Tuli Kupferberg
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New York, NY, États-Unis
New York, NY, États-Unis
| Nom de naissance | Naphtali Kupferberg |
|---|---|
| Naissance |
New York, NY, États-Unis |
| Décès |
(à 86 ans) New York, NY, États-Unis |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Anglais américain |
|---|---|
| Mouvement | Beat Generation |
Œuvres principales
1001 Ways to Beat the Draft
1001 Ways to Live Without Working
NoDeposit, No Return
Naphtali Kupferberg dit Tuli Kupferberg, né le et mort le à New York, est un poète américain de contre-culture, écrivain, dessinateur satirique, anarchiste, pacifiste, éditeur et cofondateur du groupe The Fugs.
Naphtali Kupferberg est né à New York dans une famille juive parlant le yiddish[1]. Diplômé du Brooklyn College avec la mention honorifique en 1944. En 1958, Kupferberg fonde Birth Press et le magazine Birth, avec sa compagne et collaboratrice Sylvia Topp.[2] Seulement trois numéros de Birth sont publiés mais ils sont faits en collaboration avec de célèbres auteurs de la Beat Generation tels que Allen Ginsberg, Diane Di Prima, LeRoi Jones et Ted Joans. Avec Birth Press, Kupferberg et Topp publient une cinquantaine de titres en dix ans, devenant vite l'epicentre de la nouvelle scène poétique new-yorkaise[3].
Kupferberg apparaîtrait dans le poème de Ginsberg Howl. Kupferberg auto-publie le livre Beatniks ; or, The War Against the Beats en 1961. Son ouvrage le plus célèbre est certainement 1001 Ways to Beat the Draft (1966), un collage satirique crée avec Robert Bashlow. En 1961, il écrit 1001 Ways to Live Without Working, qui contient en réalité 1 005 façons de vivre sans travailler. Le livre contient aussi un certain nombre de vieilles publicités pour des tombolas d'esclaves et pour des méthodes infaillibles de traiter le cancer et l'obésité, entre autres. L'un de ses derniers ouvrages publiés est Teach Yourself Fucking, un recueil de dessins humoristiques publiée par Autonomedia en 2000.
En 1964, Kupferberg fonde le groupe de rock underground satirique The Fugs avec le poète Ed Sanders[4],[5], et puis Ken Weaver. Kupferberg a emprunté le nom au substitut de Norman Mailer pour le mot "fuck" dans son roman Les Nus et les Morts. Il est l'un des chanteurs du groupe et écrit beaucoup de ses chansons, telles que Morning, Morning, Kill for Peace, CIA Man, Supergirl, Carpe Diem, et il met en musique l'hymne de mariage pacifiste de Matthew Arnold, Dover Beach[6]. Il sort aussi deux albums solo : No Deposit, No Return chez ESP-Disk en 1966, un recueil de poésie pop, et Tuli & Friends chez Disc en 1989.
Kupferberg est actif dans les cercles pacifistes et anarchistes new-yorkais. En 1965, il donne des cours à la fraîchement créée Free University of New York[1]. Il apparaît en soldat armé d'une mitrailleuse dans Wilhelm Reich : Les Mystères de l'organisme, un film de Dušan Makavejev sorti en 1971 consacré au psychiatre Wilhelm Reich. Un sketch contre les violences policières de son Revolting Theatre apparaît en 1971 dans le film underground de Richard Pryor, Dynamite Chicken. En 1972, Kupferberg joue le rôle de Dieu dans le film canadien expérimental Voulez-vous coucher avec God ?. Plus récemment, Kupferberg apparaît dans le clip de Williamsburg Will Oldham Horror, de Jeffrey Lewis[7]. Son émission de télévision bihebdomadaire Revolting News est toujours diffusée sur la chaîne Manhattan Neighborhood Network.
Kupferberg subit un accident vasculaire cérébral en chez lui, à New York, ce qui lui laisse une déficience visuelle et un besoin régulier de soins médicaux. Après un traitement de plusieurs jours dans un hôpital de New York, suivi d'une convalescence en maison de repos, il se remet chez lui. Il continue d'écrire des chansons et à être actif sur ses chaînes YouTube[8] et DailyMotion, toutes deux appelées "tulifuli." Pendant ce temps, The Fugs enregistre un nouvel album, Be Free (sorti en 2010), incluant cinq des nouveaux morceaux de Kupferberg, dont Backward Jewish Soldiers et un arrangement de son célèbre poème Greenwich Village of My Dreams.
Kupferberg meurt au New York Downtown Hospital à Manhattan d'une insuffisance rénale et de septicémie le [9]. En 2008, dans l'une de ses dernières interviews, il déclare au Mojo Magazine : « Personne ayant vécu dans les années 1950 n'a pensé que les années 1960 auraient pu exister. Donc il y a toujours de l'espoir »[10].
Un film documentaire "Tuli Tuli Tuli, 1001 ways to be joyfully revolted" lui est dédié. Le film, réalisé par David Liver, annonce la contributions de personnalités telles que Jeffrey Lewis et Thurston Moore, est attendu pour la fin 2025[11].