Tour des Augustins

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La tour des Augustins se situe sur la commune de Geaune, dans le département français des Landes. Elle est classée aux monuments historiques par arrêté du [1].

Historique

La tour des Augustins est le principal vestige de l'ancien couvent des Augustins de Geaune, fondé en 1401[2] par Raymond Bernard III de Castelnau Tursan[1].

La guerre de Cent Ans retarde probablement la fin des travaux puisque la célébration de la dédicace de l'église n'a lieu que le . Cette église devient la nécropole de la famille de Castelnau[n 1], qui embrasse la religion protestante au XVIe siècle. C'est pourquoi l'église est respectée par les troupes protestantes durant les guerres de Religion[2], contrairement aux bâtiments conventuels, incendiés en par les troupes huguenotes de Montgomery[n 2] après le siège de la ville[1]. À la fin des troubles liés aux guerres de Religion, les Augustins relèvent les ruines du couvent et l'occupent de nouveau jusqu'à la Révolution française[1]. Cette nouvelle période de troubles est fatale à l'abbaye : l'ensemble du couvent et de l'église est largement démoli[2]. Les matériaux sont réemployés et dispersés par les habitants[1].

Vers 1815, le curé Lamarque obtient une autorisation pour nettoyer les ruines et y construire une salle d'école, nouvelle affectation qui perdure encore aujourd'hui[2].

Architecture

Il reste de nos jours le clocher de style gothique ainsi que les murs de ce qui devait être la sacristie ou la salle capitulaire. L'arcade qui permet aujourd'hui d'y entrer devait être une ouverture donnant accès à une autre salle, située à l'emplacement de la rue[3].

Jardin

Le jardin médiéval reconstitue celui qui a pu exister au couvent des Augustins. Il présente des plantes citées dans le Capitulaire De Villis, recensement des espèces végétales élaboré par Charlemagne en 795 et s'inspire du plan de Saint-Gall, vers 806, qui constitue le modèle des jardins monastiques médiévaux, partagés en espaces thématiques et ordonnés. La structure du jardin de cloître reflète la conception symbolique du paradis : quatre carrés délimités par deux allées perpendiculaires, figurant à la fois les quatre fleuves d'Éden[n 3] et les bras de la Croix. L'hortus est le potager comprenant trois carrés de plantes rassemblées selon leur utilisation : potherbes (plantes cuites au pot), légumes et plantes aromatiques ; l'herbularius est le « jardin des simples », ou plantes médicinales. Sur les bordures se trouvent quelques plantes bouquetières, tinctoriales (pour teindre les tissus) ou utiles au pied des fruitiers en espalier et des vignes (les vins de Tursan sont exportés dès le XIIIe siècle). Un néflier planté au centre, à la jonction des allées, symbolise l'arbre de vie. Après avoir été dans la Bible l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il est l'allégorie de la régénération, la force de la vie et ses origines[3].

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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