Vaincre (revue)
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| Vaincre | |
| Pour une jeune chevalerie | |
Vaincre 1er numéro du 22 septembre 1942. | |
| Pays | |
|---|---|
| Zone de diffusion | Paris |
| Langue | Français |
| Périodicité | Mensuel |
| Prix au numéro | Gratuit |
| Fondateur | Pierre Plantard |
| Date de fondation | 21 septembre 1942 |
| Date du dernier numéro | 21 février 1943 |
| Éditeur | Imprimerie Poirier Murat |
| Ville d’édition | Paris |
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Vaincre sous titré Pour une jeune chevalerie, est un éphémère bulletin mensuel ésotérique, antisémite, anti-maçonnique et collaborationniste fondé en 1942 par Pierre Plantard.
Lancement
Lancé en septembre 1942 par Pierre Plantard, Vaincre affichait dès son premier numéro l'interdiction stricte de diffusion publique, tout en annonçant un tirage (certainement faux) de 4 500 exemplaires. Le bulletin était distribué aux membres de « Alpha Galates », organisation quasi imaginaire fondée par Plantard à l'âge de 17 ans dans le courant de l'année 1937 s'étant donné pour but d'établir une « chevalerie de la jeunesse » chrétienne, en collaboration avec les morts, pour vaincre les « forces noires » [1].
Ligne éditoriale
Le bulletin, écrit par Plantard seul mais sous différents pseudonymes comme « Pierre de France », « Pierre de France-Plantard », « Jean Falloux » ou encore « René Zaeppfel »[2], faisait de nombreuses allusions à des références historiques obscures comme les Druides et l'Atlantide, dont Plantard prétendait préserver les secrets[1].
Publié dans la France occupée, le bulletin faisait ouvertement l'éloge de Philippe Pétain et fut imprimé avec l'approbation de Vichy et des occupants allemands, mais revendiquait après la guerre son appartenance à la Résistance. Il s'inscrivait dans la lignée des publications de cette période : chrétienne, anti-maçonnique, anti-juive, et contenait les références obligatoires (pour une revue française) à Ram et à Agartha, avec des allusions à Saint-Yves d'Alveydre[1].
Fin
Le bulletin cessa ses activités après six numéros, lorsque Plantard fut arrêté et emprisonné pendant quatre mois par les Allemands. Il semblerait qu'une revue ait précédé Alpha Galates sous le nom de Rénovation française dès 1937, mais il n'en reste plus aucun numéro[1].