Valjouffrey

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Situation et description

Positionnée dans la partie méridionale du département de l'Isère, une partie importante du territoire de Valjouffrey est située dans le parc national des Écrins.

Valjouffrey s'étend sur la partie amont de la vallée de la Bonne, qui, dans partie sa aval, porte le nom de Valbonnais, ainsi que sur la totalité de la vallée du Béranger. L'altitude moyenne est de 2 244 m (cette moyenne tient compte des zones non habitées, l'altitude moyenne des hameaux étant quant à elle de 1 150 m). Le climat est à mi-chemin entre les alpes du sud et les alpes du nord.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La vallée supérieure de la Bonne qui correspond au territoire de la commune de Valjouffrey, pénètre assez profondément vers le coeur du massif des Ecrins. La rive gauche de la vallée est tranchée par la faille principale du linéament d'Aspres-lès-Corps. Sa rive droite présente des terrains sédimentaires avec des crêtes de l'extrémité septentrionale de la région naturelle du Beaumont[1].

Le cours de la Bonne traverse deux importantes cassures d'âge alpin :

  • la faille du Désert-en-Valjouffrey, située entre Villard-Loubière et le col de Côte Belle et qui coupe orthogonalement la vallée au niveau de Désert-en-Valjouffrey
  • la faille principale du linéament d'Aspres-lès-Corps qui traverse orthogonalement la vallée au niveau du village des Faures

Sur le plan géologique on peut également noter le synclinal du lac Labarre, le chevauchement de Valsenestre et a grande faille du col de la Muzelle

Principaux sommets

Quelques sommets de Valjouffrey : l'Olan (3 564 m d'altitude, le point culminant de la commune de Valjouffrey appelé « La Maye » dans l'ancien temps), l'aiguille d'Olan, la pointe Maximin, le pic de Valsenestre, la pointe du Vallonnet, le pic Turbat, le pic des Souffles, l'aiguille des Arias (3 402 m)[2], l'aiguille des Marmes, le clapier du Perron, le signal du Lauvitel.

Principaux cols

Quelques cols non routiers surplombent le territoire dont le col de la Mariande, le col de la Vaurze, le col de Combe Méanne, le col du Menoux, le col de la Donne, le col des Près, les cols de Côte Belle et de la Muzelle (passages du GR 54).

Hydrographie

La Bonne à Valjouffrey
Carte du réseau hydrographique de la commune.

Le territoire est sillonne par deux cours d'eau notables :

  • La Bonne qui prend sa source dans le parc national des Écrins sur la commune de Valjouffrey, à 2 632 m d'altitude au lac des Pissoux, sous le petit glacier de Font-Turbat.
  • Le Béranger, affluent de la Bonne qui coule entièrement sur la commune de Valjouffrey et qui résulte de la réunion de plusieurs torrents dont le plus long, le Ruisseau des Combes, naît sous le col de la Muzelle à 2613 m d'altitude. Ce torrent a donné son nom à la réserve naturelle nationale de la haute vallée du Béranger qui comprend la partie haute de son cours.

Le territoire est également sillonné par de nombreux torrents et rus dévalant les pentes des montagnes environnantes, tels que

  • le ruisseau des Combes
  • le ruisseau de la Draire
  • le Rif ou ruisseau de Pichoud
  • le ruisseau du Vallon
  • le ruisseau de Pisse Rousse
  • le ruisseau de la Fayolle
  • le ruisseau des Gorges
  • le ruisseau des Verts
  • le ruisseau de Gary
  • le ruisseau des Taillas

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 251 mm, avec 9,4 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Firmin à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 9,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 120,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 1].

Transports et déplacements

La liaison régulière la plus proche de la commune est ligne de car T93 reliant La Mure au site de l'Alpe du Grand Serre. Cette ligne présente un arrêt à Sousville à environ 20 km de La Chapelle-en-Valjouffrey.

