Van Cliburn
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Greenwood Memorial Park and Mausoleum (en) |
| Nom de naissance |
Harvey Lavan Cliburn Jr. |
| Nationalité | |
| Formation |
Juilliard School Mary Pappert School of Music (en) |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Mère |
Rildia Bee Cliburn (d) |
| Instrument | |
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| Label | |
| Maître | |
| Genre artistique | |
| Distinction | |
| Discographie |
Discographie de Van Cliburn (en) |
Harvey Lavan Cliburn, plus connu sous le nom de Van Cliburn, né le à Shreveport (Louisiane) et mort le [1] à Fort Worth (Texas), est un pianiste américain, célèbre pour avoir remporté en à Moscou, en pleine guerre froide, la première édition du Concours international Tchaïkovski[2].
Enfance
Il nait de l'union de Rildia Bee O'Bryan, pianiste et professeur de piano (qui elle a étudié le piano auprès d'Arthur Friedheim, un élève de Franz Liszt)[3] et de Harvey Cliburn Sr., un pétrolier. Ses premières leçons de piano lui sont données à l'âge de trois ans par sa mère. Alors que Cliburn a six ans, sa famille déménage à Kilgore, au Texas[4]. À douze ans, il remporte un concours de piano local qui lui permet de faire ses débuts sur scène avec le Houston Symphony Orchestra. À dix-sept ans, il entre à la Juilliard School où son professeur de piano, Rosina Lhévinne, le forme dans la grande tradition romantique russe. À vingt ans, Cliburn remporte le prestigieux Leventritt Award (), et fait ses débuts au Carnegie Hall.
Carrière
Mais c'est véritablement son succès à Moscou qui lui procure une renommée internationale. Organisé en par l'URSS, le premier Concours international Tchaïkovski était un événement destiné à démontrer la supériorité culturelle de celle-ci pendant la guerre froide, sur la lancée de la victoire technologique du Spoutnik lancé dans l'espace quelques semaines auparavant. À la finale du concours, la lumineuse virtuosité de Cliburn dans le concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski et le no 3 de Rachmaninov lui vaut une ovation debout qui dure bien huit minutes. Après cette ovation, il tient un bref discours en russe avant de se rasseoir pour jouer une version de Les Nuits de Moscou[3]. Les juges soviétiques (comprenant d'importants pianistes et compositeurs russes tel quel Emil Gilels, Sviatoslav Richter, Aram Khatchatourian et Dmitri Kabalevski[5]) auraient été alors contraints de demander à Nikita Khrouchtchev la permission de donner le premier prix à cet Américain. « Est-il le meilleur ? » leur aurait demandé le dirigeant soviétique. « Alors donnez-lui le prix ! ».
Cliburn obtient donc le premier prix, devant le russe Lev Vlassenko, qui venait de remporter le premier prix du Concours Franz Liszt en , et le pianiste chinois Liu Shi-khun, deuxième ex æquo, qui avait terminé quant à lui troisième du concours Franz Liszt en (ex æquo avec le grand Lisztien, Lazar Berman dont l'enregistrement des Années de Pèlérinage est devenu légendaire de nos jours). Le pianiste russe Naum Shtarkman, complète ce podium. Le magazine TIME fait de l'événement sa couverture et titre « Le Texan qui a conquis la Russie »[6]. Le retour de Cliburn aux États-Unis est célébré par une ticker-tape parade à New York, du jamais vu pour un interprète de musique classique[7].
Il retourne a de nombreuses reprises en URSS et dans les grandes villes du monde, ses prestations étant souvent enregistrées et diffusées à la télévision. Présent à Moscou en 1962, il est applaudi chaleureusement par Nikita Khrouchtchev et Andreï Gromyko, le ministre des affaires étrangères soviétique, lors d'un concert[8].
Cliburn joue et enregistre tout au long des années , mais en , après la mort de son père et de son manager, Sol Hurok, il fait une pause dans la vie publique. En , il est invité à se produire à la Maison Blanche pour le président Ronald Reagan et le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, puis sera invité à ouvrir la saison du 100e anniversaire du Carnegie Hall. Il entreprend une tournée dans 16 villes en , commençant par une représentation du concerto de Tchaïkovski au Hollywood Bowl. Également en , Cliburn fait une apparition dans le dessin animé Iron Man (épisode Silence My Companion, Death My Destination). À la fin des années soixante-dix, il donne un nombre limité de performances acclamées par la critique et le public. Cliburn est apparu en tant qu'artiste de la série Pennington Great Performers avec l'Orchestre Symphonique de Baton Rouge en . En , il se produit au Interlochen Center for the Arts[9].
Il a joué pour des têtes royales et des chefs d’État de dizaines de pays et pour chaque président américain de jusqu'à sa mort[9].
Décès
Le , le porte-parole de Cliburn annonce que le pianiste souffre d'un cancer des os avancé[10].
Il est décédé le , à l'âge de 78 ans. Ses funérailles ont eu lieu le 3 mars 2013 à l’église baptiste de Broadway [11]. Il repose au mausolée du Greenwood Memorial Park à Fort Worth.
Instruments
Durant sa carrière, Van Cliburn utilise fréquemment des pianos Steinway & Sons. Il en a possédé plusieurs, dont des modèles D[12],[13],[14].
Reconnaissance
En 1962, Van Cliburn devient le conseiller artistique du Concours international de piano Van-Cliburn. Ce concours, nommé ainsi en son honneur, est créé par des professeurs de Fort Worth qui souhaite rivaliser avec le prestige du concours interntaional Tchaïkovski[12].