Umberto Brunelleschi
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Pseudonyme |
Arun-El-Rascid |
| Nationalité |
Italien |
| Activité |
Illustration, peinture, pochoir |
| Lieux de travail | |
| Conjoint |
Benedetta Cappelli, Francesca Ghelingani |
Umberto Brunelleschi, né le à Montemurlo en Toscane et mort le à Paris 14e[1], est un peintre, illustrateur et affichiste italien.
Après avoir étudié à l'Académie des beaux-arts de Florence, participé à diverses expositions en Italie et s'être fait connaître en tant que peintre de scènes décoratives, Umberto Brunelleschi quitte son pays natal, en même temps que son ami Ardengo Soffici, et vient s'établir à Paris, où il trouve un travail comme illustrateur pour le journal Le Rire, en . Umberto Brunelleschi arrive à Paris le 06 novembre 1900. Dans les premières années du XXe siècle, il se lie très rapidement avec le milieu des jeunes poètes fréquentant le Quartier latin et commence à exposer au Salon des indépendants. Il est proche d'autres artistes italiens vivant à Paris, comme le florentin Ottorino Andreini.
Ainsi que le raconte Umberto Brunelleschi dans ses mémoires, il s’agit surtout pour lui à son arrivée à Paris de sortir de la misère et de gagner de quoi se nourrir[2]. Après avoir quitté l’atelier de Gérôme, Brunelleschi commence à vendre ses dessins aux hebdomadaires parisiens. Il découvre alors un milieu ultra-compétitif où des dizaines d’artistes proposent leurs dessins tous les jours en espérant en vendre un ou deux entre 3,50 et 7,50 francs. Le milieu des illustrateurs-humoristes est un groupe très fermé, dominé par ses grosses têtes, que sont à l’époque Poulbot ou Abel Faivre.
Umberto Brunelleschi intègre l’atelier de Jean-Léon Gérôme vers 1900, peu après son arrivée à Paris. Cependant, il le quitte au bout de deux jours après s’être battu pour avoir refusé le bizutage traditionnel par ses camarades. Malgré cela, Umberto Brunelleschi a suivi les enseignements de l’Académie des Beaux-Arts de Florence jusqu’à son départ d’Italie. Il a également suivi des cours à l’École du Nu de Florence où il rencontre d’ailleurs ses comparses, Ardengo Soffici et Giovanni Costetti (it), avec qui il part pour Paris en quête de gloire[2].
À partir de 1902, il produit des dessins pour l'Assiette au beurre sous le pseudonyme d'Aroun-al-Rascid[3] et collabore également à différentes luxueuses revues de mode telles que Les Feuillets d'Art, la Gazette du Bon Ton, Femina, le Journal des Dames et des Modes (relancé par George Barbier), Nos loisirs, La Vie Parisienne, etc. Umberto Brunelleschi travaille également pour des magazines italiens, anglais, américain et espagnols[4]. Il se fait notamment connaître grâce à son style luxueux et à son utilisation de la technique du pochoir.
Par la suite, il a davantage fréquenté la scène moderne en se liant d’amitié avec des artistes comme Amedeo Modigliani, Pablo Picasso ou André Derain. Umberto Brunelleschi est également un fervent admirateur des Ballets russes et ballets suédois à Paris. Il organisait également de grandes fêtes costumées et masquées dans son atelier parisien, le plus souvent sur le thème du carnaval de Venise[5]. Il y accueillait des personnalités comme Giovanni Boldini ou Ida Rubinstein.
Durant la Première Guerre mondiale, Umberto Brunelleschi rentre en Italie pour servir dans l'armée. Il crée un journal de la Troisième armée en 1918 (LaTradotta). Il ne revient en France qu'une fois le conflit terminé et emmène avec lui une grande production d'art décoratif.
A son retour, il fonde et devient le directeur artistique d'une revue éphémère (1919-1920), mais remarquée, La Guirlande de l'art et de la littérature. Ambitieux d'une œuvre plus rare, l'artiste ne dédaigne pourtant pas alors de composer des panneaux-réclames pour un grand magasin. Il devient portraitiste, colorant son modernisme d'influences florentines. Il est également connu comme l'un des meilleurs illustrateurs de livres de la période aux côtés de George Barbier.
Il participe également au Salon des indépendants en 1903,1906 et en 1910. Brunelleschi expose des œuvres au Salon de la société nationale des Beaux-Arts en 1910 et au Salon d’Automne en 1912.
Dans les années 1920, Umberto Brunelleschi diversifie ses activités en créant des costumes pour les revues des Folies Bergère ou du Casino de Paris et pour le théâtre (Le Châtelet à Paris, et des théâtres à New York, en Italie et en Allemagne). Entre-temps il s’impose aussi au théâtre avec des décors et des costumes pour des revues comme celle de Madame Rasimi au Ba-ta-clan. Il travaille pour Les Bouffes parisiennes de 1919 à 1921, pour les Folies Bergères de 1923 à 1936 et en Italie Umberto Brunelleschi travaille notamment pour la Pergola de Florence en 1915 et pour la Scala de Milan en 1918. Il fut le créateur de nombreux costumes de scène pour Joséphine Baker. Ses gravures originales et pochoirs sont édités par L'Estampe moderne (nouvelle série, 1925-1926)[6].
En 1929, il expose au Salon des humoristes de nombreux tableaux dont Fantoches, Le Cadeau du Mandarin et Madrilène'[7]. La même année il reçoit la Légion d'Honneur.
« Viens ! nous sommes la joie qui passe ! le bonheur qui change : nous sommes la frivolité mystérieuse qui règne sur les cœurs les plus profonds, nous sommes le rire et le baiser, la farce et la poésie, la volupté gaie et prompte » préface pour Les Masques et les Personnages de la Comédie Italienne, Paris, 1914[8].
La carrière de Brunelleschi est avant tout celle d'un illustrateur ayant entendu à la fois la leçon des maîtres galants du XVIIIe siècle[Lesquels ?] et celle des bouffons de la commedia dell'arte. Brunelleschi est aussi influencé par l’orientalisme de Léon Bakst et Erte. Luc Monod recense près de 30 ouvrages illustrés par Brunelleschi, pour des auteurs tels que Andersen, Gabriele D'Annunzio, Charles Perrault, Jean de La Fontaine, Boccace (le Décaméron), Diderot, Voltaire (Candide, L'Ingénu), Goethe, Musset ou encore l'abbé Prévost. Ses gouaches originales pour l'illustration de livres étaient régulièrement exposées dans les différents Salons à Paris et à la Biennale de Venise.
Il est membre du jury de Miss France 1936.
Umberto Brunelleschi illustre des ouvrages jusqu'à la fin de sa vie. Il cherche à se renouveler, en vain et meurt le 16 février 1949 à Paris.