Traité de bon usage de vin
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| Traité de bon usage de vin | |
| Auteur | Patrik Ouředník |
|---|---|
| Pays | Tchéquie |
| Préface | Olga Špilarová |
| Genre | traité pastiche rabelaisien |
| Sujet | vin |
| Version originale | |
| Langue | tchèque |
| Titre | Pojednání o případném pití vína |
| Éditeur | Volvox Globator |
| Lieu de parution | Prague |
| Date de parution | 1995 |
| ISBN | 80-85769-80-8 |
| Version française | |
| Traducteur | Marianne Canavaggio |
| Éditeur | Éditions Allia |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 2009 |
| ISBN | 978-2-84485-301-1 |
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Le Traité de bon usage de vin est un livre de l'écrivain tchèque Patrik Ouředník paru en 1995. Il est présenté comme un traité inédit de François Rabelais sur le vin dont le texte original aurait été perdu, et dont seule subsisterait aujourd'hui la version en tchèque traduite (depuis le français ou, éventuellement, depuis l'allemand) en 1622 par Martin Kraus de Krausenthal (sous le nom latin de Martin Carchesius)[1].
Publié aux éditions Allia en 2009, traduit en français par Marianne Canavaggio, l'ouvrage est préfacé par Olga Špilarová (cs)[2], l'épouse de Patrik Ouřednik. Le nom de celui-ci n'apparaît qu'en note de bas de page, où il est présenté comme l'éditeur de la publication en tchèque moderne.

Le titre complet du livre est : Traité de bon usage de vin, lequel est grand & perpétuel pour ébaudir âme & corps & contre diverses maladies de membres extérieurs & intérieurs composé au profit d'enlumineurs de museaux par maître Alcofribas, l'architriclin du grand Pantagruel.
Selon la préface ce traité est un texte attribué à François Rabelais dont l’édition originale ne nous serait pas parvenue. La plus ancienne édition connue serait en langue tchèque. Elle aurait été publiée en 1622, traduite par Martin Kraus de Krausenthal (sous le nom latin de Martin Carchesius) — auteur bien réel. Seuls trois exemplaires de cette édition seraient répertoriés à ce jour[3].
Selon cette chronologie, le texte représenterait ainsi la première traduction en tchèque de l'œuvre de Rabelais. Celle-ci n'étant pas connue dans la culture tchèque de l'époque, il est donc quasiment exclu, selon la préfacière, qu'il y ait été composé à la façon d'un hommage à Rabelais, comme l'ont pensé certains auteurs ; il ne pourrait donc s'agir que d'un texte dont Rabelais lui-même serait l'auteur.