Ubud
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La légende raconte l'histoire d'un prêtre javanais du VIIIe siècle, Rsi Markendya, qui méditait à la confluence de deux rivières (un bon site pour les hindous), dans la localité de Campuhan. Il fonda le temple de Gunung Lebah au fond de la vallée, un site devenu un lieu de pèlerinage[1].
La ville a d'abord été une source importante de plantes médicinales et des plantes. Le nom d'Ubud vient du mot indonésien ubad, qui veut dire médecine[1].
À la fin du XIXe siècle, Ubud est devenue le siège des seigneurs féodaux faisant allégeance au roi de Gianyar, à cette époque le plus puissant des États du sud de Bali. Les seigneurs étaient membres de la famille ksatriya de Sukawati. Ils ont contribué à la promotion du village de plus en plus renommé pour son art[1].
Le tourisme a pris son essor avec l'arrivée de Walter Spies : né en Russie dans une famille allemande, il a enseigné la peinture et la musique, et s'est intéressé à la danse. Spies, ainsi que les peintres étrangers Willem Hofker et Rudolf Bonnet, ont attiré des célébrités tels que Charlie Chaplin, Noel Coward, Barbara Hutton, H. G. Wells, Margaret Mead, Gregory Bateson et Vicki Baum. Ainsi, ils ont aidé Ubud à devenir le centre culturel de Bali.
Une nouvelle vague d'énergie créatrice est arrivée dans les années 1960 avec le peintre néerlandais Arie Smit, et le développement du Mouvement des Jeunes Artistes. Il existe de nombreux musées à Ubud, dont le Musée Puri Lukisan, excellente collection consacrée à la peinture et la sculpture des années 1930, le musée Neka, célèbre collection de Monsieur Neka, amateur d'art originaire d'Ubud et le musée Agung Rai où se déroulent régulièrement des cours de danse destinés aux plus jeunes.
Depuis la fin des années 1960, le boom touristique de Bali a contribué au développement d'Ubud, mais elle demeure avant tout un lieu de quête artistique[1].
Géographie
Ubud est située au centre de l'île de Bali, entre les rizières et les ravins escarpés.