Turbine à gaz aérodérivée
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Une turbine à gaz aérodérivée est un dérivé d'un moteur d'aviation (turboréacteur, turbopropulseur, ou turbomoteur d'hélicoptère) construit pour d'autres applications, comme la production électrique, l'industrie ou la propulsion navale.
Les turbines aérodérivées peuvent fournir jusqu'à 66 MW pour les plus gros modèles disponibles. Les turbines à gaz conçues spécialement pour les applications stationnaires couvrent un plus large domaine de puissance, puisque certaines dépassent les 500 MW. Les turbines aérodérivées, dans la gamme de puissance où elles sont disponibles, présentent certains avantages liés au fait de partager la grande majorité de leurs composants avec des moteurs d'avion produits en plusieurs milliers d'exemplaires : réductions de coûts dues aux économies d'échelle, large disponibilité des pièces détachées, existence d'un réseau étendu pour la maintenance. Elles sont relativement faciles à déplacer[1].
Modifications
Dans le cas d'un réacteur à simple flux comme le General Electric J79, la modification principale a consisté à rajouter une turbine supplémentaire en sortie du réacteur d'avion. Il s'agit d'une turbine dite libre, c'est-à-dire qu'elle n'est reliée mécaniquement à aucun compresseur. Le réacteur d'avion est alors utilisé comme générateur de gaz, et la turbine libre se charge de détendre le gaz pour produire l'énergie mécanique utile[2].

Dans le cas du LM2500, version terrestre du CF6 (turboréacteur à double flux à fort taux de dilution) les modifications apportées sont assez limitées : l'arbre de la zone de basse pression du turboréacteur est directement mis à contribution pour apporter l'énergie utile, au lieu d'actionner la soufflante[3]. En revanche, sur le FT4000, conçu à partir du PW4000 (un moteur similaire au CF6), les modifications sont considérables : seul le cœur du réacteur d'avion (compresseur haute pression, chambre de combustion et turbine haute pression) est conservé. Le système basse pression (compresseur, arbre et turbine) est entièrement nouveau, et une turbine libre (fournissant la puissance utile) est installée en sortie[4].
Les réacteurs d'avion, sauf rares exceptions, fonctionnent au kérosène. Pour les applications stationnaires, elles sont généralement adaptées pour brûler du gaz naturel, moins coûteux et moins polluant. Elles peuvent aussi utiliser d'autres gaz (biogaz, gaz de synthèse). Du carburant pétrolier distillé peut aussi être utilisé si le site n'est pas relié au réseau de gaz, ou en secours en cas d'interruption du réseau. En effet, les turbines sont très polyvalentes en matière de carburant[5].