Traité de Saint-Pétersbourg (1762)

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Portrait du couronnement de Pierre III de Russie, en 1761.

Le traité de Saint-Pétersbourg est conclu le 5 mai 1762 et met fin aux combats de la guerre de Sept Ans entre la Prusse et la Russie. Ce traité fait suite à l'accession au trône de l'empereur Pierre III, qui admire le roi de Prusse Frédéric le Grand. Il permet à ce dernier de se concentrer sur ses autres ennemis, l'Autriche et la Saxe, dans ce qui est appelé le second Miracle de la maison de Brandebourg[1].

Le traité est signé par le chancelier Vorontsov pour la Russie et par l'envoyé prussien, le baron Wilhelm Bernhard von der Goltz (en), pour la Prusse[2]. La Russie s'engage à contribuer à la conclusion d'un accord de paix entre les différents belligérants de la guerre de Sept Ans et à restituer à la Prusse tous les territoires occupés par ses troupes durant le conflit[3]. Cette intention de restitution est manifestée avant la signature du traité ; le 23 février, la Russie déclare : « Qu'il convient de faire la paix avec ce roi de Prusse ; que Sa Majesté impériale, pour sa part, est résolue en ce sens ; elle renonce à la Prusse-Orientale et aux prétendues conquêtes ; la participation russe à cette guerre prend fin[4]. » De plus, il est convenu que la Russie aiderait la Prusse à négocier la paix avec la Suède[2].

Frédéric II s'en trouve ravi car « le tsar lui promit l'aide d'une force symbolique de 18 000 hommes » à employer contre l'armée autrichienne[4]. Le traité de Hubertsbourg qui suit scelle la paix entre la Prusse, l'Autriche et la Saxe, mais « bien qu'il rétablisse le statu quo d'avant-guerre, il marqua l'ascension de la Prusse comme puissance européenne majeure »[3].

Deux ans après le traité, la Prusse et la Russie concluent une alliance défensive[5].

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