Victor Marchand (maire)

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Naissance
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Nationalité
Jean-Jacques Victor Marchand
Fonction
Maire de Dijon
-
Biographie
Naissance
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Sépulture
Nationalité
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Membre de
Distinction
Vue de la sépulture.

Victor Marchand est un militaire et homme politique français né le et mort le à Dijon.

Carrière militaire

Fils d'un pharmacien dijonnais, Victor Marchand entre à l'âge de vingt ans à l'École polytechnique. À sa sortie en 1842, il intègre l'École d'application d'artillerie et du génie de Metz, qui le prépare à sa carrière dans le génie militaire.

À sa sortie en 1846, sa compagnie est envoyée en Algérie, où il débute donc sa carrière[1]. Il y reste jusqu'en 1849, puis de 1851 à 1858. Il sert ensuite à Toulon, Verdun et Perpignan[2].

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il participe aux batailles de Forbach, de Gravelotte et Saint-Privat, au siège de Metz puis aux combats de Noisseville. Après sa captivité à Gießen, il rentra en France où il fut envoyé à Moulins près d'une année. En 1872, il se rend à Marseille où il travaille sur des projets de fortification de la ville[1].

En 1874, il revient à Dijon, mis à disposition du général Ducrot pour planifier les fortifications de Dijon. Dans son autobiographie, il indique avoir proposé lui-même l'emplacement des cinq forts dijonnais à Hauteville, Asnière, Varois, Sennecey et Beauregard. Il avait cependant prévu dans ses plans un sixième fort à Marsannay. Il participe ensuite entre autres aux travaux de fortification de Verdun.

Il retourne finalement en 1876 à Marseille où il est nommé colonel directeur du Génie. Cette direction comprenait les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, de l'Ardèche, du Gard et la Corse. À ce poste, il se consacre entre autres à des travaux de garnison à Nîmes et à la fortification de la Corse. Le , il perd sa première femme, Marie-Hélène Jolivet, une cousine épousée en 1850[2]. Il se remarie en 1878 à la jeune veuve d'un capitaine, Mme Sogny, de 22 ans sa cadette[1].

Retraite

Marchand est mis à la retraite fin 1880, puis retourne en à Dijon au domicile familial du 30, rue Verrerie. Il consacre la première année de sa retraite à la retouche et à la publication de son roman L'utopiste, écrit dès 1865, chez Plon et sous forme de feuilleton dans des journaux[2]. En 1883, sa femme décède de phtisie, laissant leur enfant âgé de trois ans et demi et les deux enfants de son premier mariage.

Carrière politique

Victor Marchand est élu conseiller municipal en 1884, puis conseiller général en et maire de Dijon, à la tête d'une liste de républicains radicaux, en novembre de la même année. Premier magistrat de la ville, il s'attache à améliorer les équipements urbains et le réseau d’égouts dans une ville en pleine croissance : sous son mandat, la construction de la ceinture de boulevards bute sur le château de Dijon, dont est décidé le déclassement et la destruction. Les gendarmes, qui y étaient installés, sont transférés au nord-est du centre-ville, dans un nouveau quartier en construction et dont les rues porteront les noms de villes de cette Alsace-Lorraine que la France a dû céder à l'Allemagne après la guerre de 1870 : rue de Metz (adresse de la nouvelle gendarmerie), de Mulhouse, de Colmar. De l'autre côté de l'actuel boulevard Thiers, la municipalité Marchand fait construire de nouveaux locaux pour le lycée de Dijon, rebaptisé quelques années plus tard lycée Carnot[3]. La décision de créer un service de tramway est également prise sous son mandat.

Marchand est un fourriériste assumé et reconnu comme tel : le Progrès de la Côte d'Or le moque ainsi comme un « phalanstérien, c’est-à-dire un utopiste ». Engagé dans de nombreux organismes concernant l’hygiène, la santé, l’épargne, l’assistance ou l'enseignement avant son mandat, Marchand déclare s'engager en tant que maire prioritairement pour « la classe la plus nombreuse et la moins heureuse ». En cinq années de mandat, la municipalité décide d'allouer un local de réunion aux syndicats, favorise les coopératives ; elle augmente les budgets de l'assistance, fonde une caisse de retraite pour les employés municipaux, crée une crèche (boulevard Voltaire) et soutient le développement de l'enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel, ainsi que les cours pour adultes[4].

Ce volontarisme reposant sur l'emprunt ainsi que le caractère rigide de Victor Marchand provoquent cependant des tensions et oppositions qui mèneront à sa démission en 1891. Il ne se représente pas aux élections anticipées et se consacre à ses activités littéraires au sein de l'académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon dont il est membre depuis 1884, jusqu’à sa mort, en 1909.

Distinctions et décorations

Dijon a donné le nom de rue du Colonel Victor Marchand à une rue adjacente à la rue Devosge.

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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