Transport routier au Japon
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Le transport routier au Japon est un élément essentiel du réseau de transport japonais et une partie vitale de l'économie japonaise.
Dans l'histoire du Japon, les routes construites par l'homme datent de la période Jōmon. Le gokishichidō de la période Asuka et le kaidō de la période Edo figuraient tous deux dans les tentatives du gouvernement de centraliser leur autorité.
Usage
Infrastructure
- Panneau d'information routière installé sur une route générale, Route 150 préfécture d'Ibaraki.
- Route dans la ville de Nagaoka, préfecture de Niigata, où un tuyau de fonte des neiges (ja) est intégré dans la ligne médiane de la route ; la surface de la route est de teinte rouillée en raison de l'écoulement des eaux souterraines.
- Une autoroute urbaine japonaise protégée par un mur d'isolation acoustique japonais (Voie rapide autoroutière nationale dans la région Tōkai du Japon, gérée et propriété par la Central Nippon Expressway Company.
- La Route Ueno (en), du réseau d'autoroutes urbaines Shutoko (en) desservant l'aire urbaine du Grand Tokyo.
Caractéristiques du réseau

L'infrastructure routière couvre une très grande partie du territoire. L'activité automobile se densifie près des agglomérations, notamment au niveau des autoroutes. Ces autoroutes se divisent en autoroutes classiques et en autoroutes urbaines. Les autoroutes urbaines permettent de séparer le trafic motorisé des piétons et du trafic local sous-jacent.
Le réseau routier total est de 1 166 340 km dont environ 77 % recouverts de bitume. En mars 2020, le réseau de plus de 5,5 mètres de largeur se compose de[3]:
- 9 000 kilomètres d'autoroutes
- 52 200 kilomètres d'autres routes nationales
- 94 000 kilomètres de routes secondaires/régionales
- 200 000 kilomètres d'autres routes
Le sens de circulation est à gauche. Historiquement, cela serait dû au fait que les samouraï (droitiers en majorité) ne devaient pas choquer leur sabre en se déplaçant sur les routes. En se positionnant sur le côté gauche de la route, les sabres se retrouvent sur le côté extérieur de la route.
Du fait de la géographie du pays, le Japon compte de très nombreux ponts et tunnels. En 2023, le Ministère des Infrastructures recensait environ 730 000 ponts et 10 000 tunnels[4].
Standards des routes
- Signalisation de la Tōhoku Expressway
- Signalisation de la Shibuya Route
- Signalisation de la Route Nationale 4
- Signalisation de la Route 120 de la Préfecture d'Aomori
Au Japon, la géométrie des routes est définie par leur type. Le standard prévoit quatre types de routes, selon qu'elles soient rurales (type impair) ou urbaines (type pair), selon qu'elles soient National expressways ou access-controlled highways (type 1 & 2) ou non (type 3 et 4)[5].
Les voies des autoroutes urbaines peuvent faire entre 3 mètres et trois mètres 50 selon la largeur et le nombre de véhicules qu'elles supportent[5]. La bande latérale des autoroutes urbaines peut être réduite à un mètre et ne pas permettre un arrêt d'urgence[5].
La largeur des autres voies peut se réduire à 2,75 mètres[5].
Les trottoirs doivent exister sur les routes urbaines hors autoroutes urbaines ainsi que sur certaines routes rurales, leur standard de largeur est de deux mètres et de 3 mètres 50 pour les trottoirs les plus fréquentés, mais leur largeur varie en fonction de leur fréquentation[5].
Signalisation routière

La signalisation japonaise prend certains éléments de conventions internationales (Genève, Vienne) mais se singularise par son écriture japonaise.
Limitations de vitesse
Les vitesses de référence dépendent du type de route[5]:
- Type 1 : autoroute interurbaine : 50 à 120 km/h
- Type 2 : autoroute intra-urbaine : 40 à 80 km/h
- Type 3 : autre route interurbaine : 20 à 80 km/h
- Type 4 : autre rue intra-urbaine : 20 à 60 km/h.
