Victor Léon

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Nom de naissance Viktor Hirschfeld
Naissance
Szenitz
Décès (à 82 ans)
Vienne
Nationalité Drapeau de la Hongrie hongroise
Victor Léon
Description de cette image, également commentée ci-après
Victor Léon en 1894.
Nom de naissance Viktor Hirschfeld
Naissance
Szenitz
Décès (à 82 ans)
Vienne
Nationalité Drapeau de la Hongrie hongroise
Activité principale dramaturge
librettiste
Style
Lieux d'activité Vienne
Années d'activité 1878-1932
Collaborations Leo Stein
Heinz Reichert
Franz Lehár
Leo Fall
Formation Conservatoire de Vienne
Famille Leo Feld (frère)

Œuvres principales

Victor Léon est un dramaturge et librettiste austro-hongrois né le à Szenitz (aujourd'hui en Slovaquie), et mort le à Vienne. Auteur prolifique, il est surtout connu comme auteur, avec Leo Stein, de l'opérette de Franz Lehár La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe).

Fils du rabbin Jakob Heinrich Hirschfeld (1819-1902), Viktor Hirschfeld naît le à Szenitz, près de Presbourg. Il étudie la philosophie aux universités d'Augsbourg et de Vienne et au Conservatoire de Vienne. Il travaille par la suite comme journaliste. De 1877 à 1884, il écrit pour le magazine Die Hausfrau : Blätter für Haus und Wirthschaft[1]. Ami d'Hermann Bahr, il a des contacts réguliers avec le cercle littéraire du Café Griensteidl et commence à se faire connaître dans les cercles théâtraux comme dramaturge et librettiste sous le pseudonyme de Victor Léon, qu'il conservera jusqu'à sa mort.

En 1878, il fait ses débuts avec au Wiener Sulkowsky-Theater avec la comédie Falsche Fährte sans grand succès. Ses livrets d'opérettes, écrits seul ou en collaboration avec Heinrich von Waldberg et Franz Josef Brakl, lui permettent en revanche d'accéder à la notoriété au début des années 1880, collaborant avec des compositeurs avec des compositeurs tels que Albert Kauders, Rudolf Raimann et Alfred Zamara.

Il devient le fournisseur régulier des grands théâtres germaniques : le Theater in der Josefstadt en 1881, le Carltheater en 1882, le Theater an der Wien en 1883 mais aussi le Carl-Schultze-Theater de Hambourg et le Théâtre allemand de Pest. Il écrit ainsi le livret de Simplicius pour Johann Strauss II, une histoire se déroulant pendant la guerre de Trente Ans créée au Theater an der Wien le , mais qui n'obtient qu'un succès mitigé malgré deux remaniements.

Suivent une série de nouvelles créations avec des compositeurs tels que Alfred Grünfeld, Josef Hellmesberger II, Ignaz Brüll, Rudolf Dellinger et même Franz von Suppé pour sa dernière œuvre, Das Modell. Il réalise également des adaptations en allemand d'œuvres étrangères comme The Yeomen of the Guard de Gilbert et Sullivan et Erminie d'Edward Jakobowski.

En 1898, Léon obtient un succès durable avec la création au Theater an der Wien de l'opérette Der Opernball[2], sur une musique de Richard Heuberger. L'année suivante, Wiener Blut (Sang viennois en version française), une compilation d'œuvres antérieures de Johann Strauss réalisée par Adolf Müller Jr., marque les débuts de sa fructueuse collaboration avec Leo Stein qui culminera en 1905 avec La Veuve joyeuse, sur une musique de Franz Lehár.

Il écrit les livrets de plusieurs opérettes de Leo Fall dont Die geschiedene Frau de Leo Fall créé au Carltheater de Vienne le . Il travaille également sur des pièces et des livrets d'opérettes avec son jeune frère Leo, connu sous le nom de Leo Feld.

Tombe de Victor Léon au cimetière de Hietzing à Vienne.

En 1910, sa fille Lizzi, qui a épousé le directeur du Theater an der Wien, Hubert Marischka, lui suggère l'intrigue de Die gelbe Jacke, créée en 1923 sur une musique de Franz Lehárn avant d'être rebaptisée Das Land des Lächelns (Le Pays du sourire en version française) en 1929. Lizzi ne verra pas l'aboutissement du projet car elle meurt à l'âge de trente ans après avoir donné naissance à un fils en 1918. Léon dédie le livret de Die gelbe Jacke à sa mémoire.

Léon survit non seulement à sa fille, mais aussi à son jeune frère et à son collaborateur le plus célèbre, Leo Stein. Son dernier travail est le remaniement de Das Fürstenkind de Lehár, recréé en 1932 sous le nom de Der Fürst der Berge. En 1938, les biens de Léon sont confisqués après l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie. Il meurt de faim dans la clandestinité le à l'âge de 82 ans et est enterré au cimetière de Hietzing à Vienne.

Œuvres

Références

Liens externes

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