Umberto Balestrazzi
homme politique italien
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Umberto Balestrazzi, né en 1885 à Parme et mort en 1970 à Rome, est un journaliste et syndicaliste italien.
Une bibliothèque de Parme porte son nom en l'honneur du fonds d'ouvrages qu'il a légué[1].
Biographie
Né à Parme en 1885, Umberto Balestrazzi exerçait comme tailleur quand il devint l'un des dirigeant socialistes de l'Unione Sindacale Parmense. Secrétaire du Cercle de Parme en 1906, en opposition aux positions officielles des socialistes, il se rallia à la ligne syndicaliste révolutionnaire en 1907 en menant un travail de syndicalisation politique à la Chambre du Travail de Borgo delle Grazie et, la même année, fut arrêté pour les émeutes qui suivirent une manifestation anticléricale. Il fut libéré de prison en mai 1908 et participa à la grève agraire, qui fut vaincue notamment grâce aux tactiques mises en œuvre par les agrariens.
Arrêté et condamné après une manifestation anticléricale, il s'installa par la suit en France où il entra en contact avec les organisations ouvrières locales et rencontra Jean Jaurès. Il retourna à Parme en 1914, période durant laquelle Filippo Corridoni effectua son fameux voyage en France, qui le fit définitivement basculer vers l'interventionnisme. Umberto Balestrazzi, quant à lui, s'opposa à la direction syndicale interventionniste et il fonda en conséquence un groupe de syndicalistes « neutralistes » avec Mario Longatti, Casimiro Accini, Lodovico Saccani, Dante Vecchi et Alfredo Veroni. C'est au sein de ce groupe qu'après le conflit, il put relancer l'Unione Sindacale Parmense et son journal, Il Proletario.
Il était ami à la fois avec Giuseppe Di Vittorio et Guido Picelli, et travaillait également pour le périodique L'Ardito del Popolo. Il se rapprocha ensuite de plus en plus du Parti communiste italien.
