Urbain Chevreau
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Urbain Chevreau, né le à Loudun où il est mort le , est un dramaturge et historien français.
Fils du peintre vitrier Anthoine Chevreau et de Suzanne Rue. Les études qu'il poursuit à Poitiers lui sont profitables puisqu'il gagne la capitale à vingt ans pour y devenir avocat au Parlement, où il fait de bonnes connaissances. Désirant se faire un nom, il se lance dans le théâtre et la littérature et se connait du monde des lettres grâce à la Lucrèce romaine, la Suite et le mariage du Cid ou Coriolan, sans toutefois jamais rivaliser avec Corneille, Racine…
Retourné à Loudun, en 1647, il continue à écrire poésie française et latine, romans, traités de morale. Sa réputation d’homme savant s’étant étendue jusqu’à l’étranger[1], il se rend, en 1652, à Stockholm à la cour de Christine de Suède, dont il est secrétaire des commandements. Il entame alors de nombreux séjours au royaume de Danemark, à Venise, Kassel, Hanovre et Heildelberg.
Après avoir quitté cet emploi, il est attiré à la cour de l’Électeur palatin, qui le charge d’instruire dans la religion catholique, la princesse électorale, qui devait épouser Monsieur, le . À la mort de l’électeur, qui l’avait gratifié du titre de conseiller, Louis XIV l’a choisi pour être précepteur du duc du Maine[2].
En 1685, il quitte définitivement la capitale et s'installe dans une grande maison loudunaise, qu’il a laissée aux dames de l’Union Chrétienne, aux conditions qu’elles recevraient gratis trois religieuses. Il y constitue une très importante bibliothèque, devenue propriété des moines bénédictins de Saint-Maur de Saint-Jouin après sa mort, en 1701, et vit au milieu de 3 000 tulipes qu'il fait venir de Hollande.
Il achève sa formidable Histoire du monde en huit volumes, un projet d'une trentaine d'années finalisé en 1686[3]. Malgré l’activité de sa vie et ses nombreux voyages, il a trouvé le temps de composer d’autres ouvrages, dont Chevreana, Tableau de la fortune. Il a laissé aussi des traductions sur les Considérations fortuites et sur la Tranquillité de l’esprit, de Joseph Hall. Ses œuvres mêlées consistent en vers latins et français et en lettres[1].