Vela Blagoeva

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
SofiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Виктория Атанасова ЖивковаVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Vela Blagoeva
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
SofiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Виктория Атанасова ЖивковаVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Gueorgui Jivkov (d)
Nikola Zhivkov (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Dimitʺr Blagoev (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Stella Blagoeva (en)
Natalia Blagoeva (d)
Vladimir Blagoev (d)
Dimitar Blagoev – Palyo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Vela Blagoeva (en bulgare : Вела Благоева ; née Виктория Атанасова Живкова), née le et morte le , est une écrivaine, journaliste, enseignante, militante féministe bulgare.

Elle est reconnue comme l'une des fondatrices du mouvement féministe en Bulgarie. Après avoir reçu une éducation de base dans l'Empire ottoman, elle enseign jusqu'à l'obtention d'une bourse lui permettant de poursuivre ses études en Russie. Tout en suivant des cours à l'école normale russe et des formations pédagogiques, elle se convertit au socialisme. De retour en Bulgarie, elle enseigne et écrit des éditoriaux pour de nombreuses publications. En 1901, elle s'associe a un groupe de féministes pour fonder l'Union des femmes bulgares. Deux ans plus tard, elle organise la première organisation et conférence de femmes socialistes en Bulgarie.

Carrière

Vela Blagoeva est née le à Tarnovo, en Bulgarie ottomane, de Neda Spiridonova et Atanas Zhivkov. Elle est la plus jeune de cinq enfants[1], Mariola, Rose, [2]Georgi Zhivkov (bg), homme politique ayant présidé à trois reprises l'Assemblée nationale de Bulgarie[3], et Nikola Zhivkov, fondateur du premier jardin d'enfants de Bulgarie et poète, auteur des paroles de l'hymne national, Shumi Maritsa [4]. Ses frères aînés prennent en charge l'éducation de la famille lorsque leurs père décéde[5]. Elle termine ses études au collège de filles de Tarnovo et entre au lycée de Gabrovo[1], dont elle obtient son diplôme en 1871. Elle devient institutrice et enseigne à Berkovitsa, Istanbul, Tarnovo et Varna. En 1874, Vela Blagoeva et son frère Nikola profitent de leurs vacances d'été pour collecter des fonds afin de construire une école de filles et une église à Varna. Pendant la guerre russo-turque, elle travaille comme infirmière à l'hôpital de campagne n° 50 de Svishtov. À la fin de la guerre en 1878[2], Vela Blagoeva obtient une bourse du Comité de bienfaisance slave de Saint-Pétersbourg[1] et commence des études pédagogiques au lycée Mariinsky pour jeunes filles, où elle obtint son diplôme en 1881[2]. Elle retourne en Bulgarie et enseigne à Edirne, puis à Bitola. De retour en Russie, entre 1882 et 1884, elle étudie à Saint-Pétersbourg, suit les cours Bestoujev pour obtenir un diplôme d'enseignement. Durant son séjour en Russie, elle est influencée par les mouvements de protestations étudiantes contre l'autocratie tsariste[1] et rencontre Dimitar Blagoev, étudiant à l'université de Saint-Pétersbourg, qu'elle épouse[2].

Vela Blagoeva retourne à Sofia en 1884 et enseigne à l'école exemplaire de jeunes filles de Sofia. En juillet 1885[2], elle fonde avec Dimitar Blagoev le premier journal socialiste de Bulgarie, Tendances modernes (Bulgarian). Elle écrit des articles sur la discrimination envers les enseignants, l'égalité et l'éducation des femmes[6]. Pendant la guerre serbo-bulgare, elle est infirmière volontaire à Slivnitsa et Pirot [2]. En raison de ses convictions politiques affirmées et de son soutien au socialisme, Vera Blagoevna est mutée, licenciée à plusieurs reprises de ses postes d'enseignante. Entre 1884 et 1912, elle enseigne dans plusieurs écoles à Sofia (1884-1885), Shumen (1886-1887), Vidin (1897-1890), Veliko Tarnovo (1890-1892), Stara Zagora (1892-1893), Plovdiv (1893-1896), Tulcha (1901-1902), Plovdiv (1902-1903), Sofia (1905-1907) et Marashki Trustenik (1907-1912)[6]. En 1912, des problèmes de santé l'obligent à prendre sa retraite de l'enseignement, mais elle poursuit ses autres activités[2].

En 1894, Vela Blagoeva lance la revue Case, pour diffuser des œuvres littéraires socialistes d'auteurs bulgares. Elle y publie des poèmes de Kiril Hristov, Dimitar Polyanov (1876-1953) et Ivan St. Andreychin (1872-1934), ainsi que des textes en prose d'Anton Strashimirov. Elle dirige la revue jusqu'en 1896, date à laquelle elle est contrainte d'interrompre la publication, principalement en raison des activités de son mari[7]. En 1901, elle est cofondatrice de la première organisation nationale de femmes, l'Union des femmes bulgares (BZHS)[6]avec Dimitrana Ivanova, Ekaterina Karavelova, Anna Karima, Kina Konova, Julia Malinova et d'autres[8]. Deux ans plus tard, Vela Blagoeva dirige la section dissidente du BZHS, fondée sur des divergences idéologiques. Elle estime que le BZHS se concentre trop sur les problématiques des femmes de la haute société, négligeant les besoins des travailleuses. Elle fonde une revue intitulée Le Travail des Femmes où elle défend les droits des travailleuses[6].

En 1905, Vela Blagoeva fonde le premier groupe éducatif pour les travailleuses, axé sur un message socialiste, et organise dès août de la même année une conférence pour les femmes socialistes à Sofia. Ces actions suscitent des critiques, y compris de la part de son mari, car ses collègues masculins estiment que les femmes doivent rester au sein du mouvement ouvrier unifié. Bien qu'elle reste opposée à toute tentative de fédérer toutes les femmes au sein d'une seule organisation, Vela Blagoeva défend auprès de ses collègues masculins le droit des femmes à prendre leurs propres décisions. Si tous ses écrits sont consacrés au socialisme, elle y aborde l'émancipation des femmes les contraintes sociales du patriarcat et de la subordination, et plaide pour leur indépendance, l'égalité d'accès à l'éducation, le travail rémunéré, le droit à l'instruction et l'abolition des sanctions pour prostitution. Elle publie de nombreux articles dans des journaux et revues, notamment dans la revue bulgare Bulgarska sbirka, Jour, Revue démocratique, Firefly, Just Deed, New Times, Rire rouge, Revue scolaire et professeur et édite le Bulletin des Femmes[9]. Souvent, ses revenus, dus au chômage de son mari pour cause de dissidence, constituaient le seul soutien de leur famille[10].

Œuvres choisies

Notes et références

Liens externes

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