Victor Burq

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Victor Burq
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Jean Antoine Victor Burq, né le à Rodez[1] et mort le au lieu-dit « l’Abbaye aux Bois » dans la commune de Bièvres[2],[3], est un médecin français connu pour ses travaux sur la métallothérapie et la métalloscopie.

En 1876, les médecins Jean-Martin Charcot, Jules Bernard Luys et Victor (Alphonse Amédée) Dumontpallier sont membres d'une commission nommée par Claude Bernard, alors président de la Société de Biologie, pour étudier les expériences de métallothérapie, méthode de traitement utilisant les métaux par voie interne ou externe dont Burq est l'inventeur[4]. Ils parlent de Burquisme à propos des méthodes promues par Burq[5].

Victor Burq vit durant l'âge d'or des travaux de recherche sur l'hystérie et l'hypnose, notamment conduits par Jean-Martin Charcot en France. Burq est mesmériste[6].

Après les découvertes et expériences faites au siècle précédent, notamment par Pierre-Nicolas Bertholon de Saint-Lazare sur les effets de l'électricité sur le corps humain, l'animal et les plantes ; les aimants et les métaux intriguent aussi le monde médical.

En 1876, il invite la Société de biologie parisienne (crée en 1848) à établir formellement la validité de son traitement dit de « métallothérapie » (qui sera ensuite renommé « métalloscopie ») contre l'hystérie[6].

Charcot lui-même participera à l'enquête qui sera alors conduite sur les travaux de Burq. Cette enquête sera menée avec deux autres neurologues français, alors très estimés : Amédée Dumontpallier et Jules Bernard Luys[7],[8].

Un siècle plus tard environ (en 1988), Anne Harrington de l'Université d'Oxford estime rétrospectivement que Burq « a servi de catalyseur majeur en suscitant l'intérêt du grand neurologue pour l'hypnose en premier lieu, et a été responsable par la suite de plusieurs de ses croyances clés sur le lien physiologique sous-jacent entre l'hypnose et l'hystérie »[6].
J.M Charcot s'est intéressé à la métallothérapie[9] et avec ses collègues il a cru avoir découvert un « transfert » métalloscopique[6]. Anne Harrington montre comment les premières recherches sur la métalloscopie, puis ce pseudo-transfert métalloscopique a ensuite permis le développement d'« une branche néo-mesmérique, et de plus en plus occulte, de la recherche sur l'hypnose au sein de la psychiatrie en France, qui jusqu'à présent, dans la littérature secondaire, est restée presque totalement ignorée »[6].

Décoration

Œuvres

Voir aussi

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