Trajano Boccalini

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Trajano Boccalini
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Genre artistique

Trajano Boccalini, né en à Loreto, dans l'actuelle province d'Ancône, dans les Marches et mort le à Venise[1], est un écrivain et un auteur satirique italien de la seconde moitié du XVIe et du début du XVIIe siècle.

Trajano Boccalini nait en 1556 à Lorette d’une famille romaine, et d’un père architecte de profession.

Quoique né avec une grande vivacité d’esprit, il fait très tard ses études, et s’applique surtout à la philosophie et à l’histoire.

Le savoir qu’il ne tarde pas à acquérir, l’emploi qu’il en fait, et sa conversation spirituelle et piquante, le font aimer et rechercher par ce qu’il y a de plus distingué à la cour de Rome.

Il est nommé gouverneur de plusieurs villes dans l’État de l’Église ; mais il ne sait pas s’y conduire avec prudence, et se fait beaucoup d’ennemis. De retour à Rome, il s’en fait bien plus encore, et de plus puissants, par la liberté de ses discours et de ses écrits.

Commençant à craindre pour sa sûreté, il se rend, en 1612, à Venise, où il publie la première, et ensuite la seconde partie de ses Nouvelles du Parnasse.

Cet ouvrage a un grand succès, dont l’auteur ne jouit pas longtemps. Il meurt le .

On dit que sa mort fut violente. Des auteurs contemporains ont écrit qu’ayant trop peu ménagé la monarchie espagnole dans un autre ouvrage (Pietra del Paragone), un jour qu’il se trouvait seul chez lui, quatre hommes armés y entrèrent, et l’ayant étendu par force sur son lit, l’y assommèrent à coups de sacs remplis de sable.

D’autres auteurs, dans l’âge suivant, ont répété le même fait. Giammaria Mazzuchelli le met en doute dans ses Scrittori d’Italia.

Cet écrit de Boccalini, dit-il, ne fut imprimé que deux ans après sa mort ; et il le tenait extrêmement secret, comme on le voit par une de ses lettres, adressée à un intime ami, à qui il avait confié le manuscrit de cet ouvrage.

Il n’était pas possible que ses ennemis en eussent connaissance.

D’ailleurs le registre des morts de la paroisse dans laquelle il mourut porte, à la date ci-dessus, que le signor Trajan Boccalini, Romain, est mort à l’âge d’environ 57 ans, d’une colique accompagnée de fièvre. Apostolo Zeno donne la même raison dans ses Notes sur la Bibliothèque italienne de Fontanini, t. 2, et ajoute, pour nouvelle preuve, que, dans un discours prononcé publiquement à Venise, en 1520, pour la défense du Trissin, que Boccalini avait attaqué, on parle de l’auteur satirique, mort depuis plus de sept ans, avec beaucoup d’amertume, et que cependant on ne dit rien qui ait rapport à son prétendu assassinat, qu’on n’aurait cependant pu ignorer, et sur lequel on n’aurait eu aucun intérêt à se taire.

Enfin, si Boccalini était mort de cette manière, on n’eût fait que renouveler, à son égard, un exemple qu’il cite dans ses Ragguagli di Parnaso, centurie 2, ragg. 3.

Il y raconte qu’Euclide ayant divulgué un secret important, qui est que toutes les lignes des pensées et des actions des princes et des particuliers viennent nécessairement aboutir à ce centre commun, tirer adroitement l’argent de la bourse de son voisin pour le mettre dans la sienne, il fut attaqué par des gens qui le frappèrent à coups de sacs remplis de sable, et le laissèrent pour mort sur la place ; et il ajoute qu’on avait jugé que cet attentat avait été commandé par des personnes puissantes, parce que deux des assassins tenaient Euclide, tandis que deux autres le maltraitaient aussi cruellement.

Il est plus vraisemblable qu’on lui ait appliqué ce qu’il avait raconté d’Euclide, que l’on ait été chercher dans son ouvrage une telle leçon de vengeance et de lâcheté.

Œuvres

Notes et références

Annexes

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