Vernet-les-Bains
commune française du département des Pyrénées-Orientales
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Vernet-les-Bains [vɛʁnɛ le bɛ̃] ⓘ (seulement Vernet en catalan[1]) est une commune française, située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui confluent avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.
| Vernet-les-Bains | |||||
Église et vieux village de Vernet-les-Bains | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Pyrénées-Orientales | ||||
| Arrondissement | Prades | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Conflent-Canigó | ||||
| Maire Mandat |
Pierre Serra 2026 - |
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| Code postal | 66820 | ||||
| Code commune | 66222 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vernetois, Vernetoises | ||||
| Population municipale |
1 498 hab. (2023 |
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| Densité | 89 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 33′ 00″ nord, 2° 23′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 559 m Max. 2 760 m |
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| Superficie | 16,76 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Prades (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Canigou | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-vernet-les-bains.jimdo.com | ||||
| modifier |
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Exposée à un climat océanique altéré, la ville est drainée par la Cady, le Riu de Saint-Vincent (ca) et par un autre cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « massif du Canigou » et le « Canigou-Conques de La Preste ») et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Vernet-les-Bains est une commune rurale qui comptait 1 498 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Prades. Ses habitants sont appelés les Vernetois ou Vernetoises.
Géographie
Localisation
La commune de Vernet-les-Bains se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].
Elle se situe à 45 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, à 8 km de Prades[3], sous-préfecture, et à 25 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[4], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Prades[I 1].
Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Corneilla-de-Conflent (2,0 km), Casteil (2,1 km), Fillols (2,2 km), Fuilla (2,5 km), Sahorre (2,8 km), Villefranche-de-Conflent (4,6 km), Taurinya (4,7 km), Serdinya (5,8 km).
Sur le plan historique et culturel, Vernet-les-Bains fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[6].

Géologie
La commune est située dans la zone axiale de la chaîne de montagnes des Pyrénées, dans son secteur de Conflent. Ces montagnes se sont formées lors de l'orogenèse pyrénéenne, c'est-à-dire une période de compression tectonique où la plaque tectonique ibérique, au sud, est entrée en collision avec la plaque européenne, au nord, il y a environ 80 à 30 millions d'années.

Toutefois, les formations de la commune sont principalement d'âge paléozoïque ou édiacarien (précambrien), c'est-à-dire âgées de 300 à 600 millions d'années environ. La limite nord-ouest de la commune se trouve dans le bassin du Conflent, un bassin tectonique d'âge néogène qui a commencé à se former il y a environ 30 millions d'années[8],[9].

Chronologie
Les couches précambriennes sont vieilles de plus de 540 millions d'années. À l'origine, ces formations étaient principalement constituées de sédiments marins - argile, sable, gravier et dépôts calcaires. Ces formations, très épaisses, couvraient l'ensemble du territoire actuel de la commune, ainsi qu'une vaste région au-delà.

Au cours de l'Ordovicien, il y a environ 470 millions d'années[10], du magma en grand volume et provenant de grandes profondeurs s'est infiltré dans ces formations sédimentaires. Ce magma s'est solidifié en granites de composition variable.
- Métagranite ordovicien (orthogneiss - « Canigou gneiss »), sommet du pic de la Pena, Vernet-les-Bains.
- Leucogneiss ordovicien sur le sommet du pic Quazemi.
Il y a environ 300 millions d'années, toutes les formations susmentionnées ont été prises dans une période majeure de construction de montagnes connue sous le nom d'orogenèse hercynienne ou varisque. Les formations sédimentaires d'origine ont subi une métamorphose pour former des métasédiments durs, parfois schisteux, parfois (si la formation d'origine était calcaire) ressemblant davantage à du marbre. Les granites ordoviciens ont également été métamorphosés en divers types de gneiss, notamment une zone supérieure de « Canigou gneiss » (pour la plupart augengneiss - gneiss œillé) et une zone plus profonde de « Quazemi gneiss » (leucogneiss)[11],[12].
Au cours de cette orogenèse, du magma s'est à nouveau infiltré dans les formations susmentionnées. Il s'est solidifié en profondeur en une forme de granite appelée leucogranite[13].
C'est à cette époque que plusieurs filons de quartz ont été injectées dans de nombreuses formations. Il y a également eu une minéralisation ferrugineuse importante, en particulier dans certaines couches calcaires précambriennes[14].
- Affleurement de granite hercynien, au « Contadó »[15], sur un sentier entre le village et le refuge Bonne Aigue.
- Falaise (et rocher) le long d'un filon de quartz hercynien, près du col de Llevant[16].
- Front de taille de minerai de fer (hercynien) dans le vieux village[17].
Au cours des 200 millions d'années qui ont suivi, les formations susmentionnées ont été recouvertes par des couches sédimentaires plus jeunes (mésozoïques). Mais au cours de la période de construction des montagnes des Pyrénées, mentionnée ci-dessus, ces formations plus jeunes ont été entièrement éliminées par le soulèvement et l'érosion sur de vastes zones (y compris sur la commune). Les roches plus anciennes de la zone axiale sont apparues à la surface.
Bien que la période de formation des montagnes pyrénéennes dans cette partie orientale de la chaîne se soit achevée pendant l'Oligocène inférieur, il y a environ 30 millions d'années, l'activité tectonique s'est poursuivie depuis lors avec une période d'extension crustale[18]. Cela a entraîné la formation de la faille de la Têt en tant qu'une faille normale majeure à pendage nord-ouest. Elle s'étend de la Cerdagne, vers le nord-est jusqu'à Nyer, puis vers Vernet et Rigarda[19],[20].
Cette faille définit une ligne le long de laquelle se trouvent de nombreuses sources d'eau chaude[21]. Certaines de ces sources chaudes sont aujourd'hui utilisées dans des centres thérapeutiques, comme aux Thermes à Vernet-les-Bains[22].
L'affaissement au nord-ouest de cette faille a conduit à la création du bassin tectonique du Conflent, datant du Miocène (il y a environ 25 million d'années). Le soulèvement au sud-est a donné naissance au massif du Canigou. Au cours de ce processus, qui s'est étendu sur des millions d'années, des blocs de terre entiers, ainsi que de grandes quantités de roches et de sédiments, ont été entraînés par les rivières et les glissements de terrain depuis le massif en élévation vers le bassin en affaissement.

