Ursula Eggli
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Ursula Eggli naît le à Dachsen[1], dans le canton de Zurich, au sein d'une famille de classe ouvrière[2]. Elle a deux frères cadets[2]. Dans son enfance, ses parents l'emmènent consulter de nombreux médecins, du fait de sa difficulté à apprendre à marcher de manière autonome[3]. Elle reçoit finalement un diagnostic de dystrophie musculaire, et apprend à se déplacer en fauteuil roulant. Lors du diagnostic, les médecins estiment sa durée de vie à une vingtaine d'années au maximum[3]. À partir de ses neuf ans, elle est scolarisée dans un internat pour enfants handicapés à Saint-Gall[3].
Défense des droits des personnes handicapées
En 1977, elle publie son premier livre, Herz im Korsett (« Un cœur dans un corset ») qui connaît un succès important en Allemagne et en Suisse[4]. Il s'agit d'un mémoire dans lequel Eggli parle de en tant que femme désirant vivre pleinement sa sexualité mais confrontée à d'importantes limitations dues à son handicap en plus des attentes liées à son genre (être mère et épouse), suscitant ainsi un débat et une évolution des mentalités[3]. Son mémoire est considéré comme un jalon dans l'histoire des mouvements en faveur des droits des personnes handicapées et des droits des femmes[3]. Elle publie ensuite d'autres essais, un roman, ainsi que de nombreuses contributions à des revues et des anthologies. Elle écrit aussi pour la radio et la télévision[1].
À partir du début des années 1970, Eggli s'engage au sein du mouvement pour les droits des personnes handicapées. Elle fonde le CeBeeF (pour Club Behinderter und ihre Freunde, soit « Club des personnes handicapées et de leurs amis ») dont le but est l'autonomie des personnes handicapées. En 1976[5], elle participe à la fondation de Puls, un journal « par et pour les personnes handicapées et non handicapées ». De plus, elle participe à des mobilisations, anime des groupes d’étude, donne des conférences, publie des articles, et organise des camps d'été pour enfants handicapés[3].
Elle est l'une des personnes suivies dans le documentaire Behinderte Liebe (« Amour handicapé »), réalisé par Marlies Graf Dätwyler (de) et présenté pour la première fois au Festival international du film de Soleure en 1979, dont le sujet est la sexualité des personnes handicapées. Son frère Daniel, peintre et anarchiste, aussi concerné par la dystophie musculaire, y apparaît également, ainsi que la psychologue et militante pour les droits des personnes handicapées Aiha Zemp (de)[3],[6]. En 2006, elle apparaît de nouveau à l'écran dans le documentaire Seiltänzer (« Funambule ») de Tula Roy et Annette Palzer[7].
En 1982, elle cofonde la maison d'édition Riurs-Verlag[2], avec Rita Hubrich[réf. souhaitée].
Autres engagements
Par ailleurs, Eggli découvre son attirance pour les femmes et s'engage dans le mouvement pour les droits des personnes LGBT[3].