Tous ceux qui tombent (ouvrage)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Prix de la contre-allée
| Tous ceux qui tombent Visages du massacre de la Saint-Barthélemy | |
| Auteur | Jérémie Foa |
|---|---|
| Pays | France |
| Distinctions | Prix lycéen du livre d'histoire Prix de la contre-allée |
| Éditeur | La Découverte |
| Collection | À la source |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 2021 |
| Nombre de pages | 360 |
| ISBN | 978-2-34805-788-5 |
| modifier |
|
Tous ceux qui tombent : Visages du massacre de la Saint-Barthélemy est un ouvrage rédigé par Jérémie Foa et paru en 2021 aux éditions La Découverte.
Jérémie Foa affirme avoir déduit le mécanisme du massacre entre voisins de la Saint-Barthélemy en suivant l'approche des travaux d'Hélène Dumas sur le génocide des Tutsi[1].
La rédaction de l’ouvrage repose sur l’utilisation de documents d’archives, principalement des minutes de notaires et des sources judiciaires[2],[3].
Jérémie Foa utilise les archives parisiennes, mais aussi celles d’autres villes telles que Rouen, Bordeaux, Toulouse ou Lyon[2].
Contenu
L’ouvrage se structure en 26 courts chapitres, chacun se focalisant sur un cas particulier. Le dernier chapitre traite du destin des acteurs du massacre après avoir décrit leur situation, leur origine et leurs motivations. De nombreux extraits issus des archives sont utilisés[2].
Contrairement aux ouvrages qui jusque-là ne traitent la Saint-Barthélemy que sous l’angle de la responsabilité de dirigeants telle que Catherine de Médicis, celui de Jérémie Foa raconte l’histoire des bourreaux et victimes anonymes en montrant qu'un conditionnement progressif des uns a amené au massacre des autres sans préméditation, mais avec préparation[2],[4].
Jérémie Foa montre que les grands dirigeants n'auraient pu éliminer les protestants, dont ils ne connaissent pas l'identité ou les adresses individuelles, alors que les tueurs et les victimes sont voisins et se connaissent très souvent, souvent parce que les miliciens catholiques ont harcelé, maltraité ou emprisonné les huguenots parisiens[3],[5] et enfin, qu'une majorité de Parisiens est restée passive, n'a pas participé au massacre et l'a ignoré[1],[4].
L'ouvrage explique que les responsables de ce massacre de milliers de personnes sont peu nombreux. Parmi les miliciens y ayant participé, est évoqué notamment Thomas Croizier, coupable de l'assassinat d'au moins 400 personnes mais non condamné, réussissant même une ascension sociale par la suite[6].