Tréglamus
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Tréglamus (/tʁe.gla.mys/[Note 1]ⓘ) est une commune française située en Trégor dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Son nom breton est Treglañviz.
| Tréglamus | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
M. Dominique Pariscoat 2008-2026 |
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| Code postal | 22540 | ||||
| Code commune | 22354 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Les cocagnards | ||||
| Population municipale |
1 096 hab. (2023 |
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| Densité | 58 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 33′ 28″ nord, 3° 16′ 24″ ouest | ||||
| Altitude | 205 m Min. 128 m Max. 295 m |
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| Superficie | 18,79 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Guingamp (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Callac | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.treglamus.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Jaudy et le ruisseau de Prat-an-lan[1],[2],[Carte 1].
Le Jaudy, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Manche en limite de Plouguiel et de Kerbors, après avoir traversé 13 communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 109 mm, avec 15,7 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 21 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Tréglamus est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,2 %), zones agricoles hétérogènes (35,4 %), prairies (12,4 %), forêts (6,4 %), zones urbanisées (2,9 %), mines, décharges et chantiers (1,7 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Treglanfus en 1427, treff de Treglamus en 1480, Treffglaffus en 1486, Treglaffus en 1581[19].
Tréglamus vient de l’ancien breton trev (habitat) et de l'anthroponyme inconnu Glanmeus, Glamus, Klanvus ou Amus[19],[20].
Les Tréglamusois sont surnommés les « Cocagnards », un gentilé non officiel qui s'est imposé au fil du temps et dont l'origine serait une fleur bleue, dite localement de Cocagne, qui poussait dans les landes voisines. Le bulletin municipal s'appelle « Le Cocagnard » et la salle des fêtes de la commune « Ti Cocagne »[21].
Histoire
L'Époque Moderne
Combat de Tréglamus ; le 10 février 1800 entre les Chouans de Pierre Taupin et les Républicains.
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms des 92 soldats morts pour la Patrie[22] :
- 79 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 9 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 2 sont morts durant la guerre d'Algérie ;
- 2 sont morts durant la guerre d'Indochine.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].
En 2023, la commune comptait 1 096 habitants[Note 5], en évolution de +6 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Église Saint-Blaise (XVe et XVIe siècles).
- Fontaine Saint-Blaise.
- Motte féodale de Comorre.
- Manoir de Kerguillay (privé).
- Menhir de Restournec.
- Ecole élémentaire Celestine et Aristide Guévellou.
Personnalités liées à la commune
- Pierre Taupin (1753-1800), chef chouan tué lors du combat de Tréglamus
