Un soir (film, 1929)

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Titre original Street Girl
Réalisation Wesley Ruggles
Scénario Jane Murfin
W. Carey Wonderly
Un soir
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Affiche du film.
Titre original Street Girl
Réalisation Wesley Ruggles
Scénario Jane Murfin
W. Carey Wonderly
Acteurs principaux Betty Compson
John Harron
Jack Oakie
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film musical
Durée 87 minutes
Sortie 1929

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Un soir (titre original : Street Girl) est un film américain musical pré-Code réalisé par Wesley Ruggles et sorti en 1929.

Il met en vedette Betty Compson, John Harron et Jack Oakie. Alors qu'il s'agissait du premier film réalisé par RKO Pictures, sa sortie a été reportée à la suite de Syncopation, ce qui en fait la deuxième sortie de RKO. Gros succès au box-office, il a représenté près de la moitié des bénéfices de RKO pour l'ensemble de l'année[1],[2].


Les Four Seasons sont un très bon quatuor de jazz, mais ils se produisent dans un bar de New York pour seulement 100 $ par semaine, les forçant à cohabiter dans un petit appartement vétuste. Le quatuor se compose de Joe Spring à la clarinette, Pete Summer à l'accordéon et la guitare, Mike Fall au piano et à la trompette, et le toujours pessimiste "Happy Winter" au violon.

En rentrant chez lui une nuit, Mike fait fuir un homme qui importunait une jeune femme nommée Frederika Joyzelle. Quand elle lui dit qu'elle n'a pas mangé depuis deux jours, il la persuade de partager le dîner du groupe. Elle leur raconte que dans son pays d'origine, elle était violoniste. Le point culminant de sa carrière fut une représentation donnée sur commande pour le souverain de son pays, le prince Nicolas d'Aregon. Mike convainc ses camarades d'héberger Freddie pendant deux semaines, après avoir découvert qu'elle n'a nulle part où aller. Freddie persuade le groupe de demander une augmentation à 200 dollars, mais lorsqu'ils essuient un refus, ils démissionnent spontanément. Mike est encore plus découragé quand ils rentrent à l'appartement pour s'apercevoir que Freddie est partie.

Cependant, Freddie revient bientôt avec une bonne nouvelle. Elle a passé toute la journée à essayer de convaincre Keppel, le propriétaire du célèbre Little Aregon Cafe, de donner une chance au quatuor. Elle y parvient finalement, pour un salaire de 300 $ par semaine. Elle obtient aussi un emploi là-bas, en tant que violoniste à temps partiel. Au fil du temps, Mike tombe amoureux de Freddie, mais il ne sait pas si elle a des sentiments pour lui.

Le Prince Nicolas d'Aragon est en ville, tentant d'obtenir des financements pour son pays. Lui et son entourage se rendent au Little Aregon Cafe, pour le plus grand plaisir de Keppel. Quand Freddie se produit devant lui, le prince se souvient d'elle et l'embrasse sur le front. La couverture médiatique du baiser du prince fait exploser la popularité du café du jour au lendemain. Lorsqu'un concurrent de Keppel demande au groupe de se produire dans son établissement, Keppel remporte une guerre d'enchères en augmentant leur salaire à 3000 $ par semaine. Cela leur permet d'emménager dans un appartement beaucoup plus luxieux. Cependant, le baiser du Prince fait aussi que Mike est devenu jaloux au point de quitter le groupe.

Mais la popularité du café de Keppel lui permer d'intégrer le plus grand "Club Joyzelle". Avec l'aide du prince Nicholaus, Freddie et Mike sont réunis à temps pour la grande ouverture. Même Happy, qui est tout sauf joyeux, réussit à sourire.

Fiche technique

Street Girl.

Distribution

distribution non créditée

Accueil

Le film a été projeté pour la première fois au Globe Theatre de New York (aujourd'hui appelé Lunt-Fontanne Theatre)[4] et a rapporté plus d'un million de dollars à RKO[5]. Il a engrangé 806 000 $ aux États-Unis et 198 000 $ à l'étranger[1], générant un bénéfice de 800 000 $, soit près de la moitié du bénéfice total de RKO pour l'année, qui s'élevait à 1 670 000 $[2].

Partitions

  • "My Dream Memory" — Oscar Levant et Sidney Clare — interprété par Betty Compson au violon[6]
  • "Lovable and Sweet" — Oscar Levant et Sidney Clare — interprété par John Harron, Ned Sparks, Jack Oakie et Guy Buccola[6]
  • "Broken Up Tune You're Doin' It" — Oscar Levant et Sidney Clare — interprété par Doris Eaton avec l'orchestre de Gus Arnheim[6]

Remakes

Fort de son succès initial, Street Girl a fait l'objet de deux remakes produits par RKO. Le premier, Adieu Paris, bonjour New York (That Girl From Paris) (1936), mettait en vedette Lily Pons et Lucille Ball. Le second, Four Jacks and a Jill (1942), réunissait Ray Bolger, Anne Shirley et Desi Arnaz[5]. Il s'agissait d'une coïncidence rare à Hollywood : un couple marié à la ville apparaissait dans deux versions différentes d'un même film.

Publicité pour le film.

Notes

Notes et références

Liens externes

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