Triantha occidentalis

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Triantha occidentalis
Description de cette image, également commentée ci-après
Triantha occidentalis dans la Butterfly Valley, en Californie
Classification
Règne Plantae
Embr. Tracheophyta
Classe Equisetopsida
Ordre Alismatales
Famille Tofieldiaceae
Genre Triantha

Espèce

Triantha occidentalis
(S.Watson) R.R.Gates, 1918

Triantha occidentalis, anciennement nommée Tofieldia occidentalis[1], est une espèce de plantes trachéophytes rhizomateuses, de la famille des Tofieldiaceae. Ce sont des plantes carnivores, dont ce caractère n'a été mis en évidence qu'en 2021[2]. L'espèce est principalement répartie dans le nord de l'Amérique, entre la Californie et l'Alaska.

Carte de la répartition de Triantha occidentalis

La découverte de son mode de nutrition atypique a permis l’émergence de nouvelles hypothèses sur le mode de nutrition carnivore d’autres espèces vivant dans des environnements similaires[2].

Triantha occidentalis est une plante vivace qui produit une inflorescence entre juillet et septembre. Celle-ci est portée par une longue tige aphylle pouvant atteindre environ 80 cm. La tige est recouverte de poils rouges glanduleux[3] sécrétant une substance collante. Ces glandes sont particulièrement concentrées sous les fleurs et il est fréquent d’y retrouver des insectes de petite taille piégés par cette sécrétion visqueuse. C’est la présence de ces pièges, que l’on retrouve sous une forme similaire chez d’autres plantes carnivores, qui a permis d'émettre l’hypothèse que T. occidentalis possède un mode de nutrition carnivore ou partiellement carnivore[2].

Écologie

Triantha occidentalis est originaire du nord de l’Amérique. Elle s’étend du centre de la Californie jusqu’au sud-est de l’Alaska[4]. Elle pousse principalement dans des climats tempérés, dans des régions pauvres en nutriments tels que les tourbières, les berges de rivières et les étangs. Elle se développe dans des marais riches en calcaires et pauvres en azote et en phosphore[2]. Elle partage souvent son territoire avec d'autres espèces de plantes carnivores telles que la droséra à feuille rondes (Drosera rotundifolia) et la grassette commune (Pinguicula vulgaris)[2]. Dans les marais, T. occidentalis est davantage retrouvée vers la périphérie, proche des forêts de conifères, où les nutriments se font plus riches qu’au milieu des marais[5].

Une hypothèse suggère que T. occidentalis serait une carnivore à temps partiel. En la comparant à d’autres espèces carnivores comme droséra, il a été établi que T. occidentalis dépend moins de la capture des insectes[5]. La viscosité de la substance sécrétée par les poils n’est pas suffisante pour capturer de grosses proies. Ces pièges ne sont visibles que lorsque les fleurs poussent, l’autre moitié du temps, T. occidentalis dépend de son mode autotrophe par photosynthèse.

Mode de capture

Le mode de capture des proies par T. occidentalis est peu commun dans le règne des plantes carnivores. La présence de tiges recouvertes de poils collants proche des fleurs est retrouvée chez d'autres espèces telles que le silène et le stylidium. Ces espèces n'ont pas été mises en évidence comme étant carnivores[6].

La digestion des insectes piégés par le mucilage se fait grâce à une phosphatase sécrétée par les poils glanduleux. L’azote obtenu par la capture des insectes est d’abord contenu dans les tissus reproductifs avant d’être exporté vers les racines : les seuls sites disponibles en tant que réserves en minéraux pour la croissance de l'année suivante. Ce mode de nutrition carnivore n’est utilisé que durant la période de floraison.

Une étude a mit en évidence que jusqu’à 64% de l’azote présent dans les feuilles de T. occidentalis provient des insectes capturés[2].

T. occidentalis est le seul exemple de plante carnivore dont le piège se situe proche des fleurs. Cette proximité ne cause pas de conflits entre pollinisation et capture des proies. La quantité de mucilage sécrétée au niveau de la tige n'est pas suffisante pour la capture des insectes pollinisateurs, plus lourds, tels que les abeilles et les papillons, mais suffit pour les insectes de petite taille comme des moucherons et des petits coléoptères[5],[2].

T. occidentalis capture ses proies de manière passive, à l’inverse d'autres plantes carnivores comme les droséras qui investissent davantage d'énergie dans la capture des insectes[5], notamment en repliant leurs poils et leurs feuilles autour de l'insecte.

Origine carnivore

Systématique

Notes et références

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