Ursula Suarez
religieuse et écrivaine chilienne
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Úrsula Suárez y Escobar, plus connue sous le nom de Sor Úrsula Suárez est une religieuse et écrivaine chilienne née à Santiago en et morte dans la même ville en , l'une des premières écrivaines de la période coloniale chilienne à s'inscrire dans le discours confessionnel des religieuses indiennes présent dans les cloîtres d'Amérique du Sud entre le XVIIe et le XIXe siècle[1],[2]. Elle est abbesse du monastère Santa Clara de la Victoria à Santiago et cultive le genre autobiographique[3].
Elle écrit un ouvrage intitulé Relación de las singulares misericordias que ha usado el Señor con una religiosa, indigna esposa suya. Cet écrit, courant chez les religieuses, est un moyen de guider les protégées, en particulier celles qui avaient des révélations mystiques.
Biographie
Enfance
Elle vit dans une famille nombreuse, son enfance est heureuse mais partagée par un conflit sur sa garde entre sa mère et sa grand-mère[4]. Suarez se distingue et surprend par l'habileté dont elle fait preuve dans la défense acharnée de ses espaces de liberté[5] et s'attache davantage à sa grand-mère qui l'élève. À l'âge de douze ans, elle entre au monastère de Santa Clara de la Victoria, près de la place principale de Santiago, fondé par son grand-père Alonso del Campo ; elle doit attendre six ans au noviciat avant de prononcer ses vœux. Elle prend l'habit le 4 mai, jour de la Sainte Monique, et fait sa profession le 2 janvier 1684[4].
Carrière
En 1715, elle fait l'objet d'un procès pour rébellion[4]. Elle affirme entendre des voix mystiques, dont une qu’elle nomme « majesté », interprétées comme des présages ou des reproches liés à sa vie monastique. Sur les conseils du jésuite Tomás de Gamboa, elle met sur papier les indications entendues, mais également des moments de sa vie[4].
Commencé en 1708 et achevé vers 1730, le récit autobiographique d'Úrsula Suárez est reste inédit jusqu'au XXIe siècle. Il constitue cependant le plus ancien écrit féminin réalisé au Chili et une source exceptionnelle pour connaître la vie intérieure d'une religieuse ainsi que la mentalité, les us et coutumes du monde hispano-américain au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles[4]. D'autres manuscrits de l'autrice sont perdus ou brûlés[5].
Mort
Elle meurt le 5 octobre 1749, date qu'elle avait elle-même prophétisée[5].
Vie privée
Elle a 3 amants[5].