Victor Rose
graveur et illustrateur français (1843-1892)
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François Laurent Rose dit Victor Rose (1843-1892) est un graveur sur bois, lithographe, enseignant et illustrateur français, qui entre autres travailla pour l'édition d'ouvrages techniques.
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François Laurent Rose |
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Victor Rose |
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Biographie
Originaire de Gentilly, fils de Marie Bô (1812-1886) et de Joseph Rose (1812-1891)[1], tailleur, il prend le nom de « Victor Rose », et commence à signer des lithographies à partir de 1866, établi au 82 rue Saint-Lazare. Il présente au Salon de 1870 un dessin de vase d'après Carrier-Belleuse[2]. De retour au Salon en 1874, il présente cette fois une vue de l'usine Lombart (Paris) ; il demeure depuis la fin du Second Empire, au 49 rue de la Chaussée-d'Antin[3].
De fait, Rose va produire au cours des vingt-cinq années suivantes quantités d'images figurant des installations industrielles, et des machines. Il travaille pour de nombreux éditeurs d'ouvrages spécialisés dans l'imagerie industrielle. On compte aussi des illustrations destinées à des partitions musicales, et quelques portraits. Sa technique fait appel à la gravure sur bois et aussi à la lithographie[4].

En 1885, il est en relation avec Jean-Baptiste André Godin et visite le familistère de Guise[4].
Il collabore à de nombreux journaux illustrés comme Le Journal illustré (dès 1867)[5], Le Figaro, L'Illustration, le Journal d'agriculture pratique, Le Monde illustré, la Mode universelle, Le Gaulois, et le Journal des modes. Il fonde en 1876 le Bulletin de l'Industrie française[4], l'organe officiel de l'Association des inventeurs et artistes industriels, fondée en 1849 par le baron Taylor[6].
Membre depuis 1881 de la Société des ingénieurs civils de France[7], il est officier de l'Instruction publique à la suite de sa participation à l'exposition universelle de 1878, chevalier du mérite agricole, et professeur à l'Association polytechnique[8], ainsi qu'à la Chambre syndicale du papier[9].
Il meurt en mai 1892[10],[11] à Paris 9e ; son monument et buste funéraire sont une œuvre de Hector Guimard, visible au cimetière des Batignolles[9].
Principaux ouvrages illustrés
- Catalogue des machines à vapeur et machines agricoles de MM. Albaret & Cie, successeurs de N. Duvoir Rennes, Rennes et Paris, Oberthur et fils, 1868.
- Jules Turgan, Établissement Decauville Aîné à Petit-Bourg, Paris, Calmann Lévy, libraire-éditeur, 1878.
- J. Turgan, Les grandes usines : études industrielles en France et à l'étranger, vol. I-XV, Paris, Calmann Lévy, libraire-éditeur, 1877-1882.
- Ernest Bichat et René Blondlot, Introduction à l'étude de l'électricité statique, Paris, Gauthier-Villars, 1885.
- M. Hervier, Les appareils a vapeur : description, application, explication des lois et règlements, Paris, E. Bernard et Cie., 1886.
- Paul de Sède de Liéoux, Conférences sur l'histoire naturelle : à l'usage des candidats à la licence et des étudiants en médecine, Paris, G. Masson, éditeur / Libraire de l'Académie de médecine, 1887.
- Édouard Hospitalier, Les Compteurs d'énergie électrique, Paris, G. Masson, 1889.
- Louis Léouzon, Manuel de la porcherie, 6e édition, Paris, Librairie agricole de La Maison Rustique, [1897].
Galerie
- Le Grand Gymnase dirigé par Eugène Paz, lith., vers 1866.
- Chemin de fer à voie étroite Decauville dans des caves à Champagne, bois gravé, 1877.
- Ferme de Platé, lith., 1880.
- Hôtel du journal La France, rue Montmartre, bois gravé, 11 février 1884.
- Revue universelle des inventions nouvelles de Henri Farjas, page de titre dessinée par V. Rose, 1893.