En effet, au nord-est de Nyer, la faille de la Têt s'est bifurquée, avec une branche principale sud-est, passant par Vernet où se trouvent les Thermes, et une branche nord-ouest de la faille, passant approximativement entre le col de Sahorre et le col St-Eusèbe[23],[24].

L'activité tectonique le long d'une autre faille normale, entre Fillols, Vernet, Py et Mantet, à pendage nord-ouest, a accentué le soulèvement du massif du Canigou[25],[12]. Entre Fillols et Py, cette faille marque également la limite nord-ouest du granite hercynien du massif du Canigou.
Enfin, au cours de la période quaternaire des deux derniers millions d'années, lorsque les conditions glaciaires et périglaciaires ont prédominé la plupart du temps[26], la glace a déposé des moraines remplies de rochers dans « les Conques ».
- Dépôts glaciaires, « les Conques », en direction du pic du Canigou.
- Champ de blocs d'un cône alluvial du Quaternaire tardif déposé par la rivière Saint-Vincent juste en aval de la sortie de la gorge des Cascades des Anglais[27]. (Au loin : le pic de l'Alzina.)
En plus, les rivières descendant du Canigou ont transporté et déposé de vastes étendues de sédiments et de blocs dans les parties inférieures de leurs vallées.
Zones géologiques dans la commune
La géologie de la commune peut être résumée comme étant divisée en six zones[28],[8].

1 - Dans la partie la plus élevée et la plus au sud-est de la commune, jusqu'au Pic du Canigou, la formation principale est le gneiss de Quazemi. Le massif était autrefois recouvert par le gneiss du Canigou, mais ce dernier a été arraché par l'érosion et par le soulèvement au cours des 20 derniers millions d'années environ. Dans cette zone, on trouve également des affleurements de leucogranite hercynien et de métasédiments précambriens.
Cette première zone, qui comprend « les Conques », est principalement recouverte d'éboulis et de moraines. Ces dépôts glaciaires proviennent des formations géologiques sous-jacentes (gneiss, métasédiments, granite). En effet, on pense que l'ensemble de cet amphithéâtre a été recouvert par un glacier pendant la période glaciaire la plus récente (Würm), c'est-à-dire au cours des 100 000 dernières années à peu près[29],[30].
2 - De cette première zone, vers le nord-ouest, jusqu'à la faille de Fillols-Py, se trouve une deuxième zone, toujours dans le massif du Canigou. Dans cette zone la formation prédominante est le leucogranite hercynien. Cette zone est centrée à peu près autour de la cascade des Anglais, dans les gorges de Saint-Vincent[31].

Le granit provenant de cette zone a été largement utilisé à Vernet à des fins de construction, y compris pour l'église Saint-Saturnin elle-même[32].
3 - Entre la faille de Fillols-Py et la faille de la Têt (branche sud-est) se trouve une troisième zone où prédomine l'augengneiss du Canigou - par exemple, dans les terrains qui s'élèvent jusqu'au pic d'Alzina et au puig de la Falguerosa.
4 - Entre la branche sud-est de la faille de la Têt et la branch nord-ouest se trouve une quatrième zone, d'à peine un kilomètre de large, de formations édiacariennes[12]. Dans certains endroits (en particulier dans et autour du village de Vernet-les-Bains), les métasédiments de ces formations, surtout les calcaires, sont imprégnés d'une minéralisation ferrugineuse de couleur brun foncé (formation de Canaveilles)[14]. On trouve également dans cette quatrième zone du gneiss du Canigou.
Le minerai de fer a été extrait dans ces formations édiacariennes pendant plusieurs siècles, y compris à l'intérieur même du village[33]. Toutefois, le minerai de fer est également présente, et a été exploitée, le long des filons de quartz sous les pics d'Alzina, de la Pena et de la Falguerosa (zone 3)[34].
5 - Au nord-ouest de cette zone se trouve une cinquième zone qui repose sur les sédiments miocènes du bassin tectonique du Conflent. Ces sédiments sont principalement constitués de sables grossiers et de blocs de Canigou gneiss. Ils sont exposés, par exemple, sur les pentes de la crête en dessous du col de Sahorre. (Ce secteur est limité dans cette commune, mais il est plus étendu dans les communes voisines telles que Corneilla-de-Conflent et Fuilla).
6 - Enfin, une sixième zone, de dépôts fluviaux quaternaires, se situe dans les vallées du Cady et du Saint-Vincent (ca). Elles comprennent en particulier un grand nombre de gros blocs rocheux, du type de ceux qui ont été charriés par les rivières lors de l'inondation destructrice de 1940. Cette zone recoupe les troisième, quatrième et cinquième zones de la commune, décrites ci-dessus.
La commune est classée en zone de sismicité modérée[35].
Relief
Le territoire de la commune est situé sur le versant nord-ouest du massif du Canigou. La majeure partie du territoire de la commune est constituée de reliefs accidentés et montagneux[36].