Vieillissement des infrastructures
Les infrastructures routières ont majoritairement été construites pendant les années 1950 et 1960 et posent un risque majeur. L'accident du tunnel de Sasago en 2012 met en avant la vétusté des infrastructures et le manque de maintenance. Selon le Ministère des Infrastructures, 40% des tunnels ont besoin de réparations critiques pour la sécurité[6].
En 2018, plus de 66 000 ponts avaient été identifiés comme demandant d'important travaux de sécurisation sous 5 ans. Fin 2024, plus de 10 000 de ces ponts n'avaient reçu aucune intervention[7]. En 2023, plus de 40% des ponts au Japon avaient plus de 50 ans[7].
L'apparition de gouffres en pleine ville à Fukuoka en 2016[8],[9] et à Yashio (préfecture de Saitama) en 2025[10] remettent en question l'état des réseaux d'égouts qui s'étendent sous les axes routiers.
L'association japonaise des Ingénieurs de Génie Civil estime en 2021 que sur l'ensemble du pays, les ponts et routes nécessitent une attention particulière et que des actions majeures doivent être entreprises sur les tunnels. Elle considère cependant que la situation se dégrade et que les plans de maintenance actuels ne permettront pas de l'améliorer[11].
Standards de véhicules
Gabarit des véhicules
Le Japon compte trois types de gabarits de véhicules hors semi-remorques :
- les Small-sized motor vehicle ont une largeur maximale de 1 mètre 70 et une hauteur maximale de 2 mètres;
- les Smaller motor vehicles ont une largeur maximale de 2 mètres et une hauteur maximale de 2,8 mètres;
- les Regular-sized motor vehicle ont une largeur maximale de 2 mètres 50 et une hauteur maximale de 3,8 mètres;
Les gabarits comprennent aussi d'autres facteurs techniques comme la longueur, le rayon, la distance roue et les edges[5].
Les routes pour les Smaller motor vehicles sont moins larges que les routes pour les Regular-sized motor vehicle.
Marché automobile
Au Japon, 90% des véhicules vendus sont de marque japonaise et les keijidosha (ou key-cars) représentent 40% du marché automobile. Les véhicules étrangers sont plutôt des Mercedes-Benz et BMW[12].
D'après des enquêtes réalisées par MyVoice Communications, 18,1 % des ménages japonais n'avaient pas de voiture en 2010, 25,7 % en 2019. En 2019, 24,7 % des ménages possèdent une minivoiture ou keijidōsha[13].
En 2021, différents constructeurs japonais proposent des systèmes ADAS d'aide à la conduite, de niveau 2 ou 2+. Parmi ces marques se trouvent les assistances Toyota/Lexus Assisted Drive[14], Nissan Pro Pilot, Mitsubishi Mi-Pilot est également de niveau 2[15].
Véhicules autonomes
En 2019, la diète du Japon a modifié le code des transports japonais (Road Transport Vehicle Act) qui était initialement pensé pour des conducteurs humains pour permettre l’introduction de jidō sōkō sōchi (ou automatic operating device en anglais, c’est-à-dire « système de manœuvre automatique ») et a modifié le code de la route japonais (Road Traffic Act) pour permettre la circulation de véhicules autonomes de niveau 3 sur des autoroutes et 4 sur des aires spécifiques[16].
En 2025, une expérimentation d'une année est lancée à partir du 3 mars sur une section de 100 kilomètres de l' Expressway Shin-Tomei pour donner la priorité aux poids-lourds autonomes sur une voie dédiée[17].
En réalité, l'usage de ces technologies est limité à des conditions adaptées type de route, type de géographie, climat, contexte de l'environnement[16].
Le Japon a également adopté, au premier trimestre 2021, le règlement international sur le système automatisé de maintien dans la voie (ALKS). En mars 2021, le Japon est le premier pays à reconnaitre et homologuer des systèmes de véhicules autonomes de niveau 3 de la Honda Legend.
