Valérien de Tournus
saint plus ou moins mythique du IIe siècle
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Valérien de Tournus est un martyr et saint de l'Église catholique romaine et de l'Église orthodoxe. Fêté le , il serait l'un des premiers martyrs de l'histoire chrétienne en Gaule.
| Saint Valérien | |
Retable de Cadolzburg (vers 1425-1430) : au centre, la Crucifixion avec Marie et l'Évangéliste Jean, au-dessus des donateurs Frédéric Ier de Brandebourg et son épouse Élisabeth de Bavière-Landshut ; sur le panneau de gauche sainte Cécile ; sur celui de droite peut-être Valérien de Tournus (collections du pavillon de chasse de Grunewald)[1]. | |
| Lieu de naissance | Asie mineure |
|---|---|
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Tournus, France |
| Vénéré à | Tournus (lieu de conservation de son tombeau supposé) |
| Vénéré par | l'Église catholique romaine |
| Fête | 15 septembre |
| modifier |
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De ce personnage, on ne connaît presque rien, ses éléments biographiques restant sujets à caution. Les seules sources dignes de foi sont, d'une part, le De Gloria Martyrum de Grégoire de Tours, qui rapporte l’existence au VIe siècle à Tournus d'un oratoire en très mauvais état dédié à Valérien et, d'autre part, la Chronique de Tournus[2] rédigée avant 1087 par le moine Falcon, religieux de Tournus, à la demande de l'abbé Pierre.
D'autres sources plus discutables existent. Selon elles, au IIe siècle, Valérien aurait quitté la Palestine pour évangéliser la Gaule et aurait été emprisonné à Lugdunum (martyrs de Lyon). Après s'être évadé de prison, il serait arrivé au castrumTinurtium (Tournus), où il aurait alors converti nombre d'habitants. L'hagiographie rapporte que l'existence de Valérien arriva aux oreilles de Priscus, gouverneur de Chalon-sur-Saône, qui donna l'ordre de l'arrêter et de le torturer jusqu'à ce qu'il cessât de louer Dieu. Comme Valérien refusait, il fut décapité en 178 (ou 179) en ce lieu.
Vers 350/400 on bâtit sur son tombeau une église puis un monastère. Dans un deuxième temps ce monastère prit le nom d'Abbaye Saint-Philibert après un don de Charles II le Chauve, en 875, aux moines bénédictins de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu qui avaient été chassés de Noirmoutier par les invasions normandes.
Reliques
Sous l'abbatiat de l'abbé Étienne (960-981) eut lieu la translation des restes de saint Valérien : découverte du corps, installation de la tête dans un reliquaire précieux en forme de buste et du corps dans une chasse (chasse que l'on installa une semaine durant sur l'autel principal de la grande église, avant de la descendre sur celui de « l'église souterraine »)[3].
Ces reliques ont été dispersées dans les siècles suivants.
À la fin du XVIIe siècle, le chanoine de Tournus Pierre Juénin rédige un texte de 84 pages, intitulé Dissertation historique sur les actes et le martyre de saint Valérien de Tournus et sur ses reliques. Il y défend l'authenticité des reliques de saint Valérien conservées dans l'église Saint-Philibert de Tournus, affirmant qu'elles n'ont jamais été transportées à Sens, contrairement à la position défendue par le bénédictin mauriste Hugues Mathoud, abbé de Saint-Pierre-le-Vif de Sens[4],[5].
Tombeau
Un sarcophage, attribué à celui de saint Valérien, est présenté dans la chapelle d’axe de la crypte de l’église abbatiale Saint-Philibert. C'est une cuve monolithique en grès grossièrement taillé, de forme rectangulaire, aux parois épaisses, sans couvercle, sans inscription ni décoration.