Le point le plus bas de Vernet-les-Bains se trouve à l'endroit où la rivière Cady traverse la limite nord-ouest de la commune, à une altitude de 570 mètres. Le point culminant est le pic du Canigou, à 2 785 mètres, situé à moins de huit kilomètres au sud-est.
Vernet-les-Bains est l'une des deux seules communes (l'autre étant Taurinya) qui atteignent le sommet du Canigou.

La majeure partie de la commune se trouve dans le bassin versant de la rivière Saint-Vincent. Une partie relativement petite du bassin versant de la rivière Cady se trouve également sur le territoire communal, dans le secteur nord-ouest de la commune, autour du village. Les rivières Cady et Saint-Vincent sont des affluents de la rivière Têt.
Le relief de la commune peut être décrit comme se répartissant en trois zones.

1 - Une zone de contreforts et de fonds de vallée, dans le secteur nord-ouest de la commune. Elle comprend le village lui-même, les collines avoisinantes et les terres situées dans la partie la plus basse de la commune. Cette zone est délimitée au sud-est par des pentes abruptes le long de la faille Fillols-Py, qui s'étend du col de Juell vers le sud-ouest jusqu'au col de Llevant. Elle culmine à 1 017 mètres d'altitude au pic d'Alzina et à 1 126 mètres au puig de la Falguerosa. Cette zone de relief correspond aux zones géologiques numéros 4, 5 et 6, décrites ci-dessus.
- Vernet-les-Bains, la partie la plus basse, au secteur nord-ouest de la commune.
- Vue sur trois sommets entre Casteil et Vernet-les-Bains.
2 - Une vaste zone au relief montagneux exceptionnellement escarpé qui s'élève abruptement au sud-est de la faille de Fillols-Py et qui est drainée par la rivière Saint-Vincent et ses affluents. Cette zone s'étend jusqu'à une altitude d'environ 2 000 mètres. Les cours d'eau de cette zone ont creusé des gorges extrêmement profondes dans le flanc de la montagne, comme les gorges de Saint-Vincent. Cette zone de relief correspond à peu près à la zone géologique numéro 2, décrite ci-dessus.
- Vue vers les gorges de Saint-Vincent (zone 2).
- Cascade de Saint-Vincent (trois kilomètres au sud-est du village, en dessous de la cascade des Anglais).
3 - Au-dessus d'environ 2 000 mètres d'altitude, s'étendant jusqu'au Pic du Canigou à l'extrémité sud-est de la commune, se trouve le vaste amphithéâtre escarpé et recouvert d'éboulis et de champs de blocs (« les Conques »). Cette zone est délimitée par la crête du Pic Joffre - Pic du Canigou à l'est et la crête très dentelée de Canigou-Quazemi au sud. Il s'agit d'une zone où le risque d'avalanches est loin d'être négligeable[37]. Cette zone de relief correspond à peu près à la zone géologique numéro 1, décrite ci-dessus.

Trois facteurs en particulier ont contribué au développement du relief de la commune au cours des derniers millions d'années.
Le premier facteur est le soulèvement localisé et exceptionnel du massif du Canigou, qui est un horst, c'est-à-dire un bloc surélevé délimité par des failles normales. Ce soulèvement s'est poursuivi à des rythmes variables au cours des 30 derniers millions d'années, et il semble toujours en cours[38],[39]. Ce soulèvement a accentué l'incision fluviale et l'érosion générale du massif. Il explique également pourquoi la montagne s'élève si haut et se détache si nettement du paysage environnant.
Le deuxième facteur concerne les conditions climatiques glaciaires et périglaciaires qui ont prévalu pendant la majeure partie des deux derniers millions d'années[26]. Ces conditions ont entraîné la création de glaciers en altitude dans le massif du Canigou[40]. Elles ont également entraîné l'écoulement torrentiel des rivières alimentées par les eaux de fonte, ainsi qu'une végétation très clairsemée. En conséquence, les glaciers et les rivières ont profondément érodé et incisé le terrain. Le relief s'est donc considérablement accentué par rapport à celui qui prévalait lors des périodes plus douces de l'ère pré-quaternaire. Les crêtes sommitales dépassaient probablement de la glace pendant de longues périodes[41]. Ces crêtes étaient donc soumises à une érosion intense et prolongée due à l'action du gel et du dégel, ce qui a entraîné la formation de sections très accidentées, comme le long de la crête de Canigou-Quazemi.

