Tuomi Elmgren-Heinonen

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 97 ans)
HelsinkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Tuomi Elmgren-Heinonen
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 97 ans)
HelsinkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Robert Elmgren (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Aarre Heinonen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Marja Suna (d)
Reijo Heinonen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tuomi Elmgren-Heinonen, née à Ruovesi le et morte le à Helsinki, est une chanteuse, journaliste, écrivaine et anthroposophe finlandaise.

Les renseignements rassemblés ci-dessous ont été prélevés dans les sites suivants : [1] , [2] , [3] , [4]

Tuomi Elmgren-Heinonen naît le (en finnois : 5. Helmikuuta) à Ruovesi dans le grand-duché de Finlande[5] une journée qui, dans ce pays, est l'occasion de célébrer la littérature et la culture finno-suédoise qui ont une importance particulière dans sa famille.

Fille de Robert Elias Elmgren[6] et d'Ines Helena Elmgren née Meurman[7], elle devient très vite l'aînée de la famille après la mort de sa soeur Marja qui, née le , est seulement âgée de trois ans. Son père, médecin municipal à Ruovesi, musicien et critique musical joue du piano à queue le matin avant de se rendre à son travail. Comme il avait étudié à la Sorbonne, il admire la culture française et, en conséquence, une nourrice venue de France enseigne la langue et la culture de son pays afin qu'elle, son frère Sven Jalavisto né le et sa soeur Eeva Ottilia Jalavisto née le s'expriment spontanément en français. Cela n'empêche pas la famille de partager des valeurs et des idées du mouvement fennomane dont une des égeries est à l'époque Agathon Meurman

Tuomi Elmgren étudie le chant solo à Vyborg et au conservatoire d'Helsinki puis continue à Berlin en 1923-1924 sous la direction de Frederick Husler. Elle poursuit à Paris où elle reste de 1924 à 1927. En 1933, elle y revient et la même année séjourne en Italie. Cette formation lui permet d'être appréciée comme cantatrice dans une douzaine de productions du Théâtre national de Finlande entre 1927 et 1932 dont Guillaume Tell, La Belle au bois dormant[8].

L'année de son mariage, en 1932, elle abandonne cette carrière pour se consacrer davantage à sa famille. Elle épouse le peintre Aarre Heinonen (fi) et prend le nom Elmgren-Heinonen. Ils ont trois enfants[9][source insuffisante] : le , Marja Suna (fi) devenue créatrice de mode[10], en 1938 Reijo Heinonen (fi) devenu professeur de théologie et en 1943 Pilvi Heinonen-Boesen devenue violoncelliste.

Professeure de chant à Helsinki de 1930 à 1939, au conservatoire populaire des organisations éducatives de 1936 à 1937, à l'institut d'art dramatique de 1936 à 1938, lutteuse néo-finlandaise, personne qui écrit des articles, des causeries, sans prétention, dans la Nouvelle Finlande de 1936 à 1939 et professeure de styles et de coutumes à l'académie de théâtre finlandaise de 1955 à 1978 lui laisse quand même le temps de s'intéresser à l'anthroposophie. Dans les années 1930, elle découvre la pensée de Rudolf Steiner dans le cercle de l'écrivaine Kersti Bergroth (fi) ce qui l'amène à écrire Notre relation avec les défunts édité en 1972. Elle devient membre de la Société anthroposophique en 1931, puis membre de son conseil d'administration de 1956 à 1977 et enfin sa vice-présidente de 1975 à 1978. Elle édite le magazine de l'association, dirige le groupe de travail et contribue aux activités de l'université libre des sciences appliquées.

Parallèlement, elle trouve le temps d'écrire des livres dont certains ont un très grand succès : la biographie du compositeur Toivo Kuula publiée en 1938 est rééditée au moins trois fois, Petite Lotta roman qui fait partager la vie des auxiliaires féminines pendant la Guerre d'Hiver est traduit en allemand en 1943, en danois, en français en 1944 et en suédois. Le Livre d'or de l'usage publié en 1954, pour initier ses compatriotes aux «bonnes» mœurs occidentales est son plus gros succès avec au moins sept rééditions. Selon son mari, «la famille a longtemps vécu des droits d'auteur du livre d'or de l'usage» qui lui ont permis de continuer son activité de peintre.

Elle meurt le à Helsinki[5]. Sa sépulture se trouve au Cimetière de Hietaniemi.

Filmographie

Bibliographie

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI