Fille de Pierre de Lambilly, marquis de Baud-Kerveno, baron de Kergroix, vicomte du Broutay, et de Françoise de La Forest d'Armaillé, elle épouse, le 12 juin 1787 à Rennes, Jean Baptiste Mouësan de La Villirouët. Elle apporte en dot les seigneuries de Locminé, Moustoir-Ac et Remungol.
Sous la Révolution française, son mari est emprisonné à Lamballe entre 1793 et 1795, puis de nouveau arrêté par la police révolutionnaire et jugé à Paris devant une commission militaire en 1799, pour « désertion », à la suite de son émigration pendant la Révolution. De retour d'Angleterre, il encourt l'exécution. Lors de son procès, Victoire de Lambilly obtient du président du tribunal l'autorisation exceptionnelle d'assurer elle-même la défense de son époux, plaidant seule devant la commission, et réussit à obtenir son acquittement à l'unanimité.
À partir de 1800, radiée de la liste des émigrés par l'intermédiaire de Joseph Fouché, la famille de la comtesse séjourne à Nantouillet. La comtesse a l'occasion de rencontrer l'impératrice Joséphine le 17 mars 1810 et Napoléon le 1er juillet suivant.
Elle est considérée comme la première femme avocate de Bretagne et de France[1],[2].