Le troisième facteur concerne les variations lithologiques, c'est-à-dire les variations des caractéristiques physiques des différentes roches et sédiments qui apparaissent à la surface dans la commune. Par exemple, la zone de relief 2 repose sur des roches dures et résistantes telles que le gneiss et le granit. Ici, les cours d'eau ont pu s'éroder verticalement dans une large mesure malgré la dureté de ces roches (pour des raisons expliquées ci-dessus, comme le volume et la puissance des cours d'eau dans des conditions périglaciaires). Cependant, l'érosion des pentes s'est déroulée plus lentement, et les cours d'eau n'ont pas pu s'éroder horizontalement de manière aussi significative. Cependant, dans les sédiments miocènes plus tendres et plus friables de la première zone, les rivières ont provoqué une érosion aussi bien horizontalement que verticalement. Il en résulte une large zone au relief relativement doux dans cette zone, au nord-ouest du village.
Hydrographie
Le territoire de la commune est traversé par les rivières du Cady et du Saint-Vincent.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[42]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[43]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[44] et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards[45]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[46],[47].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 841 mm, avec 5,6 jours de précipitations en janvier et 5,4 jours en juillet[42]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eus à 12 km à vol d'oiseau[48], est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 539,8 mm[49],[50]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,9 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[51],[52].
Un espace protégé est présent sur la commune: le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, créé en 2004 et d'une superficie de 139 062 ha, qui s'étend sur 66 communes du département. Ce territoire s'étage des fonds maraîchers et fruitiers des vallées de basse altitude aux plus hauts sommets des Pyrénées-Orientales en passant par les grands massifs de garrigue et de forêt méditerranéenne[53],[54].
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[56].
- le « massif du Canigou », d'une superficie de 11 746 ha, culmine à 2 784 mètres à l'extrémité orientale de la chaîne des Pyrénées. Il recèle de nombreuses espèces endémiques pyrénéennes dont certaines atteignent leur limite orientale et présente une gamme variée d'habitats naturels d'intérêt communautaire liés à l'étagement de la végétation[57] et au titre de la directive oiseaux[56]
- le « canigou-conques de La Preste », d'une superficie de 20 224 ha, abrite une avifaune de montagne riche et diversifiée, tant au niveau des rapaces que des passereaux et des galliformes. Elle est également fréquentée régulièrement par deux couples de gypaètes barbus et, en été, par un nombre important de vautours fauves en provenance du territoire espagnol[58].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[59] :
- les « Conques du Canigou » (281 ha)[60] ;
- le « Flanc nord du massif du Canigou » (3 540 ha), couvrant 5 communes du département[61],
- la « Haute vallée du Cady » (1 021 ha), couvrant 2 communes du département[62] ;
et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[59] :
- le « massif du Canigou » (19 263 ha), couvrant 15 communes du département[63] ;
- la « vallée du Conflent » (5 742 ha), couvrant 12 communes du département[64].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Vernet-les-Bains.
- Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Vernet-les-Bains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Prades, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,2 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), prairies (1,5 %)[65]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
La ligne d’autobus 521 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan.
Risques majeurs

Le territoire de la commune de Vernet-les-Bains est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[66],[67].
Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[68].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs[69].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et mouvements de terrains[70].
Risque particulier
La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[71].
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Vernet-les-Bains est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[72].
Toponymie
Histoire





