Tsutomu Iwai
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Tsutomu Iwai (岩井勉, Iwai Tsutomu?) est un as du service aérien de la Marine impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, crédité de 11 victoires aériennes.
Origines et formation
Tsutomu Iwai naît dans une famille d'agriculteurs de la préfecture de Kyoto le [1]. Il s'engage dans le Service aérien de la Marine impériale japonaise à un jeune âge puisqu'il sort diplômé du programme de formation de réserve de vol de classe B (乙飛行予科練習生, Otsu Hikō Yoka Renshū-sei?), l'un des nombreux programmes de formations de pilotes dans la Marine impériale[2], en , avant ses 20 ans[1].
Guerre sino-japonaise
Iwai est affecté pour la première fois à une unité de combat en , lorsqu'il rejoint le 12e Kōkūtai à Hankou (l'une des trois villes réunies aujourd'hui par la ville de Wuhan)[1]. Le Japon est alors engagé dans la seconde guerre sino-japonaise. Iwai reste en Chine pendant la majeure partie de l'année et participe durant cette période à deux combats aériens[1]. Le , il est le 3e homme du Shōtai du lieutenant de vaisseau Saburō Shindō (ja) lors d'un raid sur Chongqing (un Shōtai est une formation de 3 avions). Les 13 chasseurs de Shindō revendiquent avoir abattu 27 avions chinois[1]. Tsutomu Iwai revendique deux victoires aériennes lors de cet affrontement[1]. Le , Iwai et Koshirō Yamashita mitraillent l'aérodrome de Chengdu et abattent un avion d'entraînement au-dessus de la piste[1]. En , Iwai est retiré du front et renvoyé au Japon. Il est affecté successivement aux kōkūtais de Tsukuba, Saeki, et Ōmura[1].
Guerre du Pacifique
En , Iwai est affecté sur le porte-avions léger Zuihō[3]. Le navire est engagé dans la couverture de la retraite des forces japonaises suite à la bataille de Guadalcanal et Iwai participe personnellement aux attaques sur Buna dans le cadre de la bataille de Buna-Gona-Sanananda[3]. Il est ensuite engagé dans l'Opération I-Go, menée du 1er au dans le but de stopper les contre-attaques alliées après Guadalcanal[3]. Dans ce cadre, Iwai participe à des raids sur Guadalcanal, la baie d'Oro, la baie de Milne ou Port Moresby. Il est une nouvelle fois retiré du front en , quelques mois avant que le Zuihō ne soit coulé lors de la bataille du golfe de Leyte[3].
Tsutomu Iwai est rapatrié et affecté au 601e kōkūtai (en) pour un entraînement complémentaire à la base aéronavale de Matsuyama. Iwai est transféré sur le Zuikaku dès pour prendre part à l'opération Sho-gō, la bataille du golfe de Leyte[3]. Le , au deuxième jour de la bataille, une force de 56 bombardiers embarqués est envoyée attaquer une task force alliée[3]. Iwai fait partie de l'escorte de chasseurs commandée par le lieutenant de vaisseau Hōhei Kobayashi. Le groupe est intercepté par des chasseurs américains et Iwai, séparé du reste de l'escorte, est contraint d'atterrir près d'Aparri, sur l'île de Luçon[3]. Le Zuikaku est coulé le lendemain au cours de la bataille du cap Engaño. Avec d'autres pilotes de porte-avions, Iwai est envoyé à Manille, où il vole le 25 pour couvrir la retraite des navires du vice-amiral Takeo Kurita. Ce jour-là, Iwai abat deux avions torpilleurs alliés, avant d'atterrir à Batangas. Pendant les jours suivants, il participe à des attaques sur Leyte depuis l'aérodrome de Clark. Finalement, Iwai réussit à regagner le Japon en passager à bord d'un bombardier lourd de l'armée de terre, qui lui permet de retrouver la base de Matsuyama[3]. En , Tsutomu Iwai est promu enseigne. Durant le printemps 1945, il participe depuis le sud de Kyūshū aux batailles aériennes au-dessus d'Okinawa[3]. Lorsque le Japon capitule, Tsutomu Iwai est basé à Suzuka mais se trouve chez ses parents pour une période de repos[4]. Il entend donc le discours de l'empereur Hirohito, sans réellement comprendre le japonais archaïque employé par le souverain[4]. Il rentre ensuite dans sa base, où il est officiellement démobilisé[4]. Iwai termine donc la guerre sans avoir été blessé ou abattu, et avec au moins 11 victoires aériennes confirmées entre 1940 et 1945[3].
Après-guerre
Après la guerre, Tsutomu Iwai s'implique brièvement dans la supervision du démantèlement de l'usine aéronautique d'Omura, puis rejoint une entreprise de construction qui fait rapidement faillite[4]. Il apprend ensuite la comptabilité auprès d'un vétéran de la Marine impériale puis s'installe en 1951 dans la préfecture de Nara, où il devient comptable pour une entreprise agro-alimentaire[4]. Iwai ne pilote presque plus jamais après la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais reste impliqué dans l'association des anciens pilotes de Zeros. Il meurt à Nara le , à 84 ans[4].
Notes et références
Bibliographie
- (en) Henry Sakaida, Imperial Japanese Navy Aces 1937–45, Osprey, (ISBN 978-1-78200-539-1)
- (en) Henry Sakaida, Aces of the rising sun 1937 - 1945, Osprey, (ISBN 978-1-84176-618-8)
- (en) Ikuhiko Hata, Yasuho Izawa et Don Cyril Gorham (trad.), Japanese naval aces and fighter units in World War II, Naval Institute Press, (ISBN 978-0-87021-315-1)
- (en) Ikuhiko Hata, Yasuho Izawa et Christopher Shores, Japanese Naval Air Force Fighter Units and their aces, 1932-1945., London, UK, Grub Street, (ISBN 978-1-906502-84-3)