Trait roumain
race de chevaux de trait
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Histoire

La race provient de croisements entre le cheptel local et le trait ardennais, pratiqués à partir de 1943[1] dans le but d'obtenir un cheval apte aux travaux agricoles[2]. Elle a reçu, dans une moindre mesure, l'influence du trotteur roumain, du Ialomița, du Lipizzan, du Furioso-North Star et de l'Arabe[1]. Cette formation a plus particulièrement lieu dans les années 1960[2].
La caractérisation des chevaux roumains étant récente, la race est présumée être devenue rare, mais ses effectifs sont peu connus. La grande majorité des chevaux de Roumanie n'appartiennent pas à une race précise[3].
Description
Le trait roumain ressemble beaucoup à l'Ardennais[2]. Deux types sont recensés, le trait roumain proprement dit, et le trait léger roumain[2],[1]. Le premier est plus massif, lourd et puissant que le second, : 600 kg en moyenne contre environ 510[2]. De façon générale, le modèle est mi-lourd[4].
D'après le guide Delachaux, la race compte au minimum 68 % d'origines ardennaises[2].
La tête, au front large, est de profil rectiligne ou légèrement convexe, avec des oreilles longues[2]. Le poitrail est large, la croupe double, les membres solides[2]. Les crins sont bien fournis et souvent ondulés[2]. Le tempérament est proche de celui des chevaux à sang froid[4].
Des cas d'épidermolyse bulleuse jonctionnelle létale ont été documentés chez la race[5],[6].
Utilisations
Le trait roumain reste employé à la traction hippomobile ; il est également élevé pour sa viande[2].
Diffusion de l'élevage
L'unique recensement des effectifs de la race en Roumanie, réalisé en 2003 et référencé dans la base de données DAD-IS, indique qu'il ne reste plus qu'une centaine de sujets[7]. L'étude menée par l'Université d'Uppsala, publiée en pour la FAO, signalait le trait roumain comme race de chevaux locale européenne en danger critique d'extinction[8]. La race est présente en Genbank[9].