Une église Saint-Saturnin apparaît pour la première fois dans les textes en 874[79], s'élevant sur la rive gauche du Cady (autour de l'actuel quartier Saint-Saturnin) et c'est probablement autour de cette église que se forme le premier village. Le château seigneurial, aujourd'hui disparu, est alors situé à Casteil (en catalan Castell de Vernet, le « château de Vernet ») et appartient en mains propres aux comtes de Conflent et de Cerdagne qui résidaient, non loin de là, en leur palais de Corneilla. Ces derniers fondent, entre 997 et l'an 1000[80], l'abbaye Saint-Martin du Canigou, qu'ils dotent de la seigneurie de Vernet en 1007[81]. L'abbé de Saint-Martin sera encore le seigneur de Vernet à la veille de la Révolution française.
Le château qui domine actuellement le village fut construit au XIXe siècle par les familles de Lacvivier et Delacroix autour des vestiges d'une tour, probablement érigée au XIIe siècle par l'abbaye pour protéger la population et stocker les récoltes et partiellement détruite en 1654 par les troupes françaises. En 1710, après une terrible inondation qui détruisit l'antique église Saint-Saturnin et une grande partie de l'ancien village, l'abbaye offre aux habitants les terres situées autour de l'ancien château et de sa chapelle Sainte-Marie del Puig, qui devient alors le siège de la paroisse[80].
Au XIXe siècle, Vernet devient une station thermale réputée en raison de ses sources. En 1834, Monsieur Morat, propriétaire des Bains, revend ces derniers à Messieurs de Lacvivier et Courderc, appelés les Commandants, qui vont construire le bel établissement plus tard appelé l'Hôtel Ibrahim Pacha, en l'honneur du séjour aux Bains de Vernet que le professeur Lallemand prescrit à son patient, le prince Ibrahim Pacha, fils du wali d'Égypte, en 1846 - le prince y défraiera la chronique sociale et mondaine et dotera Vernet d'une notoriété inédite. L’établissement passe de mains en mains jusqu’à l’arrivée du comte Henry de Burnay, riche banquier portugais d’origine belge, unique propriétaire en 1888 avec les 18 hectares, qui termine les travaux. Il équipe les Thermes de piscines, de cabines de baignoires, de salles de massages sec et sous l’eau, de salle d’humage et de pulvérisation, de bains de vapeur et de bains de siège, etc. En 1899, il fait construire le Grand Hôtel du Portugal, l’hôtel du Parc et bien d’autres édifices encore. Le , l’hebdomadaire anglais The World désigne Vernet comme étant le « Paradis des Pyrénées ». L'aiguat de 1940 (record d'Europe de précipitations en 24 heures) anéantit la plupart des installations thermales[82].
Pendant la période 1940-44, Vernet-les-Bains a été un point de transit pour de nombreuses personnes cherchant à passer de la France à l'Espagne pour échapper à l'oppression[83].
Un établissement thermal moderne a été créé à Vernet-les-Bains pendant et après les années 1960[84]. Aujourd'hui, cet établissement[85] accueille près de 3 000 curistes par an. De plus, le Casino a repris son activité et Vernet attire toujours de nouveaux habitants qui veulent profiter de la douceur de son climat et de la beauté de son paysage.
La Communauté de communes Canigou - Val Cady est dissoute le et intégrée à la Communauté de communes du Conflent à laquelle adhère donc Vernet-les-Bains.
Politique et administration

Tendances politiques et résultats
- ÉLECTION MUNICIPALE 2026[86]
Les enjeux du scrutin à Vernet-Les-Bains: Village département des Pyrénées-Orientales. Vernet-les-Bains compte 1 498 habitants. Le 1er tour des élections est fixé au .
Résultats du 1er tour :
| Liste conduite par | Voix | % inscrits | % exprimés | Sièges au conseil municipal | Sièges au conseil communautaire |
| M. Pierre SERRA | 578 | 41,61 | 61,03 | 12 | 2 |
| M. Henri GUITART | 369 | 26,57 | 38,97 | 3 | 1 |
| Nombre | % Inscrits | % Votants | |
| Inscrits | 1389 | ||
| Abstentions | 413 | 29,73 | |
| Votants | 976 | 70,27 | |
| Blancs ou nuls | 29 | 2,09 | 2,97 |
| Exprimés | 947 | 68,18 | 97,03 |
Liste des maires

Politique environnementale
- Ville fleurie : deux fleurs, attribuée par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France[91] au Concours des villes et villages fleuris.
Population et société
Démographie ancienne
La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Notes :
Démographie contemporaine
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[92]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[93].
En 2023, la commune comptait 1 498 habitants[Note 7], en évolution de +8 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Vernet-les-Bains dispose d'une école maternelle publique (52 élèves en 2013)[100] et d'une école élémentaire publique (78 élèves en 2013)[101].
Manifestations culturelles et festivités

- Début janvier: vœux du maire
- 1er week-end de mars: Calçotada
- Fin mars: Carnaval
- Mi avril: Sant Jordi
- : Ronde des Clochers[102].
- Mai: Fête de la Nature (écoles préparent dessins, œuvres, spectacle en plein air, bois du belvédère (l’an dernier insectes, cette année soleil...)
- Mai: Programmation culturelle à l’église Anglicane[103] concerts classiques, chants, conférences
- Pont de l’ascension: Festival Pascale Fayet[104]
- Mi juin le samedi soir: Spectacle danse de Vernet Jeunes[105] à la salle polyvalente
- 21-22-: Fête de la Saint-Jean
- Mi juin et mi septembre: Journées du patrimoine
- Samedi Mi juillet: Loto-Rifle
- Mois de juillet: Concours balcons et jardins fleuris
- : Fête d’artifice + bal (fête nationale française)
- Fin juillet: Grande fête du tarot
- Juillet-Aout: Animations estivales[106]
- Juillet-Août: Ciné rencontres[107] au casino[108]
- Juillet-Août: Soirée jeux en bois, apéritif
- 2e week-end d’août (samedi et dimanche): Trail du Canigou[109]
- De mai à septembre: Visite du vieux village[110], de l’arboretum[111] et le musée d’histoire naturelle[112]
- 1er vendredi octobre: Course des 100 miles[113]
- 2e dimanche octobre: Fête de la châtaigne[114] au parc du casino[108]
- 23-: Fête de Vernet (manèges, chocolat, repas samedi et rifle dimanche)
- 28 au : Fête patronale[115]
- 2e week-end de décembre: Téléthon
- Mois de décembre: Marché de Noël[116] fait par les enfants des écoles, spectacle des enfants la veille des vacances.
Santé
La commune dispose de quatre médecins généralistes, de deux médecins spécialistes, de plusieurs kinésithérapeuthes et infirmiers et d'une pharmacie.
Thermes

L'actuel établissement thermal fait partie de la chaîne de stations thermales de ValVital[117]. L'ensemble de l'établissement comprend en plus des thermes, un hôtel et une résidence d'une capacité totale de seize chambres et de soixante-dix studios, un restaurant et un espace bien-être (spa thermal). Les eaux sulfurées sodiques de Vernet-les-Bains sont utilisées pour les traitements des voies respiratoires et les affections rhumatismales. L'établissement est ouvert chaque année de la fin mars à mi-novembre.
Sports, loisirs et associations
Installations sportives :
- Stade Jacques Morer[118] avec installations de football (lignes et cibles) et de rugby (lignes, en-bût et poteaux).
- Mini terrain de basket de type "city" avec deux paniers.
- Espace aquatique[119]: Piscine couverte de 16 m × 8 m, Jacuzzi, Hammam, un petit bassin extérieur ludique de 12,5 m × 10 m et un bassin extérieur sportif de 25 m × 12,5 m, un pantagliss et une pataugeoire
- Salle polyvalente avec quatre terrains de badminton, un terrain de tennis homologué, un terrain de basket, un terrain de handball et une estrade qui peut être utilisée pour des représentations.
- Trois terrains de tennis en "green set" homologués dont un terrain neuf.
- Boulodrome[120]: deux terrains de jeu en surface mixte
- Centre équestre[121] avec plusieurs boxes couverts, un manège couvert et deux manèges extérieurs.

- Nombreux circuits randonnées, courses, VTT...
Clubs fédéraux :
- Badminton : L'Olympique Badminton Vernétois
- Tennis : Tennis Club Vernet-les-Bains
- Trail : Trail Vernet Aventure (TVA)
Associations sportives et loisirs :
- Football : Olympique Vernétois Football
- Natation : École De Natation (EDN), Canigou Subaquatique
- Plongée : Plongeurs associatifs Vernétois
- Gymnastique : Gym Val Cady
- Danse : Vernet jeunes
- Pétanque : Bouliste Vernetoise
- Yoga : Être et devenir
- Yoga : Yoga Rotja
- Horizon bien-être
- Pêche : AAPPMA
- Chasse : Association communale de chasse agréée
- Tarot : Tarot Club du Canigou
- Quad : Baroudeurs du Conflent
- Activités seniors : Club de l'amitié
- Activités jeunes : Club des jeunes
Associations culturelles :
- Couture et point de croix : Au fil du Cady
- Amicale laïque
- Anciens combattants : Souvenirs Français
- Littérature : Culture et bibliothèque pour tous
- Photographie : Destination Pyrénées
- Art et culture
- Peinture et Aquarelle : Aux mille et une couleurs
- Peinture, Aquarelle et Sculpture : l’Atelier
- Musique : Musique à Vernet
- Chorale : Chorale Alegria
- Théâtre, marionnettes : Compagnie imaginaire
- Aide enfants Amérique Latine : Chicos del sol
- Népal : Népal Ko Saathi
- Animations : Comité d’animation
- Géologie : Géologie fossiles et minéralogiques
Associations diverses :
- Don du sang : Amicale des donneurs des sang
- Téléthon : Vernéthon Téléthon
- Connaissances soins énergétiques
- Pompiers : Amicale des Sapeurs Pompiers
- Lutte contre la méthanisation : Association CENE
- École : Association des parents d'élèves
- Entretien des sentiers: Camivern
- Économie : Groupement économique inter-professionnel
- Nature : Jardinières et Jardiniers du Sud
- Nature : Village Arborétum
- Le droit des pères : L’amour parfait
- Ameublement : Loueur en meublés
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 813 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 1 482 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 180 €[I 5] (19 350 € dans le département[I 6]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 7] | 13,3 % | 16,5 % | 15,6 % |
| Département[I 8] | 10,3 % | 12,9 % | 13,3 % |
| France entière[I 9] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 676 personnes, parmi lesquelles on compte 65,6 % d'actifs (49,9 % ayant un emploi et 15,6 % de chômeurs) et 34,4 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Prades, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 10]. Elle compte 376 emplois en 2018, contre 344 en 2013 et 419 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 349, soit un indicateur de concentration d'emploi de 107,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 36,7 %[I 11].
Sur ces 349 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 183 travaillent dans la commune, soit 52 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 66,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,2 % les transports en commun, 17,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
Activités
Revenus de la population et fiscalité
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 072 €[I 14].
Emploi
L'employeur privé no 1 de Vernet-les-Bains est l'établissement thermal. 12 CDI, mais surtout une cinquantaine de CDD saisonniers travaillent dans l'établissement. Les contrats varient de quelques semaines jusqu'à 8 mois. Les autres emplois privés sont relatifs aux services touristiques: restauration, épicerie, boutiques, boulangeries, coiffure.
Le premier employeur de la commune est public, car il s'agit de la mairie, avec plus de 50 employés.
Entreprises et commerces
La commune de Vernet-les-Bains compte en 2018 une cinquantaine de commerces, entreprises et artisans locaux. En plus des commerces et services habituels (boulangerie, boucherie-charcuterie, tabac-presse, supermarché, décoration, prêt-à-porter, auto-école, magasin d'électroménager, antiquité et brocante), de nombreux autres corps de métier sont présents (électriciens, plombiers, menuisiers, chauffagistes, maçons, coiffeurs, banquiers, esthéticiennes, peintres, vitriers, paysagistes, chauffeurs de taxi, garagistes, traducteurs et interprètes, informaticiens)[122].
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques

- Le vieux village de Vernet-les-Bains se situe sur une colline au nord de l'agglomération actuelle, où il est dominé par l'ancien château, qui fut grandement remanié au XIXe siècle.
- L'église Saint-Marie du Puig, aujourd'hui église Saint-Saturnin, l'ancienne chapelle castrale, aujourd'hui église paroissiale, lui est accolée à l'ouest, est mentionnée en 1176[123], et est devenue église paroissiale en 1710, lorsque l'ancienne église Saint-Saturnin est rasée par une inondation[80].
- L'église Saint-Vincent de Campllong.
- Tout autour du château et de l'église se développe, sur les versants de l'éminence sur lequel les maisons sont établies à l'abri des futures manifestations intempestives de la rivière Cady, un réseau de ruelles. Certaines maisons présentent de belles façades restaurées.
Du château médiéval subsiste seule une tour rectangulaire à l'est, le reste de la construction datant des XIXe et XXe siècles.
- L'église anglicane Saint-George : en 1910, une souscription est lancée pour la construction d’une église anglicane sur un terrain cédé par le comte Henry de Burnay, propriétaire de l’établissement thermal. Parmi les donateurs, de grands hommes d’État Britanniques, tel Lord Edward Grey ministre des affaires étrangères, Lord Roberts, Field Marshal dans la guerre contre les Boers en Afrique du Sud, et l'écrivain Rudyard Kipling. L’édifice, à la croisée des styles anglo-normand (charpente apparente) et néo-médiéval (baies géminées, crénelage du beffroi) reflète la particularité de la commande, sur le plan du type de culte recherchant le dépouillement des décors, ainsi que sur le plan des tendances architecturales appréciées dans la haute société au tournant du siècle. En 1911, Lord Roberts a inauguré l’église Saint-Georges, en apposant une plaque en marbre rose visible près de la porte. Depuis , l'église est doté d'un carillon de 10 cloches qui sont sonnées à la mode anglaise ("change ringing"), cas unique en France.
Dans la continuité, en 1912 est entreprise la construction d’un monument unique en France dédié à la gloire de l'Entente cordiale franco-britannique, accord de paix entre les deux pays. Dressé devant la mairie, ce monument fut le théâtre de la célébration du centenaire de l’Entente en 2004, en présence de Denis MacShane ministre des Affaires européennes du Royaume-Uni[124].
- Ruelle dans le vieux village[125].
- Le château.
- La tour du château, face est.
- Monument à l'Entente Cordiale, le 14 juillet 2023.
Anciennes mines de fer
Le minerai de fer est exploité au Vernet depuis au moins l'époque médiévale, mais l'industrie minière a connu son apogée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[33]. (Voir aussi : Géologie.)
Des mines situées sur les pentes du Pic de la Pena, au-dessus de Vernet, étaient reliées par une "toile d'araignée de cables aériens, plans inclinés et chemin de fer miniers"[126]. Ce réseau était conçu pour transporter le minerai de fer jusqu'aux fourneaux dans la vallée de la Têt (en passant par des fours à griller à Vernet et une usine de grillage à Corneilla-de-Conflent).
Les activités minières se sont arrêtées complètement dans les années 50.
- Ancienne entrée de mine, située à 800 mètres au sud-ouest du village.
- Ancien mine de fer, sous le pic de la Pena.
- Anciens fours à griller.
- Ancien plan incliné automoteur. (Le minerai de fer a ensuite été transporté dans la vallée sur une ligne de chemin de fer spécialement construite à cet effet.)
Patrimoine environnemental

