Né Robert Higginbotham, il est le cinquième des onze enfants de Leroy et Mary Higginbotham[1]. Il apprend l'orgue très tôt, et joue dans des groupes de jazz ou de doo-wop à Springfield et à Dayton, Ohio[2]. Il déménage en 1961 à Newark, où il signe un contrat avec Atco, et livre quelques enregistrements sous le nom de Tee Tucker[3]. Pendant un temps, il pratique la boxe en amateur dans le circuit Golden Gloves[2]. Il se produit dans une discothèque de New York, le Lighthouse, avec un groupe où figure également le jeune Jimi Hendrix[3].
Abramson continue de produire Tucker pour Checker ou pour son propre label Festival Records, mais les disques suivants, dont Long Tall Shorty, ne rencontrent pas le même succès[3]. Au cours des années 1960, il tourne aux États-Unis en compagnie de Dionne Warwick et Ray Charles, et se produit également en Europe[5]. Parmi les musiciens ayant joué sur ses albums, on compte notamment Louisiana Red, Willie Dixon et Donny Hathaway. Tucker co-écrit une chanson avec Ahmet Ertegün, le fondateur d'Atlantic Records, intitulée My Girl (I Really Love Her So).
Tucker s'éloigne de l'industrie musicale à la fin de la décennie, occupant un poste d'agent immobilier dans le New Jersey[5]. Il écrit également à la pige pour un journal local à East Orange, sur le sort et l'ignorance des musiciens Afro-américains, leur crédulité et leur exploitation en général par les médias à dominante blanche.
Tommy Tucker meurt le à l'âge de 48 ans au College Hospital de Newark[5] après avoir inhalé du tétrachlorure de carbone en restaurant les parquets de sa maison[2], bien que sa mort ait été attribuée à une intoxication alimentaire causée par un mauvais hamburger[3].
Ses enregistrement font partie des milliers d'autres partis en fumée lors de l'incendie d'Universal en 2008[6].
↑ (en) Bob Eagle et Eric S. LeBlanc, Blues: A Regional Experience, Santa Barbara, Californie, Praeger, , 595p. (ISBN978-0-313-34423-7, lire en ligne), p.82-83
1 2 3 4 5 (en) Edward Komara (dir.) et Morris S. Levy, Encyclopedia of the Blues, vol.1 et 2, New York, Routledge, , 2eéd. (1reéd. 2004), 1440p. (ISBN0-415-92699-8, lire en ligne[PDF]), «Tucker, Tommy», p.1013-1014.
↑ (en) David Roberts, British Hit Singles & Albums, Londres, Guinness World Records Limited, , 19eéd., 717p. (ISBN978-1-904994-10-7 et 1-904994-10-5), p.568