Tour de la Chèvre d'Or

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Fondation
Ie siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Période
Hauteur
10 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Tour de la Chèvre d'Or
Présentation
Type
Fondation
Ie siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Période
Hauteur
10 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Longueur
2,4 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Largeur
5,8 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
État de conservation
en ruineVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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La tour de la Chèvre d'Or est un probable monument funéraire romain de type pile à Biot, dans le département français des Alpes-Maritimes.

Édifié en bordure d'une voie ancienne voire antique, il est sans doute construit au Ier siècle apr. J.-C. et accompagne de manière ostentatoire, grâce à la niche dont sa partie supérieure est pourvue et qui semble avoir abrité une statue, une chambre funéraire située à son pied.

Il est classé comme monument historique en 1943.

Le monument est situé au flanc d'une colline dominant au nord la plaine de la Brague et Antibes, sur l'ancien chemin de Clausonnes reliant Biot à Vallauris, le chemin de la Chèvre-d'Or, recouvrant peut-être une ancienne voie romaine[1]. Il est placé à 700 m au sud-ouest du village, après la chapelle Saint-Jean.

L'environnement archéologique est riche de vestiges antiques : tombeaux à coffres de tuiles, remplois de blocs dédicatoires dans des édifices plus récents[2].

Historique

Figuration de la chèvre d'or.

Jules Formigé évoque un monument construit « à la manière de l'époque augustéenne »[3], datant probablement du Ier siècle apr. J.-C.[2].

Il doit son nom à la chèvre d'or, animal fabuleux, gardien des trésors, dont le mythe est largement répandu dans le bassin méditerranéen, notamment en Provence, et qui semble lié aux invasions des Sarrasins aux IXe et Xe siècles[4].

Le tombeau est classé au titre des monuments historiques depuis le [5].

La commune de Biot achète le monument en 2022[6]. Des travaux de restauration sont entrepris en 2025[7].

Architecture et décor

La tour se présente sous la forme d'un massif de maçonnerie plein sur plan rectangulaire de 5,80 × 2,35 m. Sa hauteur actuelle est de 10 m mais son élévation initiale, terminée par une pyramide[2], est certainement bien supérieure. Son cœur est réalisé en blocage de pierres liées au mortier. Un parement de moellons calcaires en petit appareil le recouvre intégralement et les trous de boulin supportant les échafaudages utilisés pour sa construction sont encore visibles[3]. Au-dessus de ses fondations, un soubassement précède l'architecture haute du monument mais ce soubassement, ni vertical ni à degrés, affecte la forme inhabituelle d'un glacis[8].

La tour est prolongée au sud par un ensemble de murs délimitant un enclos de 4,50 m de côté. Ces murs, largement arasés, pouvaient atteindre m de haut pour 0,60 m d'épaisseur[9].

Tourraque de Lacouture, pile funéraire dans le Gers.

La plus grand des deux côtés qui regarde le chemin et l'ensemble des murs complémentaires au sud est percé, dans sa partie supérieure, d'une niche à fond plat[10]. Celle-ci, d'une largeur de 2,70 m de largeur et de 1,80 m de profondeur, mesure m à l'intrados de la voûte en berceau qui la recouvre. Elle est partiellement parementée, intérieurement, de la même manière que les murs de la tour. À la hauteur à laquelle elle est aménagée, elle devait être visible de loin et, en tout cas, n'était pas masquée par les murs présents en avant de la tour[11].

Fonction

Références

Voir aussi

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