Le village est le point de départ de nombreux itinéraires de randonnée pédestre[127] en montagne, de difficultés variées, dont la célèbre Course du Canigou[128] se tenant chaque été.
Le village se prête particulièrement bien à la pratique du VTT. Douze circuits[129], répartis en quatre niveaux de difficulté, commencent depuis Vernet-les-Bains. Le plus petit fait 2,5 km, le plus long 40,5 km.
Vernet-les-Bains est le 1er village arboretum de France : plus de 2000 arbres de 320 espèces différentes sont répertoriés[130].
Personnalités liées à la commune
- Charles Émile Bitte, peintre français né à Paris en 1866, mort à Vernet en 1895.
- Cali (1968-) : chanteur ayant passé son enfance dans la commune.
- Pascal Comelade (1955-) : musicien ayant vécu à Vernet-les-Bains dans les années 1990[131].
- Dominique de Keuchel (1956-2004) : acteur mort à Vernet-les-Bains.
- Rudyard Kipling (1865-1936), écrivain britannique, séjourne à plusieurs reprises à Vernet-les-Bains entre 1910 et 1926. Le village, les Pyrénées environnantes et la culture locale lui inspirent plusieurs textes, dont le conte Pourquoi la neige tombe à Vernet (1911)[132]. Rudyard Kipling se compte « au nombre des loyaux sujets du Canigou » (« among the number of the loyal subjects of Canigou »)[133].
- André Malraux (1901-1976) : écrivain et homme politique, demeura à l'hôtel Alexandra route de Casteil en 1937.
- Ibrahim Pacha (1789-1848) : général et homme d'état égyptien, séjourne à Vernet-les-Bains en 1846[134].
- Jacint Verdaguer (1845-1902) : poète catalan et auteur de Canigó (1886). Le village de Vernet-les-Bains, avec le Canigó en arrière-plan, figure sur un billet de 500 pesetas dédié à Verdaguer et imprimé par l'État espagnol en 1971.
- Billet espagnol de 500 pesetas (1971) dédié à Jacint Verdaguer.
- Une vue contemporaine de Vernet-les-Bains et Canigó.
Héraldique
Culture populaire
Cinéma
Film tourné en partie à Vernet-les-Bains :
Littérature
Musique
- 2012 : Vernet-les-Bains : cinquième album de Cali en référence au village de son enfance.
Voir aussi
Bibliographie
- Henry Aragon, Vernet-les-Bains. Le Paradis des Pyrénées : Notice historique et archéologique, Perpignan, Impr. de l'Indépendant, , 120 p., In-16 (BNF 34133498)
- Semence, Em, Vernet-les-Bains, Perpignan, le Canigou, la Cerdagne, Paris, Hachette, , 48 p. (lire en ligne)
- Paul Thibaut, Vernet...fa temps : Els Banys, t. I, Prades, Terra Nostra, , 141 p.
- (en) Marc Calvet, Magali Delmas, Yanni Gunnell et Bernard Laumonier, Geology and Landscapes of the Eastern Pyrenees: A Field Guide with Excursions, Springer International Publishing (Kindle Edition), .
- C Puig, F Covato et D Maso, Vernet-les-Bains au cœur du Canigou, Mairie de Vernet-les-Bains, (ISBN 978-2-9528768-1-0)
- G. Guitard, B. Laumonier, A. Autran, Y. Bandet et G.M. Berger, Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Prades (1095), Orléans, BRGM Éditions, (lire en ligne [PDF]).
- B. Laumonier, M. Calvet, M. Wiazemsky, P. Barbey, C. Marignac, J. Lambert et J. Lenoble, Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Céret (1096), Orléans, BRGM Éditions, (lire en ligne [PDF]).
- B. Laumonier, M. Calvet, B. Le Bayon, P. Barbey et J. Lenoble, Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Prats-de-Mollo-la-Preste (1099), Orléans, BRGM Éditions, 2015a (lire en ligne [PDF]).
- B. Colas, A. Roullé, M. Terrier et E. Le Goff, Macrozonage sismique des Pyrénées-Orientales. Rapport final, BRGM, (lire en ligne [PDF]).
- B. Colas, A. Roullé, M. Terrier et E. Le Goff, Macrozonage sismique des Pyrénées-Orientales. Rapport final (Annexes), BRGM, (lire en ligne [PDF]).
- Gaétan Milesi, Analyse thermochronologique, géochimique et structurale du système hydrothermal de la faille de la Têt (Pyrénées, France), un nouvel outil d’exploration géothermique, Université de Montpellier (UM), FRA, (lire en ligne).
- Elisabeth Le Goff, Marc Calvet et Anne-Marie Moigne, Curiosités Géologiques des Pyrénées-Orientales, BRGM Éditions, (ISBN 978-2-7159-2660-8).
- Genna A., Carte géologique harmonisée du département des Pyrénées-Orientales. Notice technique, Rapport final, BRGM, (lire en ligne [PDF])
- Bernard Laumonier et Alexandre Laumonier, « Géologie et Art Roman : pierres romanes du Conflent (Pyrénées-Orientales) », dans Michel Martzluff, Roches ornées, roches dressées, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, , 574 p. (ISBN 978-2-914518-61-1, lire en ligne).
- Magali Delmas, Chronologie et impact géomorphologique des glaciations quaternaires dans l'est des Pyrénées, Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, (lire en ligne).
- (en) Milesi G., Monié P., Soliva R., Münch P., Valla P.G. et Brichau S., et al., « Deciphering the Cenozoic exhumation history of the eastern Pyrenees along a crustal-scale normal fault using low-temperature thermochronology », Tectonics, vol. 41, e2021TC007172, (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Site des Thermes de Vernet-les-Bains
- Site officiel de l'Office de Tourisme
- Site de la mairie de Vernet-les-Bains
- Fiche Station Verte de Vernet-les-Bains
- « Sources thermales de Vernet-les-Bains », Inventaire national du patrimoine naturel
- Site de l'Institut de l'Entente Cordiale
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


