Victor Rubbers
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Victor Rubbers, né à Liège le et mort à Uccle en , est un architecte belge, actif à Liège puis dans la région bruxelloise et à la côte belge.
Biographie
Parcours de vie
Victor Charles Armand Rubbers, né à Liège le 2 juin 1870, est le fils de Charles Rubbers, né à Liège en 1828, fabricant d’instruments de chirurgie, et d’Anne Marie Knorren, née à Aix-la-Chapelle en 1831 et morte à Liège en 1882.
Il épouse à Tilff le 8 septembre 1906[1] Aloysia Johana Osterrath, née à Tilff en 1885, morte en 1942, fille de Henri Jules Joseph Osterrath (Magdebourg, 1845 ; Tilff 1898), fabricant de verres peints, et de Jeanne Broekman (Nimègue 1849 ; Ans 1927). Les Ateliers Osterrath, à Tilff, sont l’un des plus grands représentants de la production de vitraux d’art religieux en Belgique[2].
Victor Rubbers meurt, veuf, à Uccle le 9 octobre 1955. Il est tertiaire de Saint-Dominique et habite alors à Etterbeek, au n° 16 de la rue Henri de Braekeleer. Il repose au cimetière de Plancenoit avec son épouse, son fils et sa belle-fille.
Leur fils Henri Rubbers, né à Liège en 1912, est ingénieur civil des mines, diplôme qu'il obtient avec grande distinction[3].
Parcours professionnel et réalisations principales
Après avoir obtenu son diplôme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, il bénéficie d’une bourse de voyage de 150 francs accordé par le règlement du Conseil communal de Liège le 5 juin 1893 pour avoir terminé avec succès ses études d’architecte[4].
Avec Victor Rogister et Clément Pirnay, il est l’élève de Paul Jaspar (1859 – 1945)[5].
Il est membre de la Société centrale d'architecture de Belgique (SCAB) ainsi que de l'Association des Architectes de Liège jusqu’à son décès.
Parmi ses réalisations importantes, citons notamment :
- comme œuvre remarquable de style éclectique l'atelier-maison[6] du peintre impressionniste Victor Gilsoul (1867 ; 1939), situé au 511-513 avenue Molière à Ixelles, datant de 1924,
- l'Hôtel Atlanta, situé boulevard Adolphe Max à Bruxelles, en collaboration avec Michel Polak, Jean Lejaer et Alfred Hoch,
- une maison de style Art Nouveau, située au n° 11 de la rue de Rotterdam à Liège[7],
- la maison Ernest Gérôme à la rue Goswin n° 39 à Liège, datant de 1914, de style moderniste[8]
- un ensemble de deux immeubles de rapport identiques, agencés en miroir, de style éclectique et de composition asymétrique pour la «SA La Foncière Industrielle Belge», en 1924 à la rue François Stroobant n° 40 et 42 à Ixelles[9],
- Citons aussi[10] :
- Digue de Roi-Chevalier n° 60 à Westende (Middelkerke), un cottage, reconstruit dans les années 1920 : une maison large de deux travées avec un sous-sol et deux étages sous un toit en ardoises varié, et une travée droite avec des baies vitrées superposées à trois côtés surmontées d'une loggia sous une flèche effilée.
- A l’avenue Henri Jaspar n° 152 à Westende[11] la chapelle Sainte-Thérèse, une petite église néo-romane orientée est-ouest, située dans un parc, reconstruite en 1930 pour remplacer une chapelle de 1912 située un peu plus loin, selon les plans de l'architecte Victor Rubbers. Cette chapelle fut, dans les années 1950, prolongée selon les plans de l'architecte H. Dinnewet.
- Implanté dans la partie nord de l’Hôpital Brugmann, un pavillon de style éclectique conçu en 1932 pour abriter la Fondation Yvonne Boël, créée l’année précédente pour soutenir les recherches sur le cancer[12],
- A l’avenue Sainte-Thérèse 2C à Rhode-Saint-Genèse, la villa de son fils Henri Rubbers, qui est une villa de style Art déco avec jardin clos, conçue par l'architecte A. De Smedt et enregistrée au cadastre en 1937, rénovée et agrandie en 1947 dans un style harmonieux par l'architecte Victor Rubbers.
Honneurs
Victor Rubbers est chevalier de l’Ordre de Léopold[13] et, par arrêté royal[14] du 10 septembre 1953, chevalier de l’Ordre de Léopold II.
Famille
Le grand-père paternel de Victor Rubbers se nomme Jean Chrétien Bernard Rubbers et fut fabricant d’instrument de chirurgie, puis négociant. Il est né en 1798 à Jever, aujourdhui en Frise, Basse-Saxe, en Allemagne, et à l’époque de sa naissance, très curieusement sous administration russe. Il est le fils de Jean Frederic Rubbers, maître cordonnier à Jever. C’est dans cette ville que ce dernier meurt en 1808 alors que son fils Jean Chrétien Bernard a dix ans.
Jean Chrétien Bernard, qui signe Johann Rubbers, vit à Heidelberg, à plus de 500 km de sa petite ville natale, et puis à Liège à partir de 1825. Il épouse en cette ville de Liège en 1826 Frédérique Marguerite Brust, née à Heidelberg. Il s'intègre à la petite communauté allemande de Liège[15]. Il meurt à Liège en 1883.
De ce mariage avec Marguerite Brust est issu Charles Rubbers, qui sera également, reprenant en cela les activités de son père, fabricant d’instruments de chirurgie et bandagiste, né à Liège en 1828, et qui épouse à Liège en 1862 Anne Marie Knorren, née à Aix-la-Chapelle en 1831 et morte à Liège en 1882.
Ces derniers sont les parents de l’architecte Victor Rubbers, né à Liège en 1870, mort à Uccle en 1955, qui a un fils unique, Henri Rubbers (Liège 1912 ; Uccle 1994), ingénieur, qui épousa Lucie Ransquin (Braine-l'Alleud 1913 ; Gembloux 2015) et en eut plusieurs enfants.
L’architecte Paul Rubbers né à Constantinople en 1900 et mort à Bruxelles en 1985 est le neveu à la mode de Bourgogne (le fils d'un cousin germain de son père) de Victor Rubbers[16].