Tyler Vilus

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Naissance (35 ans)
Troyes
NationalitéFrançais
AllégeanceDrapeau de l'État islamique État islamique
IdéologieDjihadiste
Tyler Vilus
Terroriste islamiste
Information
Naissance (35 ans)
Troyes
Nationalité Français
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Idéologie Djihadiste
Surnom Abou Hafs-al-Faransi
Sentence réclusion à perpétuité
Arrestation

Tyler Vilus, ou de son nom de guerre Abou Hafs-al-Faransi, né en à Troyes, est un djihadiste français, membre de l'État islamique. Il rejoint l'organisation en Syrie en 2013 et il est arrêté en 2015 alors qu'il tente de regagner l'Europe.

Accusé d'un double meurtre en Syrie et de projeter un attentat en France, il est condamné à la réclusion à perpétuité en 2021.

Tyler Vilus est né en à Troyes[1], d'un père chrétien évangéliste originaire de Martinique[2], qualifié de « fanatique », qui abandonne sa famille[3]. Sa mère Christine Rivière est issue d'une famille de forains et travaille en tant qu'ouvrière puis surveillante d'établissement pour personnes handicapées[4]. Grandissant d'abord dans une cité populaire de la ville, Tyler Vilus s'installe ensuite avec sa mère et son demi-frère dans une petite ville à proximité de Perpignan, où il aurait subi le racisme de certains habitants[3]. À l'âge de sept ans, on lui diagnostique la maladie de Crohn et il est hospitalisé plusieurs fois. Bagarreur, son parcours scolaire est difficile : il échoue au brevet et quitte son collège. Il est recalé de la Légion étrangère à l'âge de 18 ans puis bascule dans la délinquance. Il trafique du cannabis et participe par ailleurs à des soirées alcoolisées. En 2010, il est condamné pour violences aggravées[5]. À l'âge de 21 ans, il se convertit à l'islam après une discussion avec un imam de la région parisienne[6]. Il adopte rapidement des positions très radicales, de même que sa mère, avec laquelle il entretient une relation fusionnelle[5].

Djihad en Syrie

Panneau de l'État islamique à Al-Chaddadeh proclamant « Ceux qui ne sont pas soumis à Allah seront considérés comme des infidèles ».

En 2011, il quitte une formation en travaux publics qu'il suivait à Bernes-sur-Oise (Île-de-France)[5] pour s'installer avec sa mère en Tunisie, comme de nombreux militants islamistes après la chute du dictateur Ben Ali. Au sein d'une mosquée de Marsa, il se rapproche du groupe salafiste Ansar al-Charia, qui sera responsable de nombreux départs pour le djihad en Syrie. Il épouse sur place une femme suisse. Le , il participe à l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis, lors de laquelle des manifestants tentent de mettre le feu au bâtiment[7].

Après un premier séjour en Syrie en octobre 2012, Tyler Vilus retourne en Tunisie puis en France[6], car il apprend le que sa femme a accouché d'une petite fille nommée Hafsa une semaine plus tôt. Cependant, son épouse le quitte pour rentrer en Suisse. Le , il est l'un des premiers djihadistes français à s'installer en Syrie pour participer à la guerre civile. Il prend comme nom de guerre Abou Hafs-al-Faransi, littéralement « Père de Hafs le Français ». Il est rapidement rejoint par sa mère, qui recrute des jeunes femmes pour les faire venir en zone de guerre[3].

Après s'être rapproché d'Omar Omsen et du Front al-Nosra, il rejoint la Katibat al-Muhajirin. Après des scissions, il intègre finalement l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL, ou Daech). Combattant près d'Alep, il devient rapidement le chef (émir) d'un petit groupe de combattants français. Il participe également à la propagande de l'organisation et au recrutement de combattants, ainsi qu'à des opérations de police contre les rivaux de son organisation. Il est à ce titre soupçonné de tortures et d’exécutions sommaires[7]. Sa mère l'encourage dans son ascension. Il fait notamment venir en Syrie une femme depuis le Canada pour quelle devienne son épouse, ainsi que le frère de celle-ci, et prend une seconde épouse sur zone. Il piège et dénonce Mourad Farès à sa hiérarchie alors que celui-ci tente de former un groupe indépendant. Le à Haritan, est captée une vidéo où Abdelhamid Abaaoud tracte une dizaine de corps de rebelles syriens anti-Bachar el-Assad, insultés de « kouffars » par le Belge[6]. Sur les réseaux sociaux, Tyler Vilus affirme avoir participé à ces combats et explique « Si vous saviez tout ce qu’on fait, mdrrr. Ce n’est qu’une petite partie qu’on voit là »[8].

À partir du printemps 2014, il rejoint Al-Chaddadeh, un bastion de l'État islamique dans l'est de la Syrie, après avoir dû fuir l'ouest syrien d'où l'organisation a été chassée par les rebelles. Il est membre de la police islamique, notamment chargé d'éliminer les « traitres » et de faire appliquer la charia, comme le révéleront les archives de l'organisation découvertes par les milices YPG en 2016[9]. En mai 2014, il se félicite de l'attentat du musée juif de Belgique, le premier de Daech en Europe et commis par Mehdi Nemmouche, l'un de ses proches[8]. Le , il apparait dans une vidéo de l'organisation où deux prisonniers sont exécutés, dont un combattant rebelle[10]. Il est proche de la cellule de combattants Français et Belges les plus notoires, dont trois des futurs terroristes des attentats du 13 novembre 2015 Abdelhamid Abaaoud, Samy Amimour et Ismaël Omar Mostefaï[7]. Très actif sur les réseaux sociaux, il appelle souvent à commettre des attentats en France : « Élancez-vous, faites couler leur sang impur autant que vous le pouvez, terrorisez cette bande de sous chiens sales plus qu'ils ne le sont déjà »[6].

Arrestation

Procès

Notes et références

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