec l'équipe d'Italie qui termine troisième. Il est sélectionné pour les championnats du monde 2021 à Pokljuka, où il dispute l'individuel (71e) et le relais (6e).
Lors de l'hiver 2021-2022, il effectue la saison complète au plus haut niveau. En décembre à Östersund, il signe son premier top 10 en Coupe du monde en terminant septième de la poursuite. En février 2022 il participe aux Jeux Olympiques de Pékin où il dispute le sprint. Il s'y classe 61e et manque de justesse l'opportunité de s'aligner sur poursuite. Mais il dispute finalement une deuxième épreuve avec l'équipe d'Italie au sein du relais. Positionné en deuxième relayeur Giacomel effectue un parcours honorable, piochant seulement sur son tir debout à trois reprises. Mais les deux derniers relayeurs, Hofer et Windisch, gâchent les chances de l'équipe en visitant tous les deux l'anneau de pénalité à une reprise, l'Italie ne peut faire mieux que 7e à l'arrivée. Au cours du dernier « trimestre » de Coupe du monde en mars, Tommaso Giacomel parvient à se qualifier pour sa première mass-start à Otepää. Lors de la dernière étape à Oslo, grâce encore à de bons résultats sur le sprint et la poursuite il se qualifie pour la mass-start finale. Il termine la saison à la 36e place du classement général de la Coupe du monde et confirme sa progression.
Il signe son premier podium individuel en mars 2023 en se classant deuxième de l'individuel et termine l'hiver à la douzième place du classement général de la Coupe du monde. La saison suivante, 2023-2024, il intègre le top 10 du général (8e), grâce notamment à deux nouveaux podiums (deuxième du sprint à Ruhpolding et à Canmore).
Première victoire en Coupe du monde (2025)
Il remporte sa première victoire en Coupe du monde le 19 janvier 2025 en dominant magistralement la mass-start de Ruhpolding devant les Norvégiens Sturla Holm Lægreid et Johannes Thingnes Bø grâce à un sans faute au tir (le premier 20/20 de sa carrière à ce niveau). Un mois jour pour jour plus tard, aux Championnats du monde 2025 à Lenzerheide, il décroche la médaille d'argent de l'individuel derrière Éric Perrot et devant Quentin Fillon Maillet[3]. Il termine l'hiver à la sixième place du classement général de la Coupe du monde 2024-2025, confirmant ainsi qu'il est bien l'un des meilleurs biathlètes de sa génération.
2025-2026 : dans la lutte pour le gros globe et médaille olympique
Il commence la saison 2025-2026 en grande forme, signant trois top 10 à Ostersund puis une victoire sur le sprint et une deuxième place sur la poursuite à Hochfilzen pour la seconde étape de la coupe du monde. Il s'impose ensuite sur la mass start au Grand Bornand[4] après un sprint et une poursuite décevante. Il s'affirme comme l'un des favoris avec le Français Éric Perrot dans la course au gros globe. Malheureusement, quelques jours plus tard survient le décès du biathlète norvégien Sivert Guttorm Bakken dont il était un ami proche. Marqué par cette disparition, il lui rend un bel hommage lors de la reprise de la compétition en janvier 2026 à Oberhof en allant remporter le sprint. Il enchaîne avec une 3e victoire consécutive, gagnant une poursuite renversante malgré six erreurs au tir[5], marquant au passage son premier doublé victorieux sprint-poursuite. Ce succès lui permet de s'emparer du dossard jaune de leader du classement général. À Ruhpolding, il signe une 2e place sur le sprint et une cinquième place sur la poursuite. La semaine suivante à Nové Město, trois balles manquées consécutivement lors de l'ultime passage au pas de tir sur l'individuel court lui coûtent cher dans la course au gros globe (10e place, tir à 16/20), tandis que son principal rival Éric Perrot l'emporte avec un sans faute[6]. Bis repetita lors de la mass-start où Giacomel part à la faute à cinq reprises avant de terminer à la 11e position, loin derrière Perrot à nouveau victorieux[7]. Ces deux contre-performances le font rétrograder au deuxième rang du classement général (797 pts), 37 points derrière le Français.
Le 8 février 2026, en ouverture des Jeux olympiques de Milan Cortina, il remporte la médaille d'argent du relais mixte avec ses compatriotes Lukas Hofer, Dorothea Wierer et Lisa Vittozzi. Il se classe ensuite sixième de l'individuel 20 km (trois minutes de pénalité). Considéré comme l'un des favoris à la médaille sur le format du sprint dont il porte le dossard rouge de leader en coupe du monde, il échoue et finit à une décevante vingt-deuxième place, principalement à cause de ses trois erreurs au tir, avec un retard conséquent (+ 1'43''). Il parvient à réaliser une honorable remontée sur la poursuite (9e, 18/20). Les Italiens, peu en jambes sur des skis sans doute moins performants, passent complètement à côté du relais malgré un tir correct à 0+9, et lorsque Giacomel entre en course pour terminer, le retard sur la tête excède déjà les trois minutes. Lors de la mass-start qui clôture ces Jeux, Giacomel réalise un bon début de course, ressortant en tête à l'issue du second passage au tir. Mais dans le troisième tour de piste, il ralentit subitement et se fait dépasser et distancer par ses adversaires. À bout de force, il abandonne quelques instants plus tard[8]. Il est transporté à l'hôpital pour des examens approfondis. Un problème cardiaque est alors détecté, nécessitant une intervention chirurgicale au niveau de l'oreillette[9]. Cette opération contraint le biathlète de 25 ans de mettre prématurément fin à sa saison, un temps de récupération étant nécessaire avant de reprendre la pratique sportive de haut niveau[10].