Hameaux, lieux-dits et sites naturels

La commune compte cinq villages dont deux possédant des hameaux :

La Chapelle en Valjouffrey (vue depuis le sud est)
La Chalp (vue du sud)

La commune compte également divers sites naturels (combes, espaces forestiers, cols et passages)

Urbanisme

Typologie

Au , Valjouffrey est catégorisé commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (53 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,5 %), forêts (15,4 %), prairies (1,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels

Les risques naturels répertoriés sont les avalanches, les feux de forêt, les inondations et les mouvements de terrain. En outre, la commune a été victime de tempête en novembre 1982.

Avalanche de la Laisse au Désert (4 février 1961)

Toponymie

La commune

Josfredi aurait été un vassal de Gaudemar, dernier roi burgonde, qui se serait réfugié dans la vallée voisine (Valgaudemar) après avoir été battu à Autun en 531 par un fils de Clovis[17].

Les Villages et hameaux (actuels et disparus) d'après le manuscrit d'Emmanuel Pilot de Thorey (1847 - 1903)

  • Les Blaches (In Blanchis, XVe siècle), disparu
  • La Chalp (Calma Villa, XIVe siècle),
  • La Chapelle (Capella de Valle Jozfredi, XIe siècle),
  • Les Clots (Clotis Villa, XIVe siècle), disparu
  • Les Clarets (De Claro, XIVe siècle),
  • Le Désert (Desertum villa, XIVe siècle),
  • Les Faures (Mass Fabrorum, Molard de Fabris, XIIIe siècle),
  • Méane (Meyanna Villa, XIVe siècle), disparu
  • Le Combe du Nays (Nays, XIIIe siècle), disparu
  • Le pont de la Raz (Pons Tremol villa, XIVe siècle), disparu
  • Les Prés (Prata Villa, XIVe siècle), disparu
  • Le moulin de Valsenestre (Molendinum Vallis sinistre, XVe siècle). disparu

Histoire

Les anciens noms de la commune sont Valjoffrey en 1793 et Valjouffray en 1801.

Dans les années 1910-1920, le guide Bernard Célestin de la Chapelle est le guide le plus réputé du Valbonnais. En 2025, Valjouffrey arrive en dernière position du palmarès 2025 des « Villes et villages où il fait bon vivre » sur une liste de 34795 communes, attirant des critiques de la part des édiles de la commune[18].

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1984 mars 2022 Bernard Héritier DVG Retraité de l'enseignement
mars 2022 en cours Maxence Foglia SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

Les habitants s'appellent les Sapparys.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2023, la commune comptait 167 habitants[Note 2], en évolution de +23,7 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7397667867828409669711 028990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
912897878891850880868847808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
745686669543482481414250228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
154124109107164156136155138
2021 2023 - - - - - - -
155167-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

Historiquement, le quotidien régional Le Dauphiné libéré qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition Romanche et Oisans, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.

La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes

Eglise Notre Dame de l'Assomption

La communauté catholique et les églises de Valjouffrey (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint Pierre Julien Eymard qui rassemble un grand nombre de villages autour de la cité de La Mure. Cette paroisse est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[23].

Activités sportives

  • Alpinisme.
  • VTT et cyclisme.
  • Randonnée.
  • Escalade (le site des « blocs du Désert en Valjouffrey » (un des 14 du parc niational), avec ses onze voies variées allant du niveau 3c au 6c[24]).
  • Promenades à dos d'âne[25].
  • Ski de fond et ski de randonnée.
  • Boules (pétanque et lyonnaise).
  • Canyoning.

Associations

  • Montagne pour tous - Association de Valsenestre
  • Mémoire Battante
  • Amicale Boules
  • ACCA Chasseurs
  • VTT Club de Valjouffrey[26].
  • Comité des fêtes de Valjouffrey « les saparis »
  • Les Alaissies

Économie

Principales activités de la commune

  • L'agriculture
  • Fromagerie
  • Exploitations forestières et bois de chauffage
  • Maçonnerie
  • Menuiserie-ébénisterie[27].

La commune compte également des gites et des restaurants.

Indications géographiques protégées

La commune est sur le territoire des IGP suivantes : l'Emmental français est-central ainsi que les Vins Isère blanc, rosé et rouge.

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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